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Conseil Pontifical pour la Famille
Famille, mariage et unions de fait

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  • III – Les unions de fait par rapport à la société dans son ensemble
    • La reconnaissance et l’assimilation des unions de fait discriminent le mariage
      • 17
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(17) La famille a le droit d’être protégée et soutenue par la société, comme le reconnaissent nombre de Constitutions en vigueur dans le monde entier[21][21]. Il s’agit reconnaître en justice que la fonction remplie par la famille fondée sur le mariage est essentielle à la société. À ce droit originaire de la famille correspond, de la part de la société, un devoir non seulement moral, mais aussi civil. Ce droit revenant à la famille fondée sur le mariage d’être protégée et soutenue par la société et l’État doit être inscrit dans la loi. C’est un point qui a trait au bien commun. En s’appuyant sur une argumentation limpide, saint Thomas d’Aquin rejette l’idée que la loi morale et la loi civile peuvent se trouver en opposition: elles sont distinctes, mais pas opposées; elles se distinguent, mais ne se dissocient pas; entre elles, il n’y a ni univocité, ni contradiction[22][22]. Et comme le dit Jean-Paul II, «il importe donc que ceux qui ont été appelés à conduire la destinée des nations reconnaissent et affermissent l’institution matrimoniale; en effet, le mariage a un statut juridique spécifique, reconnaissant des droits et des devoirs de la part des conjoints, l’un vis-à-vis de l’autre et à l’égard des enfants, et le rôle des familles dans la société, dont elles assurent la pérennité, est primordial. La famille favorise la socialisation des jeunes et contribue à endiguer les phénomènes de violence, par la transmission des valeurs, ainsi que par l’expérience de la fraternité et de la solidarité qu’elle permet de réaliser chaque jour. Dans la recherche de solutions légitimes pour la société moderne, elle ne peut pas être mise sur le même plan que de simples associations ou unions, et celles-ci ne peuvent bénéficier des droits particuliers liés exclusivement à la protection de l’engagement conjugal et de la famille, fondée sur le mariage, comme communauté de vie et d’amour stable, fruit du don total et fidèle des conjoints, ouverte à la vie[23][23]».




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