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| Various Authors 54me Assemblée Generale de la USG IntraText CT - Lecture du Texte |
Il est composé de 3 supérieurs généraux (USG) et 3 supérieures générales (UISG), et d’un secrétaire. Ceux-ci représentent les Instituts missionnaires travaillant en Afrique. Ils rencontrent tous les ans le Comité permanent du Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), actuellement présidé par Mgr Monsengwo. La rencontre est appelée précisément Rencontre de Collaboration Africaine. Son but est d’échanger sur l’Église et sur la mission là-bas, de faire des recherches sur des questions concernant cette mission et de prendre éventuellement des initiatives de collaboration concrète.
En plus de cette rencontre annuelle avec le SCEAM, le groupe de Rome (7 membres) se réunit quatre à six fois par an.
2.1 Participation à la 11e Assemblée plénière du SCEAM à
Midrand (Afrique du Sud), du 21 au 28 septembre 1997
Le thème étudié: "Église Famille de Dieu" a été proposé par le Synode
des évêques sur l’Afrique. L’étude de ce thème reste encore à poursuivre par
des théologiens et les diverses Églises locales.
Le SCEAM a publié un Message qui précise les implications découlant de ce thème pour chaque famille africaine, pour les Églises locales (envoi de prêtres et de religieux en d’autres secteurs plus dépourvus), pour les Églises chrétiennes (travailler plus sérieusement pour l’unité), pour les autres croyants (travailler ensemble dans la solidarité comme des enfants d’un même Père). Ce message dédie un long passage aux problèmes sociaux et politiques de l’Afrique: dénonçant les atteintes aux droits de l’homme, les guerres fratricides avec leurs suites désastreuses, interpellant les nations riches pour arrêter les ventes d’armes à l’Afrique, disant aux leaders africains les tâches qui les attendent: respecter la démocratie, construire la paix, consolider la solidarité et l’unité nationale. Une lettre du SCEAM allant dans ce sens a été envoyée à tous les chefs d’États d’Afrique.
Nous avons présenté à l’assemblée un rapport sur Justice et Paix en Afrique, thème traité à la rencontre MAC/RCA de Tunis en 1996. La Présidence du SCEAM a rendu hommage à l’action des missionnaires et a souhaité qu’ils continuent à interpeller les Églises locales.
Les délégués de l’USG-UISG ont participé aux différents carrefours et assemblées plénières. Les avantages que l’on peut tirer de ces assemblées plénières, c’est de faire connaissance avec un bon nombre d’évêques d’Afrique, entendre leurs soucis communs concernant l’évangélisation et leur démarche commune pour trouver des solutions aux situations difficiles.
Notre présence rappelle aux pasteurs la présence et la mission de la vie consacrée en Afrique, présence et mission appréciées et souhaitées, même si parfois, ici et là, il y a quelques problèmes de relations. Quelques-uns de ces problèmes ont été évoqués au Caire
2.2 Rencontre du Caire, le 16 mars 1998
Lors de cette rencontre avec le Comité permanent du SCEAM, les délégués de l’USG-UISG ont présenté trois rapports, en vue d’un échange avec les évêques africains présents.
2.2.1 Présence et action des Instituts missionnaires
auprès des Africains en Europe
Ce rapport avait été demandé par les évêques lors de la rencontre de Tunis
(février 1996). Que faites-vous des Africains migrants en Europe ? Une enquête
auprès des membres de nos instituts travaillant en Europe près des Africains a
permis de mieux cerner la situations des migrants africains dans différents
pays d’Europe et de mieux connaître leurs problèmes.
Lors des échanges avec les évêques, nous avons distingué les migrants en règle des irréguliers qui sont les plus vulnérables. À eux devrait aller en priorité notre soutien moral et l’aide technique par des gens compétents pour trouver des solutions.
Diverses solutions ont été suggérées. Est-il possible d’influencer les gouvernements pour une solution plus globale? Des gouvernements se préoccupent du problème, mais il est à traiter maintenant au niveau de l’Union européenne où la politique dominante est de bloquer par tous les moyens les migrants du sud et de l’est.
Une politique respectueuse de la dignité des personnes doit chercher le dialogue avec les gouvernements des pays d’origine des migrants, pour chercher ensemble les causes des migrations et des solutions. Ce dialogue peut stimuler la promotion d’états de droit, seul moyen pour retenir au pays les futurs exilés politiques et économiques.
Les évêques en Afrique devraient interpeller leurs gouvernements sur les questions de justice et de paix, entre autres sur leur responsabilité à l’égard des émigrés de leur pays, collaborer avec la CETA (Conférence des Églises de toute l’Afrique).
Il faudrait une meilleure organisation et coordination du travail en faveur des migrants africains, au niveau des pays d’Europe et en relation avec les pays d’origine. Il est demandé de s’adresser aux Présidents des conférences épiscopales pour demander si un aumônier est affecté ou peut être affecté au service des migrants originaires de leur pays.
2.2.2 Problèmes auxquels les Congrégations locales sont
affrontées aujourd’hui en Afrique
Le rapport et l’échange abordent avec sérieux et franchise les questions
concernant la collaboration, le célibat et les finances. Il est souhaité que
les problèmes soient résolus dans le dialogue, en respectant la discrétion
nécessaire.
3. Engagements missionnaires ad extra
De plus en plus d’Africains deviennent missionnaires ad extra et nos Instituts y contribuent pour une très bonne part. Les Instituts missionnaires souhaiteraient que les Églises locales soutiennent la formation et l’action des missionnaires africains "ad gentes", même financièrement. Les évêques disent: "Vous savez bien que nous avons de grands problèmes financiers". Ils nous ont invités à les aider eux-mêmes à rendre leurs Églises locales autosuffisantes sur le plan financier. Pour cela, ils nous demandent de les aider à trouver des moyens pour assurer leur autofinancement dont pourraient bénéficier aussi les missionnaires africains. Une enquête est en cours auprès des membres de nos Instituts et divers organismes pour voir les moyens mis en œuvre dans ce domaine, leur efficacité et recueillir des suggestions pour l’avenir. Les résultats de cette enquête seront présentés lors de notre prochaine rencontre avec le Comité permanent du SCEAM en 1999.
Nous remercions vivement l’USG de sa contribution financière pour payer le voyage au Caire des membres MAC de l’USG.