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Fidélité au dessein
de Dieu
13. On remarque
justement, en effet, qu'un acte conjugal imposé au conjoint sans égard à ses
conditions et à ses légitimes désirs, n'est pas un véritable acte d'amour et
contredit par conséquent une exigence du bon ordre moral dans les rapports
entre époux. De même, qui réfléchit bien devra reconnaître aussi qu'un acte
d'amour mutuel qui porterait atteinte à la disponibilité à transmettre la vie,
que le Créateur a attachée à cet acte selon des lois particulières, est en
contradiction avec le dessein constitutif du mariage et avec la volonté de
l'auteur de la vie. User de ce don divin en détruisant, fût-ce partiellement,
sa signification et sa finalité, c'est contredire à la nature de l'homme comme
à celle de la femme et de leur rapport le plus intime, c'est donc contredire
aussi au plan de Dieu et à sa volonté. Au contraire, user du don de
l'amour conjugal en respectant les lois du processus de la génération, c'est
reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres des sources de la vie humaine,
mais plutôt les ministres du dessein établi par le Créateur. De même, en effet,
que l'homme n'a pas sur son corps en général un pouvoir illimité, de même il ne
l'a pas, pour une raison particulière, sur ses facultés de génération en tant
que telles, à cause de leur ordination intrinsèque à susciter la vie, dont Dieu
est le principe. " La vie humaine est sacrée, rappelait Jean XXIII; dès
son origine, elle engage directement l'action créatrice de Dieu 13.
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