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La reconnaissance et
l’assimilation des unions de fait discriminent le mariage
(16) En accordant
une reconnaissance publique aux unions de fait, on crée un cadre
juridique asymétrique: tandis que la société assume des
obligations à l’égard des personnes qui vivent ensemble,
celles-ci ne prennent pas envers elle les engagements propres au mariage.
L’assimilation aggrave encore cette situation, par le fait qu’elle
privilégie les unions de fait par rapport au mariage en les exonérant
de certains devoirs essentiels envers la société. On accepte
ainsi une dissociation paradoxale, qui se traduit par un préjudice pour
l’institution familiale. À propos des récentes propositions
législatives visant à assimiler les unions de fait, même
homosexuelles, aux familles (n’oublions pas que leur reconnaissance est le
premier pas vers leur assimilation), il convient de rappeler aux parlementaires
qu’ils ont le devoir de s’y opposer, puisque «les législateurs, et en
particulier les catholiques membres des parlements ne devraient pas favoriser
par leur vote ce type de législation qui, en allant contre le bien
commun et la vérité sur l’homme, serait proprement injuste[18][18]». Par le fait qu’elles présentent toutes
les caractéristiques de non-conformité à la loi naturelle,
ces initiatives légales sont incompatibles avec la dignité de
loi. Comme le dit saint Augustin: «Non
videtur esse lex, quae iusta non fuerit[19][19]». Il faut reconnaître un fondement ultime
à l’ordre juridique[20][20]. Il ne s’agit pas que la société
impose aux conjoints un «modèle» de comportement
déterminé, mais que soit reconnue, dans l’ordre juridique, la
contribution irremplaçable au bien commun apportée par la famille
fondée sur le mariage. Là où la famille est en crise, la
société est ébranlée.
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