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Avoir un rêve, et le mener à bien, en tant que membres
d'une institution
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Dans la période d'initiation à la vie adulte, la capacité
de rêve est très importante, ainsi que celle de réaliser ces rêves. Il s'agit,
au fond, de répondre à la question : " Que ferai-je de ma vie ? ".
Pour qui est capable de rêver, ce fait possède un grand pouvoir de motivation ;
par contre, ceux qui trahissent ce rêve, même s'il ont du succès, sentiront tôt
ou tard que leurs motivations et bonnes dispositions s'évanouissent.
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Les jeunes, dans leur effort pour se construire une vie
cohérente, utilisent un moratoire psychosocial: ils retardent leurs engagements
de personne adulte, ce qui leur permet d'expérimenter et de mieux définir leur
rêve et la manière de le vivre.
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Les familles religieuses, en tant qu'institutions,
devraient être conscientes de ce besoin personnel d'avoir et de mener à bien un
rêve, sans arrêter prématurément ce moratoire psychosocial uniquement en
fonction des besoins ou des urgences institutionnels.
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Ce qui est ainsi mis en doute n'est pas le travail en
soi, mais comment on travaille. Les quantités devraient se déterminer en fonction
des possibilités de chacun. On s'impose parfois comme étant normaux et vertueux
des rythmes déshumanisants… et on applaudit !
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