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6.2. La
famille, première éducatrice
67. La Déclaration reconnaît
aussi le droit à la propriété privée non seulement individuelle, mais aussi en
association.(58) Elle reconnaît le droit à la liberté religieuse, y
compris le droit pour les croyants à s'associer en vue du culte et de
l'éducation.(59) Enfin, la Déclaration insiste sur le fait que les
parents ont le droit de décider et de diriger l'éducation de leurs enfants.(60)
68. A ce propos, il convient de
rappeler que la mission éducative de la famille trouve son complément normal
dans les institutions éducatives. Les
parents " partagent leur mission éducative avec d'autres personnes et
institutions, comme l'Eglise et l'Etat; toutefois, ceci doit toujours se faire
suivant une juste application du principe de subsidiarité ".(61)
Il ne faut pas oublier que " toutes les autres personnes qui prennent part
au processus éducatif ne peuvent qu'agir au nom des parents, avec leur
consentement et même, dans une certaine mesure, parce qu'ils ont été chargés
par eux ".(62)
69. Il est certain, comme le
montrent de nombreuses études psychopédagogiques, que les premières années de
l'enfant sont décisives pour la formation ultérieure de sa personnalité. C'est
pourquoi il est dans l'intérêt non seulement des enfants, mais aussi de la
société, que les parents puissent confier leurs enfants aux institutions
éducatives de leur choix.
70. Toutefois, comme
l'illustre l'exemple de nombreux pays, y compris parmi ceux considérés comme
" développés ", un moyen efficace pour détruire la famille consiste à
la priver de sa fonction éducative, sous le prétexte fallacieux de donner à
tous les enfants des chances égales. Dans ce cas, les " droits de l'enfant
" sont invoqués contre les droits de la famille. Bien souvent, l'Etat
envahit des domaines propres à la famille au nom d'une démocratie qui devrait
pourtant respecter le principe de subsidiarité. Nous sommes en face d'un
pouvoir politique omniprésent et arbitraire. L'Etat ou les autres institutions
s'arrogent le droit de parler au nom des enfants et les soustraient au cadre
familial. Comme en témoignent tant d'expériences funestes, passées et
contemporaines, l'idéal pour une dictature serait d'avoir des enfants sans
famille. Toutes les tentatives pour remplacer la famille ont échoué.
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