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Si
nous parlons des relations mutuelles,
c’est surtout en pensant à la raison d’être de l’Église, qui est
l’évangélisation. Communion et mission se réclament mutuellement. La force de
la communion fait croître l’Église en extension et profondeur50.
Nombreux
sont, d’après le dernier chapitre de l’IL, les défis qui se présentent au
ministère des évêques. Les vastes horizons qui s’ouvrent aux évêques sont
autant d’interpellations pour notre qualité de vie et pour l’avant-garde
évangélisatrice. Même s’il n’y est pas fait une référence explicite, nous les
personnes consacrées, sommes impliquées, comme sujets actifs, sur tous les
fronts de l’évangélisation. Comment pouvons-nous contribuer, à partir de nos
charismes, à donner une réponse à la nouvelle situation religieuse, au dialogue
œcuménique, à l’annonce explicite de l’Évangile, à l’action et à la coopération
missionnaires, au dialogue interreligieux, au dialogue avec les personnes
d’autres convictions, aux problèmes sociaux et aux exclus, à ceux qui
souffrent, à la promotion de la justice et de la paix ? Nous sommes
appelés à donner un témoignage non équivoque d’espérance et à faire grandir
l’espérance dans le monde. C’est ici que se situe, d’une part, la force de la
communion, et de l’autre, notre capacité d’invention et de créativité.
Dans
la vie des communautés chrétiennes, il y a d’autres dimensions qui requièrent
également une façon de penser, de parler et d’agir en communion organique. Par
exemple, la pastorale des vocations, la formation initiale et permanente, la
pastorale de la spiritualité.
La
crédibilité de la communion ne naît pas tant de nos déclarations ou de nos
discours sur les relations mutuelles,
que de notre façon d’agir en communion. C’est par la convergence entre la
conduite des Églises particulières et celle de nos Instituts que notre
communion se fait signe crédible, prophétie d’espérance dans ce monde complexe
et globalisé, plein d’opportunités et de contradictions.
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