1.
On connaît le vif intérêt que l'Eglise a toujours
exprimé pour le monde de souffrance. En cela, elle n'a d'ailleurs que
suivi l'exemple très éloquent de son Fondateur et Maître.
dans la Lettre Apostolique Salvifici doloris du 11 février 1984, j'ai
relevé que dans son activité messianique au sein d'Israël,
le Christ s'est sans cesse approché du monde de la souffrance humaine.
Il est passé en "faisant le bien" et son action le portait en
premier lieu vers ceux qui souffraient et ceux qui attendaient de l'aide (n.
16).
En effet, l'Eglise, au cours des
siècles, a fortement ressenti le service envers les malades et les
souffrants comme partie intégrale de sa mission, et non seulement elle a
encouragé parmi les chrétiens la floraison des diverses
œuvres de miséricorde, mais elle a également fait surgir de
nombreuses institutions religieuses dans la finalité spécifique de
promouvoir, organiser, perfectionner et élargir l'assistance aux
malades. De leur côté les missionnaires ont, dans l'œuvre de
l'évangélisation, associé constamment la
prédication de la Bonne Nouvelle à l'assistance et au soin des
malades.
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