|
IV.
Propositions
pratiques
La variété des situations
culturelles et des inspirations charismatiques, comme aussi des traditions
historiques anciennes ou récentes s'est révélée à l'Assemblée comme une
précieuse richesse à reconnaître. De là dérive aussi une certaine diversité
dans les propositions pratiques qu'elle a cherché à harmoniser et à respecter.
On ne peut pas oublier qu'il existe déjà beaucoup de documents du Saint Siège
et des Eglises locales avec des indications pour la pastorale : il serait bon
de les connaître et de les mettre en pratique. Nous soulignons ici seulement
quelques propositions présentées par les groupes.
a) Eléments communs :
Pour tous, l'engagement dans une
vie de sainteté et une profonde expérience personnelle de Dieu est central et
primordial : une totale adhésion spirituelle au Seigneur dans la sequela, dans
la conformation intérieure, dans le dialogue de la prière et dans le service de
la charité.
Tous considèrent également le
devoir de la prière pour les vocations un élément fondamental et indispensable
soutenu par la confiance que le Seigneur ne manquera pas de donner à son Eglise
les vocations nécessaires pour qu'elle soit fidèle au témoignage et à
l’évangélisation en ce moment historique. La prière doit devenir aussi une
forme de sensibilisation de tout le peuple chrétien sur l’importance de ce
thème et des responsabilités de tous pour le discernement et l'accompagnement
des appelés. Toute l'Eglise doit être par sa nature en état de vocation et de
convocation.
Le choix des animateurs
vocationnels qualifiés et actifs est très important et doit être fait en
choisissant les meilleures personnes. Mais toute la communauté aussi et la
famille entière de l'Institut doit se sentir directement engagée dans cette
activité et dans la création de conditions de témoignage et de
convocation : Une conviction sincère et profonde de la validité de sa
propre vocation et de son propre charisme est une condition privilégiée pour
attirer l’attention, dépasser les incertitudes, "contaminer" d’autres
jeunes. Les vocations ne mûrissent pas à basse température.
Pour d’autres, la priorité doit
être donnée à la fraternité, en donnant vie à des communautés fraternelles
vraiment significatives, où l’on peut voir le charisme vécu avec loyauté,
réalisme et enthousiasme. Dans pareilles communautés on devrait aussi offrir la
possibilité aux laïcs et aux femmes de partager la vie, la mission, la
spiritualité, l’accueil des jeunes en recherche de leur propre identité.
D’autres ont insisté sur
l’affirmation qu’une communication pastorale saine et efficace avec le monde
des jeunes doit faire attention à certaines exigences, entre autres : un
nouveau langage chargé d’enthousiasme et de provocation, des expériences de
cohabitation et de discernement dans des endroits significatifs et bien
choisis, des périodes de volontariat et de solidarité adaptées à la capacité de
celui qui s’y engage, un accompagnement avec direction spirituelle, dialogue et
orientation, la proposition directe et courageuse. Dans ce contexte il convient
recourir à une saine pédagogie qui permette d’affronter positivement les
résistances causées par la peur devant l’engagement définitif, les exigences de
type psychoaffectif et le malaise devant le vieillissement de la communauté
religieuse.
b) Questions particulières
On a demandé d’étudier avec une
attention positive l’expérience de nouvelles formes d’agrégation autour du charisme
et de la spiritualité (Cf. le langage de la famille) et le thème est déjà
apparu au synode (proposition 33c) et repris dans Vita consecrata (54a) sur les
manières de participer " ad tempus " à la vie consacrée: il
serait opportun d’entretenir avec les dicastères romains intéressés un dialogue
sur ce sujet.
On a répété qu’il est important
d’analyser l’influence que certains mouvements ecclésiaux ont sur la promotion
vocationnelle : soit en offrant des modèles de promotion de vocation pour
leur apostolat, soit en se présentant comme une école de maturité chrétienne et
de spiritualité qui arrive à influencer les Instituts de l’intérieur avec
l’entrée de jeunes dans nos noviciats. Une bonne partie des jeunes qui entrent
dans nos Instituts ont participé à cette expérience.
On a demandé de commencer un
nouveau dialogue entre les Instituts et les Evêques, spécialement dans quelques
pays orientaux, en vue de sauvegarder l’identité de la vie consacrée face aux
exigences pastorales et d’organisations des diocèses locaux.
|