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II.
QUELQUES POINTS D’ATTENTION Par le F.Diego Munoz, Secrétaire à l’Education
Il est nécessaire de bien
saisir le sens profond de la CONVENTION. Elle va plus loin que la simple
protection de l’Enfant et du jeune. Par une présentation exhaustive,
progressive, hiérarchisée, cohérente des droits, elle confère à l’Enfant et au
jeune un rôle de sujet et d’acteur. Et là de nombreuses mentalités sont
appelées à évoluer.
Les
points fondamentaux suivants peuvent nous servir pour comprendre la
nouvelle façon d’envisager les droits des enfants:
A) L’enfant comme sujet de droits: la CONVENTION
attribue des droits spécifiques aux enfants et aux adolescents, mais pas de
droits spéciaux exclusifs. La spécificité implique de renforcer les droits
octroyés aux êtres humains quel que soit leur âge, en les adaptant aux enfants
et aux adolescents comme sujets en formation. On les groupe en quatre
catégories:
·Droit de vivre: droit à la
vie (art. 6), à la santé (art.24), à un niveau de vie suffisant (art.27), à la
sécurité sociale (art 26), à la protection en cas de guerres (art. 38), droit
de leurs parents à avoir l’assistance nécessaire pour qu’ils puissent assumer
leur éducation (art.18).
·Droit au développement:
droit à l’éducation (art. 28 et 29), accès à l’information (art. 17), droit à préserver
leur identité (art. 8), au nom et à la nationalité (art. 7), à ne pas être
séparés de leurs parents (art. 9), à la liberté de penser, de conscience et de
religion (art. 14), au repos, au loisir et à la culture (art. 31).
·Droit à la protection: contre
toute forme d’exploitation et de cruauté (art. 19), à ne pas être objet
d’immixtions arbitraires dans leur vie privée, dans leur vie familiale, dans
leur correspondance (art. 16, protection spéciale de l’enfant réfugié (art.
22), protection de l’enfant physiquement et mentalement handicapé ( art. 23),
protection contre les abus du système de justice pénale (art. 37 et 40), contre
l’exploitation sexuelle (art. 34), contre
la vente ou la traite des enfants (art. 35), contre l’usage illicite de
stupéfiants (art. 33).
·Droit à la participation:
droit à la liberté d’expression ( art. 13), à exprimer son opinion et à être
écouté sur tous les sujets qui le concernent, droit à la liberté d’association
et à la liberté de tenir des réunions pacifiques (art. 15)
B)
L’intérêt supérieur de l’enfant: ce principe est la base de
l’interprétation et de l’application de la réglementation pour les enfants et
les adolescents; il établit les lignes d’action de caractère obligatoire pour
toutes les instances de la société et pose des limites au caractère
discrétionnaire de leurs façons d’agir.
C)
La priorité absolue : l’enfant est premier; c’est pourquoi il est
prioritaire de s’occuper, avant tout, des ses besoins et de ses droits
fondamentaux. Cela est dû à sa valeur intrinsèque puisqu’il est une personne
humaine en conditions particulières de développement, ce qui en fait un être
humain complet en chaque phase de sa croissance. Il a en outre une valeur qui
concerne l’avenir parce que chaque enfant est la continuité de sa famille, de
son peuple et de l’espèce humaine
D)
Participation: pour rendre effectifs les droits que la loi consacre, il
faut la participation pleine et le contrôle des personnes, des familles, des
sociétés organisées et de l’enfant ou de l’adolescent lui-même. L’observance de
ce principe rend seule possible la création des mécanismes effectifs qui
exigent et garantissent le respect des droits dont sont responsables l’État, la
Famille et la Communauté.
E)
Le rôle fondamental de la famille: la famille est privilégiée comme le
milieu naturel et primaire où sont garantis le développement et la protection
de l’enfant et de l’adolescent. Les parents sont les premiers responsables de
leurs soins et de leur éducation. À cet effet, l’État doit offrir à la famille
l’aide nécessaire pour pouvoir assumer pleinement ses responsabilités. En
appuyant la famille on appuiera l’enfant. C’est pourquoi, ce principe fait
éviter les mesures qui séparent l’enfant de sa famille, famille comprise dans
son sens le plus large, ce qui inclut ses parents les plus proches.
Nous
sommes engagés à connaître la CONVENTION, à l’utiliser convenablement en
famille et en école et à promouvoir parmi nous des militants qui se joindront à
la défense publique des garçons et des filles tant ceux de nos écoles que ceux
des institutions éducatives proches des nôtres.
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