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Honoré de Balzac
Le chef-d'oeuvre inconnu

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1612-ecout | ecras-multi | myste-suffi | suiva-vulga

     Chap.
1 I| Vers la fin de l'année 1612, par une froide matinée 2 II| Paris, février 1832.~ 3 Ép| A UN LORD~1845~ 4 II| seul, elle m'aime. Ne m'a-t-elle pas souri à chaque coup 5 II| ses forces semblaient l'abandonner, et des larmes protestaient 6 I| éblouissante, l'heureuse abondance des maîtres italiens. Tu 7 I| amour pour l'art, ils ont abordé un homme de génie ou quelque 8 I| couleurs, sur la vérité absolue de la ligne; mais, à force 9 II| Le vieillard absorbé ne les écoutait pas, et 10 I| et qui trop souvent en abuse, emmenant la froide raison, 11 I| Accablé de misère et surpris en 12 II| A cet accent, à ce cri, sa maîtresse 13 I| car l'ombre n'est qu'un accident, retiens cela, petit. Puis 14 I| effets! mais ils sont les accidents de la vie et non la vie. 15 I| entrée de Charles-Quint, il accompagna son maître avec un vêtement 16 II| moment que mon oeuvre était accomplie; mais je me suis, certes, 17 II| ai-je étudié les effets de l'accouplement du jour et des objets. Et 18 I| Concentré sur une toile accrochée au chevalet, et qui n'était 19 II| empâtés, je suis parvenu à accrocher la véritable lumière et 20 II| virent çà et là des tableaux accrochés aux murs. Ils s'arrêtèrent 21 I| fraîche date, inquiet de l'accueil que le roi va lui faire. 22 I| et les lui montrant : - J'achète ton dessin, dit-il.~ 23 II| mourrez peut-être sans avoir achevé votre tableau.~ 24 I| fut bientôt exclusivement acquise à un tableau qui, par ce 25 I| le vieillard. Une pour m'acquitter du plaisir que j'ai eu ce 26 I| rougir de honte, car ce jeune adepte avait la fierté du pauvre. 27 II| présence de l'art, il les admira tant ils étaient naïfs et 28 I| Elle l'admirait, heureuse, charmée ! Elle 29 I| ne te blâme pas d'avoir admiré la sainte de Porbus. C'est 30 I| Poussin avait si franchement admirée, et qui belle encore, même 31 II| les poissons dans l'eau ? Admirez comme les contours se détachent 32 I| qui léger d'argent, qui adolescent de génie, n'a pas vivement 33 II| Ah ! qui ne voudrait l'adorer à genoux ? Les chairs palpitent. 34 II| se croyant en compagnie d'adroits larrons. Il jeta sur les 35 I| perspective et la dégradation aérienne est exactement observée. 36 I| mépris que ce vieil homme affectait d'exprimer pour les plus 37 I| son logis. Sur la réponse affirmative que lui fit une vieille 38 I| efforça de chasser une pensée affreuse qui s'élevait dans son coeur. 39 I| surtout ce je ne sais quoi qui affriande les artistes. Imaginez un 40 | afin 41 I| un homme valétudinaire, âgé de quarante ans environ, 42 I| semblant de vérité qui devait agir sur une jeune imagination. 43 I| personnage un démon qui agissait par ses mains en les prenant 44 I| troisième; ce n'est pas ainsi qu'agissent les victorieux lutteurs ! 45 I| petites années quand il s'agit de lutter avec la nature ? 46 I| humides, sa chair était agitée. Les tresses de ses cheveux 47 I| Elle respirait ! Quoique j'aie trouvé le moyen de réaliser 48 II| quoique les vieux peintres n'aient plus de ces scrupules si 49 I| fantaisies, cette fille aux ailes blanches y découvre des 50 I| caractère serviable des gens qui aiment les arts; mais il aperçut 51 I| ainsi à un autre, tu ne m'aimerais plus. Et, moi-même je me 52 I| Aimerais-tu mieux me voir copiant une 53 II| Ah ! tu m'aimes donc, répondit-elle en fondant 54 I| éclairés; c'est du bois, de l'airain, c'est tout ce que vous 55 I| 0 Mabuse, ô mon maître, ajouta ce singulier personnage, 56 II| qu'une enfant. - Allons, ajouta-t-elle en paraissant faire un violent 57 I| sa jupe ainsi, ses yeux s'alanguissent et se fondent avec cet air 58 I| Porbus alla chercher palette et pinceaux. 59 II| l'outremer que vous êtes allé chercher à Bruges était-il 60 I| précise des vieux maîtres allemands et l'ardeur éblouissante, 61 I| quelques reflets égarés allumaient dans cette ombre rousse 62 I| Poussin regardait alternativement le vieillard et Porbus avec 63 II| des couleurs confusément amassées et contenues par une multitude 64 I| bourgeois et même quelques amateurs, à travers mille routes 65 I| était là une magnifique ambition ! Mais qu'est-il arrivé ? 66 I| réseaux sous la transparence ambrée des tempes et de la poitrine. 67 II| saisit toute tremblante, et l'amenant devant le vieillard : - 68 I| une maîtresse, une de ces âmes nobles et généreuses qui 69 I| autre comme un présent d'amitié.~ 70 I| L'habitude du triomphe amoindrit le doute, et la pudeur est 71 I| exprimaient le prurit d'une amoureuse fantaisie. Tout en chargeant 72 I| torses de déesses antiques, amoureusement polis par les baisers des 73 I| maîtres du coloris, j'ai analysé et soulevé couche par couche 74 I| gorge, tout est faux. N'analysons rien, ce serait faire ton 75 I| place d'après les lois de l'anatomie ! Vous colorez ce linéament 76 I| jusqu'au moindre détail anatomique, car le corps humain ne 77 I| cette introuvable Vénus des anciens, si souvent cherchée, et 78 II| Qu'as-tu, mon ange ? lui demanda le peintre 79 II| le modèle de Raphaël, l'Angélique de l'Arioste, la Béatrix 80 I| aux noires profondeurs des angles de cette vaste pièce; mais 81 I| croire que ce beau corps soit animé par le tiède souffle de 82 I| Vers la fin de l'année 1612, par une froide matinée 83 II| cherchèrent le portrait annoncé, sans réussir à l'apercevoir.~ 84 I| corniche sculptée et cirée d'un antique dressoir chargé de vaisselles 85 I| et des torses de déesses antiques, amoureusement polis par 86 II| n'osa rien dire; mais l'anxiété peinte sur la physionomie 87 II| Apercevez-vous quelque chose ? demanda 88 II| Mais, tôt ou tard, il s'apercevra qu'il n'y a rien sur sa 89 I| second coup d'oeil on s'aperçoit qu'elle est collée au fond 90 II| En s'approchant, ils aperçurent dans un coin de la toile 91 I| aiment les arts; mais il aperçut quelque chose de diabolique 92 II| la lumière, en tombant d'aplomb sur la toile qu'il leur 93 II| progressive destruction. Ce pied apparaissait là comme un torse de quelque 94 I| portrait dont le modèle est apparu dans une vision sublime, 95 I| lui plus qu'un homme, lui apparut comme un génie fantasque 96 II| Lescault, une belle courtisane appelée la Belle Noiseuse, rendre 97 I| devant les yeux, et vous appelez cela de la peinture et de 98 I| une table chargée de mets appétissants, et par un bonheur inouï, 99 II| revint voir Frenhofer, et apprit qu'il était mort dans la 100 I| inquiète curiosité. Il s'approcha de celui-ci comme pour lui 101 II| En s'approchant, ils aperçurent dans un 102 I| sculpteurs peuvent plus approcher de la vérité que nous autres. 103 II| rondeur même de la nature. Approchez, vous verrez mieux ce travail. 104 I| noire atmosphère que s'est appropriée ce grand peintre. Le vieillard 105 I| encadrements de croisées, les arabesques émerveillèrent Poussin. 106 I| sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. Mettez cette 107 I| l'on parvient à forcer l'arcane de la nature. Votre main 108 I| initiés aux plus profonds arcanes de l'art peuvent seuls découvrir 109 I| unité de ton que voulait une ardente Egyptienne.~ 110 I| certains. A celui qui léger d'argent, qui adolescent de génie, 111 I| ombre rousse une paillette argentée au ventre d'une cuirasse 112 II| Raphaël, l'Angélique de l'Arioste, la Béatrix du Dante ? Non ! 113 I| dit-elle. Reste à la porte, armé de ta dague; si je crie, 114 I| Porbus lui tendait; il lui arracha des mains plutôt qu'il ne 115 II| autres yeux que les miens s'arrêtaient sur elle. La faire voir ! 116 I| pas, tout se raffermit, s'arrête et se détache; le corps 117 I| corps ! Aussi, n'ai-je pas arrêté les linéaments, j'ai répandu 118 II| accrochés aux murs. Ils s'arrêtèrent tout d'abord devant une 119 II| Nicolas Poussin étaient arrivés près du logis de Frenhofer. 120 I| du point extrême ici vous arrivez, on ferait peut-être d'excellente 121 II| idée de dessin et de moyens artificiels, et lui donner l'aspect 122 I| fantaisie pour tenter l'assaut du mystère.~ 123 II| Il était languissamment assis dans une vaste chaire de 124 I| toiles avant d'arriver. Assurément, une femme porte sa tête 125 I| figure par le milieu en s'attachant d'abord aux saillies les 126 I| recueillie dans sa passion, attachée à son bonheur, à sa souffrance, 127 I| la manière dont il avait attaqué le loquet.~ 128 I| trait, et vaudrait-il mieux attaquer une figure par le milieu 129 I| traits blancs, le jour n'atteignait pas jusqu'aux noires profondeurs 130 I| difficile qui ne se laisse point atteindre ainsi, il faut attendre 131 II| ainsi à deux conspirateurs attendant l'heure de frapper un tyran.~ 132 II| palpitent.Elle va se lever, attendez.~ 133 II| écria-t-il, vous ne vous attendiez pas à tant de perfection ! 134 I| atteindre ainsi, il faut attendre ses heures, l'épier, la 135 I| puissions y arriver. Je n'ai pas attendu votre avis et votre fantaisie 136 I| vieillard aux yeux blancs, attentif et stupide, devenu pour 137 I| prés de l'Adam de Mabuse, attestait le faire impérial d'un des 138 I| talents étalent suffisamment attestés par le respect que Porbus 139 I| la paierais dix écus d'or au-delà du prix que donne la reine; 140 II| il y a là sur la joue, au-dessous des yeux, une légère pénombre 141 I| quelques trace de sourcils au-dessus de leurs arcades saillantes. 142 I| ce que je te montre là, aucun maître ne pourrait te l' 143 I| malheur, passion pleine d'audace et de timidité, de croyances 144 II| je suis votre ami, dites, aurais-je donc gâté mon tableau ?~ 145 I| chemin pour arriver sous l'auréole que projetait la haute verrière 146 I| lourde chaîne d'or, et vous aurez une image imparfaite de 147 I| vieillard et s'inquiéta d'autant moins de lui que le néophyte 148 I| par un geste despotique. Autrement un sculpteur serait quitte 149 I| quelques-uns de ces entêtés auxquels on doit la conservation 150 I| Je n'ai pas attendu votre avis et votre fantaisie pour 151 | avons 152 II| Michel-Ange, du Titien, je baiserai la marque de ses pas dans 153 I| amoureusement polis par les baisers des siècles, jonchaient 154 II| colorait son visage, elle baissait les yeux, ses mains étaient 155 II| à gauche, de face, en se baissant et se levant tour à tour.~ 156 I| vieille femme occupée à balayer une salle basse, le jeune 157 I| voyez un de mes premiers barbouillages !~ 158 II| c'est une toile que j'ai barbouillée pour étudier une pose, ce 159 I| rougissant. Je suis inconnu, barbouilleur d'instinct, et arrivé depuis 160 II| maheustre ! bélître ! bardache ! Pourquoi donc es-tu monté 161 I| disposant à payer le passage du bateau. Ce chef-d'oeuvre, destiné 162 I| réprimer une forte envie de le battre.~ 163 II| Angélique de l'Arioste, la Béatrix du Dante ? Non ! nous n' 164 I| rencontrons à peine quelques beautés éparses ? Oh ! pour voir 165 II| rien, manant ! maheustre ! bélître ! bardache ! Pourquoi donc 166 I| voila comment cela se beurre, jeune homme ! venez, mes 167 I| monter l'escalier. A la bizarrerie de son costume, à la magnificence 168 II| une multitude de lignes bizarres qui forment une muraille 169 I| peinture devant toi. Je ne te blâme pas d'avoir admiré la sainte 170 II| peinte sur la physionomie blanche du vieillard était si cruelle, 171 I| fantaisies, cette fille aux ailes blanches y découvre des épopées, 172 I| touches et d'un petit glacis bleuâtre, on pouvait faire circuler 173 I| un nuage de demi-teintes blondes et chaudes qui fait que 174 I| Poussin, voyant sur la sombre boiserie de chêne un magnifique portrait 175 I| murs jusqu'au plafond. Des boîtes à couleurs, des bouteilles 176 I| Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant en 177 I| grands artistes pleins de bonhomie.~ 178 | Bonjour 179 I| le vieillard en ôtant son bonnet de velours noir pour exprimer 180 I| dents : - Voici des tons bons à jeter par la fenêtre avec 181 I| pas marqué sèchement les bords extérieurs de ma figure 182 I| vieillard allait au delà des bornes de la nature humaine. Ce 183 I| Rabelais ou de Socrate; une bouche rieuse et ridée, un menton 184 I| reprit-elle d'un petit air boudeur, je n'y consentirai plus 185 I| poësie. Si quelques fanfarons bouffis d'eux-mêmes croient trop 186 I| emmenant la froide raison, les bourgeois et même quelques amateurs, 187 I| tira de sa ceinture une bourse de peau, y fouilla, prit 188 I| Des boîtes à couleurs, des bouteilles d'huile et d'essence, des 189 I| n'y êtes pas encore, mes braves compagnons, il vous faudra 190 II| ravie et présentée par des brigands à quelque marchand d'esclaves. 191 I| éclat du ciel. Le soleil ne brillait pas toujours, tandis qu' 192 I| comme on comprend que la brise la soulève ! Auparavant 193 I| reine; mais aller sur ses brisées ?... Du Diable !~ 194 I| chez lui, semble vouloir briser la Forme. La Forme est, 195 I| quelques vieux rideaux de brocart d'or aux grands plis cassés, 196 I| Dans cet endroit, comme un bronze en fusion qui crève son 197 II| nuances indécises, espèce de brouillard sans forme; mais un pied 198 II| est-ce que vous n'avez pas su broyer notre nouveau blanc, votre 199 II| vous êtes allé chercher à Bruges était-il mauvais, est-ce 200 I| une jeune fille qui, au bruit de la porte, se dressa soudain 201 I| Va, jette mes pinceaux, brûle ces esquisses. Je me suis 202 II| dans la nuit, après avoir brûlé ses toiles.~ 203 II| Oui, j'aurai la force de brûler ma Belle Noiseuse à mon 204 I| comme le ton mélangé de brun-rouge et d'ocre calciné réchauffe 205 I| Ta sainte est une femme brune, mais ceci, mon pauvre Porbus, 206 I| muraille, rayaient d'un brusque sillon de lumière la corniche 207 I| manches avec un mouvement de brusquerie convulsive, passa son pouce 208 I| un jour, ayant vendu et bu le damas à fleurs avec lequel 209 II| désordre, où ils virent çà et là des tableaux accrochés 210 II| elle manquait de force pour cacher son bonheur.~ 211 I| silencieusement et sans cadre dans la noire atmosphère 212 I| de brun-rouge et d'ocre calciné réchauffe la grise froideur 213 I| le sang, qui engendre le calme ou la passion et qui cause 214 I| es digne de la leçon, et capable de comprendre, je vais te 215 II| n'ai donc ni talent, ni capacité, je ne suis plus qu'un homme 216 I| nature d'un artiste ou le caractère serviable des gens qui aiment 217 II| pâte, j'ai pu, à force de caresser le contour de ma figure, 218 I| beauté parfaite, et dont la carnation... Mais où est-elle vivante, 219 I| Apercevant alors la piètre casaque du Normand, il tira de sa 220 I| brocart d'or aux grands plis cassés, jetés là comme modèle. 221 I| rapidement qu'un organiste de cathédrale ne parcourt l'étendue de 222 I| malheur des temps, nous causerons peinture ! Nous sommes de 223 I| du Normand, il tira de sa ceinture une bourse de peau, y fouilla, 224 I| révolutions, était déjà devenu célèbre, et que visitaient quelques-uns 225 II| coeur un long regret, ta célébrité ne sera-t-elle pas le prix 226 | cent 227 II| Cependant je voudrais bien être certain...~ 228 I| sentiment dans l'oeuvre, une certaine expression de poësie. Si 229 I| vagues et de découragements certains. A celui qui léger d'argent, 230 II| manteau. Que tout à coup je cesse d'être père, amant et Dieu. 231 | ceux 232 I| Poussin se tenaient immobiles chacun d'un côté de la toile, plongés 233 I| du vieillard une lourde chaîne d'or, et vous aurez une 234 II| languissamment assis dans une vaste chaire de chêne sculpté, garnie 235 II| l'adorer à genoux ? Les chairs palpitent.Elle va se lever, 236 II| mauvaise, dans le vent, la chaleur ou quelque empâtement des 237 I| air entre ce bras et le champ du tableau; l'espace et 238 II| tableau pendant un moment et chancela~ 239 I| sent que si leur figure changeait de position, les places 240 I| saurait se retourner, ni changer de position. Je ne sens 241 I| l'émotion excitée par un chant qui rappelle la patrie au 242 II| pied nu qui sortait de ce chaos de couleurs, de tous, de 243 I| cirée d'un antique dressoir chargé de vaisselles curieuses, 244 I| amoureuse fantaisie. Tout en chargeant son pinceau de couleur, 245 I| couverts de simples papiers chargés d'esquisses au crayon. Il 246 I| s'habiller à l'entrée de Charles-Quint, il accompagna son maître 247 I| Elle l'admirait, heureuse, charmée ! Elle régnait, elle sentait 248 I| repentir, elle s'efforça de chasser une pensée affreuse qui 249 II| scrupuleux. Tenez, voilà le châssis, le chevalet, enfin voici 250 II| le voile sous lequel j'ai chastement couvert mon bonheur ? Mais 251 I| découvre des épopées, des châteaux, des oeuvres d'art. Nature 252 I| demi-teintes blondes et chaudes qui fait que l'on ne saurait 253 I| artistes. Imaginez un front chauve, bombé, proéminent, retombant 254 II| ne vaut-elle pas tous les chefs-d'oeuvre du monde ?~ 255 I| laissaient qu'un étroit chemin pour arriver sous l'auréole 256 I| descendirent de l'atelier et cheminèrent en devisant sur les arts, 257 I| des anciens, si souvent cherchée, et de qui nous rencontrons 258 II| pour de telles oeuvres, cherchèrent le portrait annoncé, sans 259 II| devant une femme et vous cherchez un tableau. Il y a tant 260 I| et même fière de faire ta chère volonté. Mais pour un autre ! 261 I| de ton âme à ton oeuvre chérie. Le flambeau de Prométhée 262 I| vermillon, ses ondées de chevelures rousses, et son tapage de 263 II| le corps, par la tête du Christ, vous êtes des jaloux qui 264 II| il va se perdre dans les cieux, dit Poussin.~ 265 I| la corniche sculptée et cirée d'un antique dressoir chargé 266 I| forcé d'aller trouver le ciseau de l'homme qui, sans te 267 I| les décevantes magies du clair-obscur. Dans cet endroit, comme 268 II| peintres un pâté de couleur claire.~ 269 I| parcourt l'étendue de son clavier à l'O Filii de Pâques.~ 270 II| a de vie qu'au fond des coeurs, et tout est perdu quand 271 I| magnétiques au fort de la colère ou de l'enthousiasme. Le 272 I| située sous une toiture en colombage, naïve et légère couverture 273 II| esclaves. Une pudique rougeur colorait son visage, elle baissait 274 I| alors de pâles fantômes colorés que vous nous promenez devant 275 I| lois de l'anatomie ! Vous colorez ce linéament avec un ton 276 II| courtisans que des mannequins coloriés. Ma peinture n'est pas une 277 I| fond les grands maîtres du coloris, j'ai analysé et soulevé 278 I| n'est qu'après de longs combats qu'on peut la contraindre 279 II| véritable lumière et à la combiner avec la blancheur luisante 280 I| réalité, que Nicolas Poussin commença dés ce moment à comprendre 281 I| nous, un truchement pour se communiquer des idées, des sensations, 282 I| êtes pas encore, mes braves compagnons, il vous faudra user bien 283 I| expression de joie quand il compara l'immensité de ses espérances 284 II| se mettre au jour ! Il la compare ! Bientôt il se tut à l' 285 II| y chercher un modèle et comparer mon tableau à diverses natures. 286 II| vieux peintre, et vous la comparerez à ma Catherine. Oui, j'y 287 I| de chose il faudrait pour compléter cette oeuvre. Sois tout 288 I| empereur, qui, voulant en faire compliment au protecteur du vieil ivrogne, 289 I| que nous autres. La nature comporte une suite de rondeurs qui 290 I| art est, comme la nature, composé d'une infinité d'éléments : 291 I| fenêtre avec celui qui les a composés, ils sont d'une crudité 292 II| montrant de ravissantes compositions suspendues aux murs, autour 293 I| voltige à présent et comme on comprend que la brise la soulève ! 294 II| attentivement mon travail, et tu comprendras mieux ce que je te disais 295 I| paraisse ce mot, vous en comprendrez quelque jour les raisons. 296 II| et personne n'en sortira. Comprends-tu ?~ 297 I| atelier de maître Porbus. Concentré sur une toile accrochée 298 I| unité qui simule une des conditions de la vie. Tu n'es vrai 299 II| l'amant assez vil pour conduire sa femme au déshonneur ? 300 I| laquelle tant de pouvoirs sont confiés, et qui trop souvent en 301 II| vois là que des couleurs confusément amassées et contenues par 302 I| vulgaire admire, et le vrai connaisseur sourit. 0 Mabuse, ô mon 303 I| triomphent instinctivement sans connaître ce thème de l'art. Vous 304 II| obéir en tout. Tu es ma conscience et ma gloire. Reviens au 305 II| à ma Catherine. Oui, j'y consens.~ 306 II| Mais, mon cher maître, s'il consent à vous la prêter, au moins 307 I| petit air boudeur, je n'y consentirai plus jamais, car, dans ces 308 I| entêtés auxquels on doit la conservation du feu sacré pendant les 309 I| bonheur, à sa souffrance, consolant le génie qui débordait dans 310 II| le geste du jeune peintre consolèrent Gillette qui lui pardonna 311 I| jonchaient les tablettes et les consoles. D'innombrables ébauches, 312 II| ressemblaient ainsi à deux conspirateurs attendant l'heure de frapper 313 I| Consultons le père Hardouin ? dit-elle.~ 314 I| plongés dans la plus véhémente contemplation.~ 315 II| elle vit son amant occupé à contempler de nouveau le portrait qu' 316 I| Cependant je ne suis pas encore content, j'ai des doutes. Peut-être 317 II| laissant échapper un sourire de contentement, la nature elle-même. Parfois, 318 I| vous autres ! vous vous contentez de la première apparence 319 I| le linéament a résisté et contenu les magnifiques débordements 320 II| confusément amassées et contenues par une multitude de lignes 321 I| au corps, elle exprime et continue une pensée qu'il faut saisir 322 I| longs combats qu'on peut la contraindre à se montrer sous son véritable 323 II| et comme par un travail contraire, en effaçant les saillies 324 I| par l'âge, mais qui par le contraste du blanc nacré dans lequel 325 I| dit-il avec une sorte de contrition; mais je suis donc un infâme.~ 326 I| Le voila en conversation avec son esprit, dit Porbus 327 I| surnaturel des yeux, les convulsions qui semblaient l'effet d' 328 I| L'inconnu copia lestement la Marie au trait.~ 329 I| Aimerais-tu mieux me voir copiant une autre femme ?~ 330 I| exprimer ! Tu n'es pas un vil copiste, mais un poëte ! s'écria 331 I| il manquera toujours une corde dans le coeur, je ne sais 332 II| de prendre le gland des cordons qui retiennent les rideaux, 333 I| brusque sillon de lumière la corniche sculptée et cirée d'un antique 334 II| donnerai des tableaux du Corrège, de Michel-Ange, du Titien, 335 I| A la bizarrerie de son costume, à la magnificence de son 336 I| plus obligés d'écrire à coté de vos figures, currus venustus 337 II| étaient pendantes à ses côtés, ses forces semblaient l' 338 I| près, ce travail semble cotonneux et paraît manquer de précision, 339 II| croirait apercevoir une femme couchée sur un lit de velours, sous 340 II| remarquer à Poussin les couches de couleurs que le vieux 341 I| Albrecht Dürer où tu l'avais coulée. Ailleurs, le linéament 342 II| fais un tableau pour la cour, tu n'y mets pas toute ton 343 I| sang se figeait au lieu de courir. Jeune homme, jeune homme, 344 II| lit de velours, sous des courtines. Près d'elle un trépied 345 I| en marche, comme quelque courtisan de fraîche date, inquiet 346 II| ton âme, tu ne vends aux courtisans que des mannequins coloriés. 347 II| curiosité, Porbus et Poussin coururent au milieu d'un vaste atelier 348 II| yeux sur lui, le vit, et courut dans ses bras.~ 349 I| jouant machinalement avec son couteau.~ 350 I| ressources. Les murs étaient couverts de simples papiers chargés 351 I| colombage, naïve et légère couverture des maisons du vieux Paris. 352 I| sanguine ou à la plume, couvraient les murs jusqu'au plafond. 353 I| faudra user bien des crayons, couvrir bien des toiles avant d' 354 I| figure de Porbus et sur le crâne d'ivoire de l'homme singulier. 355 I| sortir de prison où ses créanciers le retinrent si longtemps. 356 I| encore par ces pensées qui creusent également l'âme et le corps. 357 I| un bronze en fusion qui crève son trop faible moule, la 358 II| voler ! Moi je la vois ! cria-t-il, elle est merveilleusement 359 I| armé de ta dague; si je crie, entre et tue le peintre.~ 360 II| regards et aux stupides critiques des imbéciles ? Ah ! l'amour 361 I| fanfarons bouffis d'eux-mêmes croient trop tôt à l'avenir, ils 362 II| Frenhofer. Qui le verrait, croirait apercevoir une femme couchée 363 I| heurtoir, les encadrements de croisées, les arabesques émerveillèrent 364 I| élevait dans son coeur. Elle croyait aimer déjà moins le peintre 365 I| audace et de timidité, de croyances vagues et de découragements 366 II| intraduisible. Eh ! bien, croyez-vous que cet effet ne m'ait pas 367 I| composés, ils sont d'une crudité et d'une fausseté révoltantes, 368 II| chêne sculpté, garnie de cuir noir; et, sans quitter son 369 I| argentée au ventre d'une cuirasse de reître suspendue à la 370 I| faire place, et l'examina curieusement, espérant trouver en lui 371 I| dressoir chargé de vaisselles curieuses, où piquaient de points 372 I| écrire à coté de vos figures, currus venustus ou pulcher homo, 373 II| l'Arioste, la Béatrix du Dante ? Non ! nous n'en voyons 374 I| quelque courtisan de fraîche date, inquiet de l'accueil que 375 I| tête sur un corps fluet et débile, entourez-la d'une dentelle 376 I| consolant le génie qui débordait dans l'amour avant de s' 377 I| exprimez pas son trop-plein qui déborde, ce je ne sais quoi qui 378 I| contenu les magnifiques débordements de la palette vénitienne. 379 I| par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le 380 I| de la sécheresse, ni les décevantes magies du clair-obscur. 381 II| ma créature, mon épouse ? déchirer le voile sous lequel j'ai 382 II| éclairci mes doutes. Je me décide à voyager et vais aller 383 II| qui surgirait parmi les décombres d'une ville incendiée.~ 384 I| face, c'est une apparence découpée, une image qui ne saurait 385 I| fille aux ailes blanches y découvre des épopées, des châteaux, 386 I| arcanes de l'art peuvent seuls découvrir en quoi elle pèche. Mais 387 I| protecteur du vieil ivrogne, découvrit la supercherie. Frenhofer 388 II| Poussin, stupéfaits de ce dédain pour de telles oeuvres, 389 II| Ne le laissez pas se dédire, s'écria Porbus en frappant 390 I| fragments et des torses de déesses antiques, amoureusement 391 I| le vieux reître a su en défendre l'entrée. Ses trésors sont 392 I| richesse, ses manières, les déférences de Porbus pour lui, cette 393 I| fascination ne peut pas plus se définir qu'on ne peut traduire l' 394 I| bien en perspective et la dégradation aérienne est exactement 395 I| homme monta lentement les degrés, et s'arrêta de marche en 396 I| regarda. - Maintenant, allons déjeuner, dit-il. Venez tous deux 397 I| doute le peintre de Henri IV délaissé pour Rubens par Marie de 398 II| viens-je donc faire ici ? demanda-t-elle à son amant d'un son de 399 I| celui-ci comme pour lui demander le nom de leur hôte; mais 400 I| prépondérante sécurité de la démarche, le jeune homme devina dans 401 II| femme de grandeur naturelle, demi-nue, et pour laquelle ils furent 402 II| ma figure, noyé dans la demi-teinte., ôter jusqu'à l'idée de 403 I| il grommelait entre ses dents : - Voici des tons bons 404 I| vers la rue de la harpe, et dépassa sans s'en apercevoir la 405 II| temps pour vous épargner la dépense et les fatigues du voyage.~ 406 I| le disait lui-même avec dépit quand il n'était pas ivre.~ 407 I| être des peintres et avoir dérobé le secret de Dieu !... Prrr ! 408 I| et ne promettent rien par derrière. Il y a de la vérité ici, 409 I| Nicolas Poussin commença dés ce moment à comprendre le 410 I| chez votre maître. Vous ne descendez pas assez dans l'intimité 411 I| Tous trois, ils descendirent de l'atelier et cheminèrent 412 I| céleste ! Comme Orphée, je descendrais dans l'enfer de l'art pour 413 II| une habitude de peintre, déshabilla, pour ainsi dire, cette 414 II| exclamations : - Ah ! elle se déshabille, il lui dit de se mettre 415 II| pour conduire sa femme au déshonneur ? Quand tu fais un tableau 416 II| du bout de sa brosse, il désignait aux deux peintres un pâté 417 I| sublime, teint de lumière, désigné par une voix intérieure, 418 I| Si tu désires que je pose encore devant 419 II| de mon obéissance à tes désirs ? Entrons, ce sera vivre 420 I| interrompant Porbus par un geste despotique. Autrement un sculpteur 421 I| c'est en modelant qu'on dessine, c'est-à-dire qu'on détache 422 I| tout fait lorsque vous avez dessiné correctement une figure 423 I| figure n'est ni parfaitement dessinée, ni parfaitement peinte, 424 I| ce thème de l'art. Vous dessinez une femme, mais vous ne 425 I| nous sait gré de ce qui est dessous. Sache bien cela !~ 426 I| bateau. Ce chef-d'oeuvre, destiné à Marie de Médicis, fut 427 I| délicieux supplice de sa destinée de gloire et de malheur, 428 II| une lente et progressive destruction. Ce pied apparaissait là 429 II| Admirez comme les contours se détachent du fond ? Ne semble-t-il 430 II| certes, trompé dans quelques détails, et je ne serai tranquille 431 I| disait le vieillard sans se détourner, vois-tu comme au moyen 432 I| de persévérance dans ses détours et dans ses fuites. La beauté 433 I| lequel flottait la prunelle devaient parfois jeter des regards 434 I| nettoieraient pas et ne deviendraient pas lumineuses. J'ai évité 435 I| corps tourne, les formes deviennent saillantes, l'on sent l' 436 I| démarche, le jeune homme devina dans ce personnage ou le 437 II| cette jeune fille en en devinant les formes les plus secrètes. 438 II| se maudit lui-même. Il devint plus amant qu'artiste, et 439 I| atelier et cheminèrent en devisant sur les arts, jusqu'à une 440 I| chez le peintre auquel nous devons l'admirable portrait de 441 I| surabondance d'un génie dévorant. Amené à Paris par un gentilhomme 442 I| sur ses brisées ?... Du Diable !~ 443 I| aperçut quelque chose de diabolique dans cette figure, et surtout 444 I| son pouce dans la palette diaprée et chargée de tons que Porbus 445 I| quelques plaques de couleur les différences de tempérament, et rétablissant 446 I| pointe de la brosse dans les différents tas de couleurs dont il 447 I| est une chose sévère et difficile qui ne se laisse point atteindre 448 II| de la médecine, dans une digestion mauvaise, dans le vent, 449 I| pèche. Mais puisque tu es digne de la leçon, et capable 450 I| poignée de brosses de toutes dimensions, et sa barbe taillée en 451 I| demi-teintes et de glacis dont je diminuais de plus en plus la transparence, 452 II| comprendras mieux ce que je te disais sur la manière de traiter 453 I| donc ! Pon ! Pon ! Pon ! disait-il en réchauffant les parties 454 I| singulier personnage qui discourait si follement. Je vois que 455 I| moments-là, tes yeux ne me disent plus rien. Tu ne penses 456 II| réveille cette femme et qu'elle disparaisse.~ 457 II| ce travail. De loin, il disparaît. Tenez ? là il est, je crois, 458 I| défaut de vie, en faisant disparaître par quelques plaques de 459 II| environne. Où est l'art ? perdu, disparu ! Voilà les formes mêmes 460 I| une Marie égyptienne se disposant à payer le passage du bateau. 461 II| que vous ne pouvez plus le distinguer de l'air qui nous environne. 462 I| milieu où elles sont, la distribution du jour donne seule l'apparence 463 I| ce qui lui a permis de divaguer, ne l'imitez pas ! Travaillez ! 464 II| et comparer mon tableau à diverses natures. Peut-être ai-je 465 I| une seule fois, la nature divine, complète, l'idéal enfin, 466 I| vieillard tout ému. Non, non, je dois la perfectionner encore. 467 I| l'effet d'une résistance donnaient à cette idée un semblant 468 I| sur les lèvres de Gillette dorait ce grenier et rivalisait 469 II| puissiez passer la main sur ce dos ? Aussi, pendant sept années, 470 I| fondent avec cet air de douceur résignée, l'ombre palpitante 471 II| âme, l'âme dont je l'ai douée. Elle rougirait si d'autres 472 I| succombe à une joie ou à une douleur trop forte pour son âme.~ 473 II| Comment ! s'écria-t-il enfin douloureusement, montrer ma créature, mon 474 I| écoutant plus Porbus et ne doutant plus de rien.~ 475 I| senti peintre ! J'avais douté de moi jusqu'à présent, 476 I| recherches, il est arrivé à douter de l'objet même de ses recherches. 477 I| épaisse ! Regarde comme cette draperie voltige à présent et comme 478 I| robes de chair, de belles draperies de cheveux, mais ou est 479 I| au bruit de la porte, se dressa soudain par un mouvement 480 I| sculptée et cirée d'un antique dressoir chargé de vaisselles curieuses, 481 II| peinture en se mettant à droite, à gauche, de face, en se 482 I| Ce petit drôle est-il à vous ? demanda 483 I| sensation profonde qui a faire vibrer le coeur des 484 II| comme les poissons dans l'eau ? Admirez comme les contours 485 I| dit Porbus en le voyant ébahi devant un tableau, ne regardez 486 I| font un trait soigneusement ébarbé, je n'ai pas marqué sèchement 487 I| comme ce peintre souverain, ébauché ma figure dans un ton clair 488 I| consoles. D'innombrables ébauches, des études aux trois crayons, 489 I| maîtres allemands et l'ardeur éblouissante, l'heureuse abondance des 490 I| les passions de Mabuse; en échange, Mabuse lui a légué le secret 491 II| admiration devant ce fragment échappé à une incroyable, à une 492 II| là-haut, reprit-il en laissant échapper un sourire de contentement, 493 I| vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître Porbus. 494 I| richesses féminines et les éclairant par le feu d'une belle âme.~ 495 II| tranquille qu'après avoir éclairci mes doutes. Je me décide 496 I| abord aux saillies les plus éclairées, pour passer ensuite aux 497 I| où piquaient de points éclatants la trame grenue de quelques 498 I| couleur du Titien a fait éclater le maigre contour d'Albrecht 499 I| jetés là comme modèle. Des écorchés de plâtre, des fragments 500 I| pénétrerons, s'écria le Poussin n'écoutant plus Porbus et ne doutant


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