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Plinio Corrêa de Oliveira
Révolution et Contre-Révolution

IntraText CT - Lecture du Texte

  • PREMIERE PARTIE - LA REVOLUTION
    • CHAPITRE VI La marche de la Révolution
      • 5. Réponse à quelques objections
        • B. Monarchies protestantes - Républiques catholiques
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B. Monarchies protestantes - Républiques catholiques

 

Une éventuelle objection à ces thèses pourrait revêtir cette formulation: si le mouvement républicain universel est vraiment le fruit de l'esprit protestant, comment expliquer que, dans le monde, il n'y ait actuellement qu'un seul roi catholique, alors que tant de pays protestants soient restés monarchiques?

 

L'explication est simple. Pour toutes sortes de raisons historiques, psychologiques, etc., l'Angleterre, les Pays-Bas et les nations nordiques ont beaucoup d'affinités avec la monarchie. La Révolution, en pénétrant chez elles, n'a pas réussi à éviter que le sentiment monarchique ne se "coagulât". C'est ainsi que la monarchie continue à survivre obstinément dans ces pays, bien que la Révolution y pénètre toujours plus profondément dans d'autres domaines. "Survivre"... oui, dans la mesuremourir à petit feu peut s'appeler survivre. Car la monarchie anglaise, réduite dans une très large mesure à un rôle d'apparat, et les autres monarchies protestantes, transformées pour ainsi dire en républiques dont la magistrature suprême serait inamovible et héréditaire, agonisent doucement et s'éteindront sans bruit si les choses poursuivent leur cours.

 

Sans contester que d'autres causes puissent contribuer à cette survie, il convient toutefois de faire ressortir le facteur - d'ailleurs très important - qui s'insère dans le propos de notre exposition: chez les nations latines, au contraire, l'amour d'une discipline externe et visible, d'un pouvoir public doté de force et de prestige est - pour de nombreuses raisons - bien moindre.

 

La Révolution n'a donc pas trouvé chez elles l'obstacle d'un sentiment monarchique aussi enraciné. Elle y détrôna facilement les rois. Mais elle n'a pas eu suffisamment de force jusqu'ici pour en arracher la religion.

 




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