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Les
jeunes seront-ils capables d'assumer cette responsabilité?
S'il est vrai
que le jeune d'aujourd'hui risque d'être désorienté et de
se retrouver sans point de repère précis, la « nouvelle Europe »
qui est en train de naître pourrait bien devenir un objectif et offrir un
stimulant adéquat aux jeunes qui, en réalité, « ont une
nostalgie de la liberté et cherchent la vérité, la
spiritualité, l'authenticité, l'originalité personnelle et
la transparence », qui « nourrissent en même temps un désir
d'amitié et de réciprocité », qui cherchent de « la
compagnie » et veulent « construire une nouvelle société fondée
sur des valeurs comme la paix, la justice, le respect de l'environnement,
l'attention envers les diversités, la solidarité, le volontariat
et l'égale dignité de la femme ».(10)
En
dernière analyse, les recherches les plus récentes
décrivent les jeunes Européens comme égarés, mais
non pas désespérés; imprégnés de relativisme
éthique, tout en étant désireux de vivre une « bonne vie
»; conscients de leur besoin de salut, bien que ne sachant pas où le
trouver.
Leur plus grave
problème est probablement la société neutre sur le plan
éthique et dans laquelle il leur est échu de vivre, mais les
ressources qui sont en eux ne sont pas épuisées. Spécialement en un temps de transition vers de
nouveaux objectifs comme le nôtre. On en veut pour preuve les nombreux
jeunes animés d'une recherche sincère de spiritualité et
courageusement engagés dans le social, confiants en eux-mêmes et
dans les autres et dispensateurs d'espérance et d'optimisme.
Nous croyons que ces jeunes, malgré
les contradictions et le « poids » d'un certain milieu culturel, peuvent
bâtir cette nouvelle Europe. Dans la vocation de leur terre maternelle se
profile aussi leur vocation personnelle.
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