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Scène 4
BÉATRIX
Ô beaux rêves évanouis!
Espérances tant caressées!
Vous ne reviendrez plus, ô riantes pensées!
Ô beaux rêves évanouis!
Espérances tant caressées!
Adieu! sous mes yeux éblouis
Vous ne reviendrez plus, ô riantes pensées!
Pourtant Dieu semblait le bénir
Cet amour qui faisait ma vie!
L'ivresse d'un instant m'est à jamais ravie,
Et mon cœur est navré d'un amer souvenir.
L'avenir s'annonçait comme une aube sereine
Et maintenant l'orgueil, la colère et la haine
Nous ont pour toujours désunis!
Ô beaux rêves évanouis!
Espérances tant caressées!
Vous ne reviendrez plus, ô riantes pensées!
Ô beaux rêves évanouis!
Espérances tant caressées!
Adieu! sous mes yeux éblouis
Vous ne reviendrez plus, ô riantes pensées!
Adieu! Adieu!
Vous ne reviendrez plus, vous ne reviendrez plus, ô riantes pensées!
C'est l'heure du sommeil!
Le sommeil! il me fuit!
La fièvre allume en moi ses flammes dévorantes,
Et fait trembler mes mains brûlantes!
Ah! verse ta fraicheur sur mon front, sombre nuit!
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