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L’égalité devant la loi doit respecter le principe de justice,
qui exige qu’on traite ce qui est égal comme égal, et ce qui est
différent comme différent, autrement dit, que chacun ait son
dû, en justice. Or ce principe de justice serait enfreint si on donnait
aux unions de fait un traitement juridique similaire ou équivalent
à celui accordé à la famille fondée sur le mariage.
Si la famille matrimoniale et les unions de fait ne sont pas semblables ni
équivalentes dans leurs droits, leurs fonctions et les services rendus
à la société, elles ne doivent pas non plus avoir un
statut juridique semblable ou équivalent.
Le motif avancé par ceux
qui font pression pour la reconnaissance des unions de fait (la «non
discrimination») comporte, en fait, une discrimination envers la famille
matrimoniale, qui serait ainsi placée sur un pied d’égalité
avec toutes les autres formes de vie domestique, sans tenir compte de
l’existence ou de l’absence d’un engagement de fidélité mutuelle
et de mise au monde-éducation des enfants. Dans certaines
communautés politiques, se fait jour actuellement une tendance à
discriminer le mariage en reconnaissant aux unions de fait un statut
institutionnel similaire à celui du mariage et de la famille, ou
même en les y assimilant. C’est là un grave signe de
détérioration de la conscience morale sociale, de «pensée
faible» devant le bien commun, quand il ne s’agit pas d’une véritable
contrainte idéologique exercée par d’influents groupes de
pression.
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