1612-ecout | ecras-multi | myste-suffi | suiva-vulga
Chap.
1501 II| empâtement des hypochondres; et, suivant les spiritualistes, dans
1502 I| vieil ivrogne, découvrit la supercherie. Frenhofer est un homme
1503 I| roi de l'art, sa grande supériorité vient du sens intime qui,
1504 II| peintre avait successivement superposées en croyant perfectionner
1505 I| commençant le délicieux supplice de sa destinée de gloire
1506 II| dernier soupir; mais lui faire supporter le regard d'un homme, d'
1507 I| richesses de coeur, et la surabondance d'un génie dévorant. Amené
1508 II| Vénus en marbre de Paros qui surgirait parmi les décombres d'une
1509 II| enflammé par une exaltation surnaturelle, dont les yeux pétillaient,
1510 I| mon pauvre maître s'y est surpassé; mais il manquait encore
1511 I| étoffe portée par Mabuse surprit l'empereur, qui, voulant
1512 I| d'une cuirasse de reître suspendue à la muraille, rayaient
1513 II| ravissantes compositions suspendues aux murs, autour d'eux.~
1514 I| poëte de savoir à fond la syntaxe et de ne pas faire de faute
1515 I| flotté indécis entre les deux systèmes, entre le dessin et la couleur,
1516 I| siècles, jonchaient les tablettes et les consoles. D'innombrables
1517 II| Après avoir eu l'énergie de taire sa souffrance, elle manquait
1518 I| dont la richesse et les talents étalent suffisamment attestés
1519 I| chevelures rousses, et son tapage de couleurs. Au moins, avez-vous
1520 I| brosse dans les différents tas de couleurs dont il parcourait
1521 I| dans une vision sublime, teint de lumière, désigné par
1522 I| figure offrait, en effet, une telle puissance de réalité, que
1523 II| stupéfaits de ce dédain pour de telles oeuvres, cherchèrent le
1524 I| le respect que Porbus lui témoignait, et par les merveilles entassées
1525 I| couleur les différences de tempérament, et rétablissant l'unité
1526 I| transparence ambrée des tempes et de la poitrine. Cette
1527 I| Porbus et Poussin se tenaient immobiles chacun d'un côté
1528 I| chargée de tons que Porbus lui tendait; il lui arracha des mains
1529 I| palette en ayant soin de tenir un côté plus sombre que
1530 I| exprimer pour les plus belles tentatives de l'art, sa richesse, ses
1531 II| exhale des parfums. Tu serais tenté de prendre le gland des
1532 I| et votre fantaisie pour tenter l'assaut du mystère.~
1533 I| Porbus pour lui, cette oeuvre tenue si longtemps secrète, oeuvre
1534 II| vif de la ligne qui paraît terminer le corps ? N'est-ce pas
1535 I| pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence par l'âge,
1536 II| toile, finit notre art sur terre.~
1537 II| sombre, et sa parole fut terrible. Cette attitude et surtout
1538 I| instinctivement sans connaître ce thème de l'art. Vous dessinez
1539 I| corps soit animé par le tiède souffle de la vie. Il me
1540 II| bien, l'oeuvre que je tiens là-haut sous mes verrous
1541 I| assit sur une escabelle, se tint la tête dans les mains et
1542 I| piètre casaque du Normand, il tira de sa ceinture une bourse
1543 I| Ecoute, dit-elle en tirant Poussin par la manche de
1544 II| Vieillard, reprit Poussin tiré de sa méditation par la
1545 II| joaillier qui ferme ses tiroirs en se croyant en compagnie
1546 I| chambre haute, située sous une toiture en colombage, naïve et légère
1547 I| Le vieillard tomba dans une rêverie profonde,
1548 I| verrière dont les rayons tombaient à plein sur la pâle figure
1549 II| regardèrent si la lumière, en tombant d'aplomb sur la toile qu'
1550 I| pas trop cette toile, vous tomberiez dans le désespoir.~
1551 I| les plus illustres sont tombés, et chez moi la blancheur
1552 II| apparaissait là comme un torse de quelque Vénus en marbre
1553 I| plâtre, des fragments et des torses de déesses antiques, amoureusement
1554 II| et mille scrupules lui torturèrent le coeur quand il vit l'
1555 I| parlant, l'étrange vieillard touchait à toutes les parties du
1556 I| coeur, je ne sais quelle touche de pinceau, un sentiment
1557 I| maison, vous pensez avoir touché le but, et, tout fiers de
1558 I| chevalet, et qui n'était encore touchée que de trois ou quatre traits
1559 I| ton tableau n'ont pas été touchés par la flamme céleste.~
1560 I| et se détache; le corps tourne, les formes deviennent saillantes,
1561 II| Les deux peintres se tournèrent spontanément vers Frenhofer,
1562 I| peine voyait-on quelques trace de sourcils au-dessus de
1563 I| peinte, et porte partout les traces de cette malheureuse indécision.
1564 I| se définir qu'on ne peut traduire l'émotion excitée par un
1565 II| répondit Frenhofer. Elle le trahira tôt ou tard. La mienne me
1566 II| disais sur la manière de traiter le modelé et les contours.
1567 I| piquaient de points éclatants la trame grenue de quelques vieux
1568 II| détails, et je ne serai tranquille qu'après avoir éclairci
1569 II| verte, avec la sérieuse tranquillité d'un joaillier qui ferme
1570 I| vieillard était devenu, par une transfiguration subite, l'Art lui-même,
1571 II| Pouvait-on jamais espérer de transiger avec cette passion bizarre ?~
1572 I| ans, jeune homme, que je travaille; mais que sont dix petites
1573 II| Rien, rien ! Et avoir travaillé dix ans !~
1574 I| étincelante de blancheur, et travaillée comme une truelle à poisson,
1575 I| divaguer, ne l'imitez pas ! Travaillez ! les peintres ne doivent
1576 II| rouge vif, et ses mains tremblaient. Porbus, étonné de la violence
1577 II| larmes, la saisit toute tremblante, et l'amenant devant le
1578 I| peindre avec cela ? Puis il trempait avec une vivacité fébrile
1579 I| peinture, mais une peinture trempée de lumière. Il travaillait
1580 II| courtines. Près d'elle un trépied d'or exhale des parfums.
1581 II| désespoir d'avoir sorti ce beau trésor de ce grenier, se maudit
1582 I| Porbus à Poussin en le voyant tressaillir et rougir de honte, car
1583 II| Frenhofer tressaillit. Gillette était là, dans
1584 I| chair était agitée. Les tresses de ses cheveux remuaient.
1585 I| là ! Beaucoup de peintres triomphent instinctivement sans connaître
1586 II| visage était profondément triste; et, quoique les vieux peintres
1587 I| de la seconde, ou de la troisième; ce n'est pas ainsi qu'agissent
1588 I| invaincus ne se laissent pas tromper à tous ces faux-fuyants,
1589 II| Nous nous trompons, voyez ?... reprit Porbus.~
1590 I| vous n'exprimez pas son trop-plein qui déborde, ce je ne sais
1591 I| tableau qui, par ce temps de trouble et de révolutions, était
1592 I| bonne femme n'est pas mal troussée, mais elle ne vit pas. Vous
1593 II| raisonnable ou fou ? Se trouvait-il subjugué par une fantaisie
1594 II| l'incomparable beauté se trouve sans imperfection aucune.
1595 I| respirait ! Quoique j'aie trouvé le moyen de réaliser sur
1596 I| la poser devant toi, tu trouveras un horrible cadavre sans
1597 I| Vous la trouvez bien ?~
1598 II| Mais avant que vous ne trouviez, même en Asie, une femme
1599 I| qu'elle est chez nous, un truchement pour se communiquer des
1600 I| et travaillée comme une truelle à poisson, jetez sur le
1601 I| Tudieu ! je suis donc chez le dieu
1602 I| dague; si je crie, entre et tue le peintre.~
1603 II| Tue-moi ! dit-elle. Je serais une
1604 II| voyager et vais aller en Turquie, en Grèce, en Asie pour
1605 II| attendant l'heure de frapper un tyran.~
1606 I| rondeurs qui s'enveloppent les unes dans les autres. Rigoureusement
1607 I| du vieux Paris. Près de l'unique et sombre fenêtre de cette
1608 I| soleil, ce divin peintre de l'univers. Oh ! nature ! nature !
1609 I| manche de son pourpoint usé, je t'ai dit, Nick, que
1610 I| compagnons, il vous faudra user bien des crayons, couvrir
1611 II| commençant à s'expliquer, mais vaguement, l'extase dans laquelle
1612 I| de timidité, de croyances vagues et de découragements certains.
1613 I| antique dressoir chargé de vaisselles curieuses, où piquaient
1614 I| porte, et dit à un homme valétudinaire, âgé de quarante ans environ,
1615 I| dessiner un seul trait, et vaudrait-il mieux attaquer une figure
1616 II| vieillard : - Tenez, dit-il, ne vaut-elle pas tous les chefs-d'oeuvre
1617 I| toile, plongés dans la plus véhémente contemplation.~
1618 I| sa rosée de pourpre les veines et les fibrilles qui s'entrelacent
1619 II| pas toute ton âme, tu ne vends aux courtisans que des mannequins
1620 I| débordements de la palette vénitienne. Ta figure n'est ni parfaitement
1621 I| une paillette argentée au ventre d'une cuirasse de reître
1622 I| coté de vos figures, currus venustus ou pulcher homo, comme les
1623 I| flamandes, saupoudrées de vermillon, ses ondées de chevelures
1624 I| Albrecht Dürer et Paul Véronèse. Certes c'était là une magnifique
1625 II| fini, dit Frenhofer. Qui le verrait, croirait apercevoir une
1626 II| nature. Approchez, vous verrez mieux ce travail. De loin,
1627 I| auréole que projetait la haute verrière dont les rayons tombaient
1628 II| je tiens là-haut sous mes verrous est une exception dans notre
1629 I| taillée en pointe, des yeux vert de mer ternis en apparence
1630 II| sa Catherine d'une serge verte, avec la sérieuse tranquillité
1631 II| et n'en peut sortir que vêtue. La poësie et les femmes
1632 I| Rubens avec ses montagnes de viandes flamandes, saupoudrées de
1633 I| profonde qui a dû faire vibrer le coeur des grands artistes
1634 I| pas ainsi qu'agissent les victorieux lutteurs ! Ces peintres
1635 I| affirmative que lui fit une vieille femme occupée à balayer
1636 II| créature, c'est une création. Vienne ton jeune homme, je lui
1637 I| nobles et généreuses qui viennent souffrir prés d'un grand
1638 II| Mais que viens-je donc faire ici ? demanda-t-elle
1639 I| art, sa grande supériorité vient du sens intime qui, chez
1640 I| soudain. Sa figure grave et vigoureuse perdit son expression de
1641 I| rendu les ombres les plus vigoureuses et jusqu'aux noirs les plus
1642 II| ajouta-t-elle en paraissant faire un violent effort, si notre amour périt,
1643 II| était en désordre, où ils virent çà et là des tableaux accrochés
1644 I| modèle est apparu dans une vision sublime, teint de lumière,
1645 I| déjà devenu célèbre, et que visitaient quelques-uns de ces entêtés
1646 I| procédés matériels de l'art. Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait
1647 I| Puis il trempait avec une vivacité fébrile la pointe de la
1648 II| En proie à une vive curiosité, Porbus et Poussin
1649 I| esquisses. Je me suis trompé. Ma vocation, c'est de t'aimer. Je ne
1650 I| du premier atelier qu'ils voient et où se révèlent quelques-uns
1651 II| mon épouse ? déchirer le voile sous lequel j'ai chastement
1652 II| elle est gâtée pour me la voler ! Moi je la vois ! cria-t-il,
1653 I| singulier personnage, tu es un voleur, tu as emporté la vie avec
1654 I| fière de faire ta chère volonté. Mais pour un autre ! fi
1655 I| Regarde comme cette draperie voltige à présent et comme on comprend
1656 II| respiration. Cependant je voudrais bien être certain...~
1657 II| sein, voyez ? Ah ! qui ne voudrait l'adorer à genoux ? Les
1658 I| c'est tout ce que vous voudrez, excepté de la chair dans
1659 I| rétablissant l'unité de ton que voulait une ardente Egyptienne.~
1660 I| surprit l'empereur, qui, voulant en faire compliment au protecteur
1661 II| vous êtes des jaloux qui voulez me faire croire qu'elle
1662 I| reprit Porbus, et si vous vouliez me laisser voir votre Belle-Noiseuse,
1663 I| intime qui, chez lui, semble vouloir briser la Forme. La Forme
1664 I| Un vitrage ouvert dans la voûte éclairait l'atelier de maître
1665 II| dépense et les fatigues du voyage.~
1666 II| mes doutes. Je me décide à voyager et vais aller en Turquie,
1667 I| et le pauvre gentilhomme voyait sa palette à peu près nue.
1668 I| plus de cils, et à peine voyait-on quelques trace de sourcils
1669 II| remporter sur celle d'une vraie jeune fille.~
1670 I| malheur, il est des effets vrais dans la nature qui ne sont
1671 I| vous lassez trop vite. Le vulgaire admire, et le vrai connaisseur
|