9. D'autre part, l'Exhortation Familiaris consortio,
quand elle invite les pasteurs à bien distinguer les diverses situations
des divocés remariés, rappelle aussi le cas de ceux qui sont
subjectivement certains, en conscience, que le mariage précédent,
irréparablement détruit, n'a jamais été
valide(17). Il faut certainement discerner à travers la voie du
for externe, établie par l'Eglise, s'il y a objectivement une telle
nullité du mariage. La discipline de l'Eglise, tout en confirmant la
compétence exclusive des tribunaux ecclésiastiques dans l'examen
de la validité du mariage de catholiques, offre à présent
de nouvelles voies pour démontrer la nullité de l'union
précédente, afin d'exclure le plus possible toute discordance
entre la vérité vérifiable dans le procès et la
vérité objective connue par la conscience droite(18).
S'en tenir au jugement de l'Eglise et
observer la discipline en vigeur sur le caractère obligatoire de la
forme canonique comme nécessaire pour la validité des mariages
des catholiques, est ce qui sert vraiment le bien spirituel des fidèles
intéressés. En effet, l'Eglise est le Corps du Christ, et et
vivre dans la communion ecclésiale est vivre dans le Corps du Christ et
se nourrir du Corps du Christ. En recevant le sacrement de l'Eucharistie, la communion
avec le Christ tête ne peut jamais être séparée de la
communion avec ses membres, c'est à dire avec son Eglise. C'est pourquoi
le sacrement de notre union avec le Christ est aussi le sacrement de
l'unité de l'Eglise. Recevoir la Communion eucharistique quand on est en
contraste avec la communion ecclésiale est donc une chose contradictoire
en soi. La Communion sacramentelle avec le Christ inclut et présuppose
l'observation, même si celle-ci est parfois difficile, de l'ordonnance de
la communion ecclésiale et ne peut être juste et fructueuse si le
fidèle, tout en voulant se rapprocher directement du Christ, ne respecte
pas cette ordonnance.
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