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  • UN MINISTERE AU SERVICE DE L’EVANGILE DE L’ESPERANCE Instrumentum laboris du Synode 2001
    • « Au service de l’Évangile pour l’espérance du monde » (Chap. V)
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 « Au service de l’Évangile pour l’espérance du monde » (Chap. V)

 

Le dernier chapitre de l’Instrumentum qui porte ce titre est complètement consacré à présenter clairement le ministère de l’évêque considéré précisément comme service de l’Évangile de l’espérance et en rapport avec les diverses situations des continents et les différents secteurs de l’évangélisation.

« Les tâches de la mission de l’Église sont nouvelles, car nouveaux sont les phénomènes sociaux et les nouvelles nécessités culturelles, les aréopages de l’évangélisation et les engagements qui dérivent de la compréhension du message évangélique : la promotion de la paix, le développement et la libération des peuples, la reconnaissance des droits des minorités, la promotion de la femme, une préoccupation nouvelle pour les enfants et les jeunes, la sauvegarde de la création, la promotion d’une culture authentique et d’une recherche scientifique qui respecte les valeurs de la vie, le dialogue international et les nouveaux projets mondiaux. Dans un tel contexte social et culturel, l’Évangile de l’espérance est annoncé comme la vérité de toujours , mais avec de nouveaux langages, avec un élan et une ferveur renouvelés, avec de nouvelles méthodes, et spécialement avec la force qui vient de la sainteté de l’Église et du témoignage de son unité. » Cette tâche revient particulièrement aux évêques (n. 132).

L’action et la coopération missionnaires de la part de l’évêque est  tracée sous l’enseigne de l’espérance (n. 133). La mission « si, d’une part elle pousse l’homme de tous les temps à une vie nouvelle, elle est également animée par l’espérance et est elle-même le fruit de l’espérance chrétienne ». En conséquence « dans son zèle pour l’activité missionnaire, l’évêque se montre toujours  serviteur et témoin de l’espérance » (n. 134). Dans un tel contexte, le dialogue inter-religieux  occupe une place importante.  « Dans ce dialogue, les chrétiens ont eux aussi beaucoup à apprendre. Toutefois, ils doivent toujours  témoigner de leur espérance dans le Christ, unique sauveur […] et accomplissement de toute espérance » (n. 135). « En favorisant et en suivant attentivement un tel dialogue, l’évêque rappellera toujours aux fidèles que cet engagement naît des vertus théologales de la foi, de l’espérance et de la charité, et grandit avec elles » (n. 136).

Pour affronter de manière adéquate et efficace le phénomène des sectes, il faut souligner l’importance de « former des communautés chrétiennes vivantes et authentiques, pleines de vitalité et d’enthousiasme, promotrices d’espérance » (n. 137).

Aujourdhui, « une fois tombées les utopies, l’absence de foi se traduit par une attitude incapable de franchir le seuil de l’espérance ». D’autre part, il ne manque pas de  personnes d’autres convictions  qui  « ressentent parfois une nostalgie secrète du christianisme, où sont réunies les raisons de la foi et celles de l’espérance ».  C’est là un phénomène important que l’évêque doit exploiter par des initiatives directes et favoriser ainsi le dialogue et la collaboration avec ces personnes (n. 138).

Dans les divers lieux et les circonstances diverses, sociales ou politiques, où les droits des fidèles sont contestés ou niés, « l’évêque, soutien de ses fidèles, doit communiquer et promouvoir l’espérance » (n. 138).

« L’élan de l’espérance  [qui] préserve de l’égoïsme et conduit à la joie de la charité » est indiquée comme attitude fondamentale pour affronter les nouveaux problèmes sociaux et les nouvelles pauvretés (n. 139) et comme engagement éducatif indispensable pour la promotion de la justice et de la paix (n. 142).

L’engagement d’évangélisation, auquel l’Église est appelée, comporte « le fait d’assumer ses responsabilités vis-à-vis du monde entier et de ses problèmes, de ses demandes et de ses attentes ». Quant à eux , « les chrétiens remplissent un mandat prophétique reçu du Christ quand ils œuvrent pour porter le germe de l’espérance dans le monde » . Un tel engagement « concerne personnellement chaque évêque, le rendant attentif à la lecture des ‘signes des temps’, pour éveiller à nouveau chez les hommes une espérance nouvelle » (n. 144). Pour parvenir à cet objectif absorbant on rappelle quelques indications pratiques d’une importance particulièreconcernant la doctrine sociale de l’Église, que la mise en œuvre pratique transforme en « signes effectifs d’espérance » (n. 145 et 146).

 

 




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