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PREMIÈRE PARTIE
I. Les
raisons du célibat sacré
Le Concile et le célibat
17.
Certes, comme l’a déclaré le second concile du Vatican, la virginité
" n’est pas exigée par la nature même du sacerdoce, ainsi que le
montrent la pratique de l’Eglise primitive et la tradition des Eglises
d’Orient ",4 mais le même Saint Concile n’a pas hésité à
confirmer solennellement la loi ancienne, sainte et providentielle du célibat
sacerdotal, telle qu’elle existe actuellement, non sans exposer les motifs qui
la justifient aux yeux de quiconque sait apprécier les dons divins en esprit de
foi et avec la flamme intérieure de la générosité.
Arguments anciens dans une lumière nouvelle
18.
Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on réfléchit sur la " convenance
multiforme " (l. c.) du célibat pour les ministres de Dieu ;
même si les raisons explicites ont varié selon les différentes mentalités et
situations, elles s’inspirèrent toujours de considérations spécifiquement
chrétiennes avec, en dernière analyse, l’intuition des valeurs et motifs les
plus profonds. Ceux-ci peuvent être mieux mis en lumière, non sans l’influence
de l’Esprit-Saint, promis par le Christ aux siens pour la connaissance des
choses à venir (cf. Jean 16, 13) et pour faire avancer dans le Peuple de
Dieu l’intelligence du mystère du Christ et de l’Eglise; à ce progrès concourt
aussi l’expérience due à un sens plus pénétrant des réalités spirituelles au
cours des siècles.5
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