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Fondements anthropologiques
de la différence entre mariage et "unions de fait"
(19) Le mariage
se fonde donc sur des présupposés anthropologiques bien
définis qui le distinguent des autres types d’union, et qui –
au-delà du domaine de l’action concrète, du «factuel» – l’ancrent
dans l’être personnel de la femme et de l’homme.
Parmi ces
présupposés, on peut mentionner: l’égalité de la
femme et de l’homme, car «tous deux sont également des personnes[28][28]» (bien que de manière différente);
le caractère complémentaire des deux sexes[29][29] qui donne naissance à une inclination
naturelle et les porte à mettre au monde des enfants; la
possibilité d’un amour pour l’autre, précisément parce
qu’il est sexuellement différent et complémentaire, en sorte que
«cette affection a sa manière particulière de s’exprimer et de
s’accomplir par l’œuvre propre du mariage[30][30]»; la possibilité – qu’a la liberté –
d’établir une relation stable et définitive, c’est-à-dire
due en justice[31][31]; et enfin, la dimension sociale de la vie
conjugale et familiale, premier milieu d’éducation et d’ouverture
à la société au moyen des relations de parenté (qui
contribuent à la configuration de l’identité de la personne
humaine)[32][32].
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