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Deuxième cercle: les croyants en Dieu
111 - Puis, autour de nous nous voyons se dessiner un
autre cercle immense, lui aussi, mais moins éloigné de nous : c'est avant tout
celui des hommes qui adorent le Dieu unique et souverain, celui que nous
adorons nous aussi ; Nous faisons allusion aux fils, dignes de Notre affectueux
respect, du peuple hébreu, fidèles à la religion que Nous nommons de l'Ancien
Testament ; puis aux adorateurs de Dieu selon la conception de la religion
monothéiste - musulmane en particulier - qui méritent admiration pour ce qu'il
y a de vrai et de bon dans leur culte de Dieu ; et puis encore aux fidèles des
grandes religions afro-asiatiques. Nous ne pouvons évidemment partager ces
différentes expressions religieuses, ni ne pouvons demeurer indifférent, comme
si elles s'équivalaient toutes, chacune à sa manière, et comme si elles
dispensaient leurs fidèles de chercher si Dieu lui-même n'a pas révélé la forme
exempte d'erreur, parfaite et définitive, sous laquelle il veut être connu,
aimé et servi ; au contraire, par devoir de loyauté, nous devons manifester
notre conviction que la vraie religion est unique et que c'est la religion
chrétienne, et nourrir l'espoir de la voir reconnue comme telle par tous ceux
qui cherchent et adorent Dieu.
112 - Mais nous ne voulons pas refuser de reconnaître avec
respect les valeurs spirituelles et morales des différentes confessions
religieuses non chrétiennes ; nous voulons avec elles promouvoir et défendre
les idéaux que nous pouvons avoir en commun dans le domaine de la liberté
religieuse, de la fraternité humaine, de la sainte culture, de la bienfaisance
sociale et de l'ordre civil. Au sujet de ces idéaux communs, un dialogue de
notre part est possible et nous ne manquerons pas de l'offrir là où, dans un
respect réciproque et loyal, il sera accepté avec bienveillance.
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