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Conseil Pontifical pour la Famille
Famille, mariage et unions de fait

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  • III – Les unions de fait par rapport à la société dans son ensemble
    • Fondements anthropologiques de la différence entre mariage et "unions de fait"
      • 22
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(22) Il convient de souligner le caractère fondamental et irremplaçable de certains principes anthropologiques relatifs au rapport homme-femme, non seulement pour la vie en commun, mais aussi et surtout pour la défense de la dignité de toutes les personnes. Le noyau central et l’élément essentiel de ces principes est l’amour conjugal entre deux personnes égales par leur dignité, mais distinctes et complémentaires par leur sexualité. C’est la nature du mariage comme réalité naturelle et humaine qui est ici en jeu, et le bien de la société tout entière qui est en cause. «Comme nous le savons tous, on met aujord'hui en discussion non seulement les propriétés et les finalités du mariage, mais la valeur et  l’utilité même de l'institution. Tout en excluant les généralisations indues, il n’est pas possible d’ignorer, à cet égard, le phénomène croissant des simples unions de fait (cf. Exhort. Apost. Familiaris consortio, n. 81), et les campagnes d’opinion insistantes qui visent à ce que l'on accorde la dignité conjugale à des unions même entre des personnes du même sexe[35][35]».

Il s’agit d’un principe basilaire: pour devenir un amour conjugal authentique et libre, l’amour doit être transformé, par l’acte librement choisi du consentement matrimonial, en un amour en justice. «À la lumière de ces principesconclut le Pape – on peut établir et comprendre la différence essentielle qui existe entre une pure union de fait  - même si elle prétend être enracinée dans l'amour - et le mariage, où l'amour se traduit par un engagement non seulement moral mais rigoureusement juridique. Le lien, assumé réciproquement, développe en retour efficacité et force à l'égard de l'amour dont il naît; il favorise sa persistance au bénéfice du conjoint, des enfants et de la societé elle-même[36][36]».

En effet, le mariage – qui fonde la famille – n’est pas seulement une «façon de vivre la sexualité en couple»: s’il n’était que cela, il ne serait qu’une modalité de plus parmi tant d’autres possibles[37][37]. Il n’est pas non plus uniquement l’expression d’un amour sentimental entre deux personnes: cette caractéristique est attribuée à l’amour en général dans le cadre d’une amitié. Le mariage est plus que cela: il est union entre une femme et un homme, en tant que tels, dans la totalité de leur être masculin et féminin. Si cette union ne peut être établie que par un acte de volonté libre des contractants, son contenu spécifique est déterminé par la structure de l’être humain, homme et femme, à savoir le don mutuel et la transmission de la vie. À ce don de soi, dans toute la dimension complémentaire de la femme et de l’homme, avec la volonté de se devoir l’un à l’autre en justice, on donne le nom de conjugalité, et les contractants se constituent époux: «Cette communion conjugale plonge ses racines dans la complémentarité naturelle qui existe entre l’homme et la femme, et se nourrit grâce à la volonté personnelle des époux de partager la totalité de leur projet de vie, ce qu’ils ont et ce qu’ils sont: en cela, une telle communion est le fruit et le signe d’une exigence profondément humaine[38][38]».




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