|
Un ensemble complexe de causes
Evidemment ce sont là des
questions qui n'ont pas de réponse facile et le danger serait de trouver des
solutions simples avec le moins de complication possible, mais qui ne répondent
pas à la réalité ni ne résolvent le problème.
Il n'est pas rare que ce manque
de vocations cause un malaise qui arrive à prendre parfois la forme d'attitudes
de souffre-douleur, de fatalisme et de culpabilité qui n'aide certainement pas
à résoudre la crise, parce qu'elles ne facilitent pas l'analyse objective du
problème vocationnel et n'offrent pas de solutions valides.
Il faut aussi un discernement
attentif pour mettre en évidence la complexité du phénomène vocationnel de
notre temps. L'analyse de la culture actuelle que nous venons d'écouter dans la
conférence précédente est plus que suffisante pour nous rendre compte de cette
complexité. Un concours de circonstances et de changements profonds se sont
effectués avec une telle rapidité dans notre société et dans l'Eglise
elle-même, que parfois nous avons la tentation de penser que chaque vocation
est un véritable miracle: les engagements définitifs ne semblent ni faciles ni
évidents, le vœu de chasteté semble démesuré et incompréhensible, le nombre
d'enfants a notablement baissé, le climat religieux familial a disparu ou a
diminué dans de larges secteurs de la société, les moyens de communication
reflètent souvent une image négative de l'Eglise et des Institutions
religieuses...
Ainsi, tous les facteurs qui
agissent négativement à l'apparition des vocations ne sont pas imputables aux
défauts et aux péchés des consacrés; la plupart d'entre eux échappent à notre
capacité de les faire changer ou disparaître.
Cependant, rester immobile
devant notre incapacité d'influencer ces facteurs socioculturels serait un acte
d'irresponsabilité. En fait, cela n'est pas l'attitude prise par la majorité
des familles religieuses; il serait opportun de faire ici une référence au
Congrès européen sur les vocations, tenu en mai 1997, où la vie consacrée était
activement présente.
|