| Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText |
| Ioannes Paulus PP. II Reconciliatio et Paenitentia IntraText CT - Lecture du Texte |
|
|
|
Quelques convictions fondamentales 31. Les vérités susdites, rappelées avec force et clarté par le Synode et incluses dans les Propositions, peuvent se synthétiser dans les convictions de foi suivantes, auxquelles se rattachent toutes les autres affirmations de la doctrine catholique sur le sacrement de Pénitence. I. La première conviction est que, pour un chrétien, le sacrement de Pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême. Assurément, le Sauveur et son œuvre salvifique ne sont pas liés à quelque signe sacramentel au point de ne pouvoir, en n'importe quel moment et domaine de l'histoire du salut, agir en dehors et au-dessus des sacrements. Mais à l'école de la foi, nous apprenons que le même Sauveur a voulu et disposé que les humbles et précieux sacrements de la foi soient ordinairement les moyens efficaces par lesquels passe et agit sa puissance rédemptrice. Il serait donc insensé et pas seulement présomptueux de vouloir laisser arbitrairement de côté des instruments de grâce et de salut que le Seigneur a institués et, en l'occurrence, de prétendre recevoir le pardon sans recourir au sacrement institué par le Christ précisément en vue du pardon. Le renouveau des rites, effectué après le Concile, n'autorise aucune illusion ni aucune altération dans ce sens. Ce renouveau devait et doit servir, selon l'intention de l'Eglise, à susciter en chacun de nous un nouvel élan en vue du renouvellement de notre attitude intérieure, je veux dire en vue d'une compréhension plus profonde de la nature du sacrement de Pénitence, de sa réception plus imprégnée de foi, sans anxiété mais pleine de confiance, d'une fréquentation plus assidue du sacrement que l'on sait débordant de l'amour miséricordieux du Seigneur. II. La seconde conviction concerne la fonction du sacrement de Pénitence pour celui qui y recourt. Selon la conception la plus ancienne de la Tradition, ce sacrement est une sorte d'action judiciaire; mais celle-ci se déroule auprès d'un tribunal de miséricorde, plus que d'étroite et rigoureuse justice, ce tribunal n'étant donc comparable aux tribunaux humains que par analogie(178), en ce sens que le pécheur y dévoile ses péchés et sa situation de créature sujette au péché; et ce pécheur s'engage à renoncer au péché et à le combattre, il accepte la peine (pénitence sacramentelle) que le confesseur lui impose et il reçoit l'absolution de ses fautes. Mais, en réfléchissant sur la fonction de ce sacrement, la conscience de l'Eglise y voit, en plus du caractère judiciaire dans le sens déjà évoqué, un aspect thérapeutique ou médicinal. Et ceci se rattache au fait de la présentation du Christ comme médecin(179), fréquente dans l'Evangile, son œuvre rédemptrice étant d'ailleurs souvent appelée, depuis l'antiquité chrétienne, «remède de salut». «Je veux soigner et non accuser», disait saint Augustin en se référant à l'exercice de la pastorale pénitentielle(180), et c'est grâce au remède de la conversion que l'expérience du péché ne dégénère pas en désespoir(181). Le Rituel de la Pénitence fait allusion à cet aspect médicinal du sacrement(182), auquel l'homme contemporain est peut-être plus sensible, en voyant dans le péché ce qu'il comporte d'erreur et plus encore ce qu'il manifeste sur le plan de la faiblesse et de l'infirmité humaines. Tribunal de miséricorde ou lieu de guérison spirituelle, sous les deux aspects en même temps, le sacrement exige une connaissance de la vie intime du pécheur, pour pouvoir le juger et l'absoudre, pour le soigner et le guérir. C'est justement pour cela que le sacrement implique, de la part du pénitent, l'accusation sincère et complète des péchés, motivée non seulement par des fins ascétiques (celles de l'humilité et de la mortification), mais par la nature même du sacrement. III. La troisième conviction que je tiens à faire ressortir concerne les réalités ou les éléments qui composent le signe sacramentel du pardon et de la réconciliation. Quelques-unes de ces réalités sont des actes du pénitent, d'importance diverse, chacun étant toutefois indispensable ou bien à la validité, ou bien à l'intégrité, ou bien à la fécondité du signe. Une condition indispensable est, avant tout, la rectitude et la limpidité de la conscience du pénitent. On ne s'achemine pas vers une véritable pénitence tant qu'on ne se rend pas compte que le péché est contraire à la norme éthique inscrite au plus intime de l'être(183), tant qu'on n'avoue pas avoir fait l'expérience personnelle et coupable d'une telle opposition, tant qu'on ne dit pas seulement «c'est un péché», mais «j'ai péché», tant qu'on n'admet pas que le péché a introduit dans la conscience une rupture qui envahit tout l'être et le sépare de Dieu et du prochain. Le signe sacramentel de cette transparence de la conscience est l'acte traditionnellement appelé examen de conscience, acte qui doit toujours être, non point une introspection psychologique angoissée, mais la confrontation sincère et sereine avec la loi morale intérieure, avec les normes évangéliques proposées par l'Eglise, avec le Christ Jésus lui-même, notre Maître et notre modèle de vie, et avec le Père céleste, qui nous appelle au bien et à la perfection(184). Mais l'acte essentiel de la Pénitence, de la part du pénitent, est la contrition, à savoir un rejet net et ferme du péché commis, en même temps que la résolution de ne plus le commettre(185) à cause de l'amour que l'on a pour Dieu et qui renaît avec le repentir. Ainsi comprise, la contrition est donc le principe et l'âme de la conversion, de cette metánoia évangélique qui ramène l'homme à Dieu, à la manière du fils prodigue revenant vers son père, et qui a dans le sacrement de Pénitence son signe visible, où l'attrition trouve son accomplissement. C'est pourquoi, «de cette contrition du cœur dépend la vérité de la pénitence»(186). En renvoyant à tout ce que l'Eglise, inspirée par la Parole de Dieu, enseigne sur la contrition, je tiens à souligner ici un seul aspect de cette doctrine qu'il importe de mieux connaître et d'avoir présent à l'esprit. On considère souvent la conversion et la contrition sous l'aspect des exigences incontestables qu'elles comportent, et de la mortification qu'elles imposent en vue d'un changement radical de vie. Mais il est bon de rappeler et de souligner que contrition et conversion sont plus encore que cela: c'est s'approcher de la sainteté de Dieu, c'est retrouver sa propre vérité intérieure, troublée et même bouleversée par le péché, c'est se libérer au plus profond de soi-même, et par suite recouvrer la joie perdue, la joie d'être sauvé(187), que la majorité de nos contemporains ne sait plus apprécier. On comprend donc que, dès les débuts du christianisme, en lien avec les Apôtres et avec le Christ, l'Eglise ait inclus dans le signe sacramentel de la Pénitence l'accusation des fautes. Celle-ci paraît si importante que, depuis des siècles, le nom habituellement donné au sacrement a été et est toujours celui de confession. L'accusation des péchés est avant tout exigée par la nécessité que le pécheur soit connu par celui qui exerce le rôle de juge dans le sacrement, car il lui revient d'évaluer aussi bien la gravité des péchés que le repentir du pénitent. Et, exerçant également le rôle de médecin, il a besoin de connaître l'état du malade pour le soigner et le guérir. Mais la confession individuelle a aussi la valeur de signe: signe de la rencontre du pécheur avec la médiation de l'Eglise dans la personne du ministre; signe qu'il se reconnaît pécheur devant Dieu et devant l'Eglise, qu'il fait la clarté sur lui-même sous le regard de Dieu. L'accusation des péchés ne saurait donc être réduite à une tentative quelconque d'autolibération psychologique, même si elle répond à un besoin légitime et naturel de se confier à quelqu'un, besoin inscrit dans le cœur humain. L'accusation est un geste liturgique, solennel par son aspect quelque peu dramatique, humble et sobre dans la grandeur de sa signification. C'est vraiment le geste du fils prodigue, qui revient vers son Père et qui est accueilli par lui avec un baiser de paix; c'est un geste de loyauté et de courage; c'est un geste de remise de soi-même, au-delà du péché, à la miséricorde qui pardonne(188). On comprend alors pourquoi l'accusation des fautes doit être ordinairement individuelle et non collective, de même que le péché est un fait profondément personnel. Mais en même temps, cette accusation arrache d'une certaine façon le péché des secrètes profondeurs du cœur et donc du cercle de la pure individualité, en mettant aussi en relief son caractère social: en effet, par l'entremise du ministre de la Pénitence, c'est la Communauté ecclésiale, lésée par le péché, qui accueille de nouveau le pécheur repenti et pardonné. L'autre moment essentiel du sacrement de Pénitence est, cette fois, du ressort du confesseur juge et médecin, image du Dieu-Père qui accueille et pardonne celui qui revient: c'est l'absolution. Les paroles qui l'expriment et les gestes qui l'accompagnent dans l'ancien et dans le nouveau Rituel de la Pénitence revêtent une simplicité significative dans leur grandeur. La formule sacramentelle: «Je te pardonne ...», et l'imposition de la main suivie du signe de la croix tracé sur le pénitent, manifestent qu'en cet instant le pécheur contrit et converti entre en contact avec la puissance et la miséricorde de Dieu. C'est le moment où la Trinité, en réponse au pénitent, se rend présente à lui pour effacer son péché et lui redonner son innocence; et la force salvifique de la Passion, de la Mort et de la Résurrection de Jésus est communiquée au même pénitent, en tant que «miséricorde plus forte que la faute et que l'offense», comme j'ai eu l'occasion de le préciser dans l'encyclique Dives in misericordia. Dieu est toujours le principal offensé par le péché - «contre Toi seul, j'ai péché» - et Dieu seul peut pardonner. C'est pourquoi, l'absolution que le prêtre, ministre du pardon, tout en étant lui-même pécheur, accorde au pénitent, est le signe efficace de l'intervention du Père dans toute absolution et de cette «résurrection» de la «mort spirituelle» qui se renouvelle chaque fois qu'est donné le sacrement de Pénitence. Seule la foi peut assurer qu'en cet instant tout péché est remis et effacé par la mystérieuse intervention du Sauveur. La satisfaction est l'acte final qui couronne le signe sacramentel de la Pénitence. Dans certains pays, ce que le pénitent pardonné et absous accepte d'accomplir après avoir reçu l'absolution s'appelle précisément pénitence. Quel est le sens de cette satisfaction dont on s'acquitte, ou de cette pénitence que l'on accomplit? Ce n'est assurément pas le prix que l'on paye pour le péché absous et pour le pardon acquis: aucun prix humain n'est équivalent à ce qui est obtenu, fruit du sang très précieux du Christ. Les actes de la satisfaction - qui, tout en conservant un caractère de simplicité et d'humilité, devraient mieux exprimer tout ce qu'ils signifient - sont l'indice de choses importantes: ils sont le signe de l'engagement personnel que le chrétien a pris devant Dieu, dans le sacrement, de commencer une existence nouvelle (et c'est pourquoi ils ne devraient pas se réduire seulement à quelques formules à réciter, mais consister dans des œuvres de culte, de charité, de miséricorde, de réparation); ces actes de la satisfaction incluent l'idée que le pécheur pardonné est capable d'unir sa propre mortification corporelle et spirituelle, voulue ou au moins acceptée, à la Passion de Jésus qui lui a obtenu le pardon; ils rappellent que, même après l'absolution, il demeure dans le chrétien une zone d'ombre résultant des blessures du péché, de l'imperfection de l'amour qui imprègne le repentir, de l'affaiblissement des facultés spirituelles dans lesquelles agit encore ce foyer d'infection qu'est le péché, qu'il faut toujours combattre par la mortification et la pénitence. Telle est la signification de la satisfaction humble mais sincère(189). IV. Il reste à faire une brève allusion aux autres convictions importantes relatives au sacrement de Pénitence. Avant tout, il importe de redire que rien n'est plus personnel et intime que ce sacrement, dans lequel le pécheur se trouve seul face à Dieu avec sa faute, son repentir et sa confiance. Personne ne peut se repentir à sa place ou demander pardon en son nom. Il y a une certaine solitude du pécheur dans sa faute, que l'on peut voir comme dramatiquement figurée par Caïn avec son péché «tapi à sa porte», selon l'expression si suggestive du Livre de la Genèse, et avec le signe particulier gravé sur son front(190); figurée également par David, réprimandé par le prophète Nathan(191); ou encore par le fils prodigue, lorsqu'il prend conscience de la situation où il s'est mis en s'éloignant de son père, et qu'il décide de revenir vers lui(192): tout se déroule seulement entre l'homme et Dieu. Mais, en même temps, on ne peut nier la dimension sociale de ce sacrement, dans lequel l'Eglise entière, qu'elle soit militante, souffrante ou dans la gloire du Ciel, vient au secours du pénitent et l'accueille de nouveau en son sein, d'autant plus que toute l'Eglise était offensée et blessée par son péché. Le prêtre, ministre de la Pénitence, apparaît, en vertu de la charge sacrée qui lui est propre, comme témoin et représentant de ce caractère ecclésial. Ce sont ces deux aspects complémentaires du sacrement, individuel et ecclésial, que la réforme progressive du rite de la Pénitence, spécialement l'Ordo Paenitentiae promulgué par Paul VI, a cherché à mettre en relief et à rendre plus significatifs dans la célébration. V. Il importe de souligner ensuite que le fruit le plus précieux du pardon obtenu dans le sacrement de Pénitence consiste dans la réconciliation avec Dieu: celle-ci se produit dans le secret du cœur du fils prodigue et retrouvé qu'est chaque pénitent. Il faut évidemment ajouter que cette réconciliation avec Dieu a pour ainsi dire comme conséquences d'autres réconciliations, qui portent remède à autant de ruptures causées par le péché: le pénitent pardonné se réconcilie avec lui-même dans les profondeurs de son être, où il retrouve sa vérité intérieure; il se réconcilie avec ses frères, agressés et lésés par lui en quelque sorte; il se réconcilie avec l'Eglise; il se réconcilie avec toute la création. La prise de conscience de tout cela fait naître chez le pénitent, au terme de la célébration, un sentiment de gratitude envers Dieu pour le don de la miséricorde qu'il a reçue. C'est à cette action de grâce que l'Eglise l'invite. Tout confessionnal est un lieu privilégié et béni d'où, une fois les divisions effacées, naît un homme réconcilié, nouveau et sans tache, un monde réconcilié! VI. Enfin, une dernière considération me tient à cœur. Elle nous concerne tous, nous prêtres, qui sommes ministres du sacrement de Pénitence, mais qui sommes aussi - et qui devons être - ses bénéficiaires. La vie spirituelle et pastorale du prêtre, comme celle de ses frères laïcs et religieux, dépend, pour sa qualité et sa ferveur, de la pratique personnelle, assidue et consciencieuse, du sacrement de Pénitence(193). La célébration de l'Eucharistie et le ministère des autres sacrements, le zèle pastoral, les relations avec les fidèles, la communion avec ses frères prêtres, la collaboration avec l'évêque, la vie de prière, en un mot toute la vie sacerdotale subit un déclin inévitable si lui-même, par négligence ou pour tout autre motif, ne recourt pas, de façon régulière et avec une foi et une piété authentiques, au sacrement de Pénitence. Chez un prêtre qui ne se confesserait plus ou se confesserait mal, son être sacerdotal et son action sacerdotale s'en ressentiraient vite, et la communauté elle-même dont il est le pasteur ne manquerait pas de s'en rendre compte. Mais j'ajoute aussi que, même pour être un bon ministre, un ministre efficace de la Pénitence, le prêtre a besoin de recourir à la source de grâce et de sainteté présente dans ce sacrement. Nous, prêtres, à partir de notre expérience personnelle, nous pouvons dire en vérité que, dans la mesure où nous veillons à recourir au sacrement de Pénitence et à nous en approcher fréquemment et dans de bonnes dispositions, nous remplissons mieux notre propre ministère de confesseurs et en assurons le bénéfice aux pénitents. Par contre, ce ministère perdrait beaucoup de son efficacité si de quelque manière nous négligions d'être de bons pénitents. Telle est la logique interne de ce grand sacrement. Ce sacrement nous invite tous, nous, prêtres du Christ, à prêter une attention renouvelée à notre confession personnelle. A son tour, cette expérience personnelle devient et doit devenir aujourd'hui un stimulant pour l'exercice diligent, régulier, patient et fervent du ministère sacré de la Pénitence, auquel nous sommes obligés en vertu de notre sacerdoce, de notre vocation qui fait de nous des pasteurs et des serviteurs de nos frères. Aussi, par la présente exhortation, j'adresse un appel insistant à tous les prêtres du monde, spécialement à mes frères dans l'épiscopat et aux curés, pour qu'ils favorisent de toutes leurs forces la fréquentation de ce sacrement par les fidèles, pour qu'ils mettent en œuvre tous les moyens possibles et adéquats et qu'ils essayent tous les chemins susceptibles de faire parvenir au plus grand nombre de nos frères la grâce qui nous a été donnée par la Pénitence en vue de la réconciliation de chaque personne et du monde entier avec Dieu dans le Christ.
|
178 Le Concile de Trente emploie l'expression atténuée «ad instar actus iudicialis» (Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. 6: Conciliorum Œcumenicorum Decreta, éd. cit., 707 [DS 1685]), pour souligner la différence avec les tribunaux humains. Le nouveau Rituel de la Pénitence fait allusion à cette fonction aux numéros 6 b et 10 a. 179 Cf. Lc 5, 31-32: «Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades», avec la conclusion: «... je ... suis venu appeler ... les pécheurs à la conversion»; Lc 9, 2: «Il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons». L'image du Christ médecin prend des aspects nouveaux et impressionnants si nous la comparons avec la figure du «Serviteur de Yahvé» dont le Livre d'Isaie disait, en prophétisant, que «ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé» et que «dans ses blessures nous trouvons la guérison» (Is 53, 4-5). 180 S. AUGUSTIN, Sermo 82, 8: PL 3E, 511. 181 Cf. AUGUSTIN, Sermo 352, 3, 8-9: PL 39, 1558-1559. 182 Cf. Ordo Paenitentiae, n. 6c. 183 Déjà les païens - comme Sophocle (Antigone, vv. 450460) et Aristote (Rhétor., livre I, chap. 15, 1375a-b) - reconnaissaient l'existence de normes morales «divines» existant «depuis toujours», profondément inscrites au cœur de l'homme. 184 Sur ce rôle de la conscience, voir ce que j'ai dit au cours de l'audience générale du 14 mars 1984, n. 3: Insegnamenti VII, 1 (1984), 683. 185 Cf. CONC. ŒCUM. DE TRENTE, Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. IV, De contritione: Conciliorum Œcumenicorum Decreta, éd. cit., 705 (DS 1676-1677). On sait que pour s'approcher du sacrement de Pénitence, il suffit d'avoir l'attrition, c'est-à-dire un repentir imparfait, suscité plus par la crainte que par l'amour; mais dans le cadre du sacrement, sous l'action de la grâce qu'il recoit, le pénitent «ex attrito fit contritus», et donc la Pénitence agit véritablement en celui qui est bien disposé à la conversion dans l'amour; cf. CONC. ŒCUM. DE TRENTE, ibidem, éd. cit., 705 (DS 1678). 186 Ordo Paenitentiae, n. 6c. 187 Cf. Ps 51 [50], 14 188 J'ai eu l'occasion de parler de ces aspects de la pénitence, qui sont tous fondamentaux, au cours des audiences générales des 189 mai 1982: Insegnamenti V, 2 (1982), 1758 ss.; 28 février 1979: Insegnamenti II (1979), 475-478; 21 mars 1984: Insegnamenti VII, 1 (1984), 720-722. Il faut rappeler par ailleurs les normes du Code de Droit canonique concernant le lieu de l'administration du sacrement et les confessionnaux (can. 964, §§ 2-3). 189 J'ai traité succinctement ce thème au cours de l'audience générale du 7 mars 1984: Insegnamenti VII, 1 (1984), 631-633. 190 Cf. Gn 4, 7. 15. 191 Cf. 2 S 12. 192 Cf. Lc 15, 17-21. 193 Cf. CONC ŒCUM. VAT. II, Décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum orainis, n. 18. |
Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText |
Best viewed with any browser at 800x600 or 768x1024 on Tablet PC IntraText® (V89) - Some rights reserved by EuloTech SRL - 1996-2007. Content in this page is licensed under a Creative Commons License |