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Eléments
constitutifs des unions de fait
(4) Toutes les
unions de fait n’ont pas la même portée sociale, ni les
mêmes motivations. Lorsqu’on cherche à déterminer leurs
caractéristiques positives, ainsi que leurs points communs
négatifs qui consistent à repousser à plus tard, ignorer
ou refuser l’union matrimoniale, certains traits saillants se dégagent.
Premièrement, le caractère purement factuel d’un tel rapport. Il
faut préciser qu’il suppose une cohabitation accompagnée d’une
relation sexuelle (ce qui le distingue des autres types de vie en commun) avec
une tendance à une relative stabilité (ce qui le distingue des
liaisons avec cohabitation sporadique ou occasionnelle). Les unions de fait ne
comportent aucun des droits et des devoirs matrimoniaux, et elles ne briguent
pas à la stabilité propre au lien conjugal. Elles se distinguent
par la revendication très ferme de n’impliquer aucun lien, quel qu’il
soit. L’instabilité constante, due à la possibilité
d’interrompre la vie en commun, est par conséquent une des caractéristiques
des unions de fait. Il existe une forme d’«engagement» plus ou moins explicite
de «fidélité» mutuelle, si l’on peut dire, tant que dure la
relation.
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