(20) Si l’on admet
qu’il existe un amour spécifique entre l’homme et la femme, il est
évident que cet amour incline (de par sa nature même) à une
certaine intimité et exclusivité, à mettre au monde des
enfants et à formuler un projet commun de vie. Quand on veut cela, et
qu’on le veut d’une manière telle qu’on donne à l’autre la
faculté de l’exiger, alors on peut véritablement parler d’un
don-acceptation réciproque entre la femme et l’homme, qui crée la
communion conjugale. Il y a dans la communion conjugale ce don et cette
acceptation réciproques entre deux personnes humaines. «L’amor coniugalis (l'amour conjugal) n’est
donc pas seulement ni surtout un sentiment; au contraire, il est
essentiellement un engagement envers l'autre personne, un engagement pris par
un acte précis de volonté. C’est cela qui qualifie cet amor en le rendant coniugalis. Une fois que l'engagement est donné et
accepté au moyent du consentement, l'amour devient conjugal et ne perd
jamais ce caractère[33][33]». C’est à cela que la tradition
chrétienne historique de l’Occident a donné le nom de mariage.
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