(26) La
dignité de la personne humaine exige qu’elle naisse de parents unis par
le mariage; de l’union intime, totale, mutuelle et permanente – exigible devant
les tribunaux – dérivant de la condition d’époux. C’est, par
conséquent, un bien pour les
enfants. Cette origine est la seule capable de sauvegarder
réellement l’identité des enfants, non seulement du point de vue
génétique et biologique, mais aussi du point de vue biographique
et historique[54][54]. En outre, le mariage constitue le milieu humain
et humanisant le plus propice à l’accueil des enfants: celui qui se
prête le mieux à la sécurité affective, celui qui
garantit le mieux l’unité et la continuité du processus
d’intégration sociale et d’éducation. «L’union entre la
mère et celui qui est conçu et l’irremplaçable fonction du
père demandent que l’enfant soit accueilli dans une famille qui lui
garantisse, autant que possible, la présence des deux parents. La
contribution spécifique qu’ils offrent à la famille, et à
travers elle à la société, est digne de la plus grande
considération»[55][55]. Enfin, la continuité ininterrompue entre
conjugalité, maternité/paternité, et parenté
(filiation, fratrie, etc.) évite à la société les
problèmes nombreux et graves qui surgissent lorsque l’enchaînement
de ces divers éléments se rompt, et que chacun agit
indépendamment des autres[56][56].
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