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V - Certaines difficultés apportées par ces changements
dans les Instituts de Vie Consacrée et dans les Instituts de Vie Apostolique
Avec ce tableau, au moins partiel, des changements que nous trouvons dans
le monde où nous vivons, nous pouvons indiquer quelques unes des difficultés
que cet état de chose a apporté dans les Instituts de Vie Consacrée et les
Sociétés de Vie Apostolique
1. Crise des vocations
De n'importe quelle façon on voudrait décrire la diminution du nombre de
gens qui choisissent la Vie Consacrée ou la Société de Vie Apostolique, ou bien
il y a peu de vocations disponibles pour ces instituts, ou bien ces Instituts
ne sont pas effectivement attrayants pour eux ou ne vont pas à leur recherche,
le problème est le même. Dans cette partie du monde où se trouvent les
"anciennes Eglises" nous constatons la diminution numérique de
personnes qui choisissent cet état de vie, aujourd'hui. Et ceci a entraîné une
certaine incompétence des Instituts missionnaires et d'autres qui sont engagés
dans l'activité missionnaire ad gentes, à poursuivre leur activité pour
l'Eglise dans les territoires ad gentes, où l'Eglise n'est pas encore
établie, et là où cet établissement est encore à ses débuts, donc très jeune
encore et dans la nécessité d'une proclamation intense de la Bonne Nouvelle.
La diminution numérique des entrées dans ces Instituts missionnaires se
trouve compliquée par le fait que les membres de ces Instituts sont âgés et le
nombre de ceux qui rentrent dans leur pays d'origine, pour diverses raisons, ne
cesse d'augmenter. Cette situation a entraîné d'autres difficultés dans la vie
de ces Instituts.
Une
tendance de quelques uns d'entre eux à se limiter à leurs présentes
activités apostoliques; concentrant la force qui leur reste dans des
activités ou engagements plus réduits en terre de mission, ou bien
utilisant leur personnel âgé dans d'autres formes d'activité missionnaire
dans leur patrie, e.g. avec les immigrants en provenance des pays où ces
membres ont travaillé autrefois (Asie ou Afrique pour la plupart jusqu'à
présent, au moins) ou dans diverses formes d'animation et de coopération
missionnaire. On constate chez quelques membres un certain affaiblissement
de l'enthousiasme pour leur vocation missionnaire ad gentes, parce qu'ils
sont de plus en plus employés dans l'activité pastorale ordinaire dans
l'un ou l'autre de leurs diocèses d'origine. Assez souvent ceci mène à une
orientation de l'activité apostolique conséquence de ce que le Pape Jean
Paul II décrit que " par suite des changements que connaît la
mission, les missionnaires peuvent être amenés à ne plus comprendre le
sens de leur vocation, à ne plus savoir de façon précise ce que l'Eglise
attend d'eux aujourd'hui" (RM 65)
Un autre
effet de la diminution numérique des entrées et du vieillissement des
membres vétérans, c'est la tendance des Instituts à éparpiller leurs
membres dans diverses entreprises qui ne sont pas toutes conciliables avec
le charisme spécial et particulier de l'Institut, d'où un certain
affaiblissement de ce qui est essentiel à la vie religieuse elle-même et
au charisme missionnaire précis reçu de l'Esprit Saint par le Fondateur.
On peut bien imaginer la conséquence finale d'une telle tendance, mort
lente et extinction.
Une autre
conséquence de la diminution des entrées dans les Instituts, dans leur
pays de fondation, est la tendance à "importer des vocations" ou
à établir dans les terres de mission des maisons pour le recrutement des
vocations seulement, en vue de renforcer la situation de l'Institut et de
maintenir les oeuvres qui ont duré des décennies dans le pays où le
charisme a pris racine , et où il s'est développé dans ses débuts. C'est
chose tout à fait différente, quand on cherche à recruter pour l'Institut dans
les pays de mission et à les former pour continuer le charisme
missionnaire de l'Institut, dans les nations mêmes d'où viennent ces
nouvelles recrues et dans d'autres nations du même continent, encore à
évangéliser, ou dans d'autres Continents où la mission ad gentes
est encore en vigueur.
Une
dernière difficulté que la CEP a récemment rencontrée et qui est, en
quelque sorte, en relation avec la diminution des vocations dans les
Instituts fondés là où les Eglises sont établies, c'est la tendance, de la
part de quelques Instituts, à établir ou à renforcer le rôle des
"Membres Associés" ou des "Associés" à l'Institut.
Autrefois, les Associés, quand ils existaient, étaient considérés comme
des Auxiliaires; ils aidaient l'Institut de diverses manières, travaillant
dans la maison, comme secrétaires, apportant leur large savoir faire aux
problèmes de l'Institut ou s'engageant dans différents aspects du
développement.
Devant la diminution des vocations, on a commencé à recruter ces Associés
pour l'activité missionnaire directe dans les pays de missions après quelque
temps de préparation et l'émission d'une promesse de travailler pour un temps
déterminé. Ils travaillaient selon leurs diverses qualifications : enseignants,
infirmiers, directeurs de projets de développement, etc. En quelques cas,
cependant, ils étaient admis à vivre et à partager la vie communautaire des
membres ayant des voeux ou des promesses. Leur accueil, comme internes, était
souvent ambigu, souhaité par certains et refusé par d'autres. Comme certains de
ces Associés, de l'un et l'autre sexe, étaient mariés ou célibataires pouvant
se marier, leur présence dans les communautés de l'Institut devenait source de
pas mal de tensions; en effet, la distinction entre les membres avec des voeux
ou des promesses d'avec les Associés était plutôt confuse, même dans les
affaires internes propres à l'Institut.
2. Difficultés dans la formation initiale et permanente
des membres des Instituts missionnaires
La compréhension confuse de la place du Christ dans le salut aussi bien que
la primauté du mandat de l'Eglise pour prêcher l'Evangile à toutes les nations
et pour établir le mystère de l'Eglise, a eu des conséquences dans la manière
d'aborder le programme de formation tant initiale que permanente, dans certains
Instituts. Si le Christ n'est pas l'unique Sauveur, si les personnes peuvent
être sauvées en dehors de l'Eglise, et si les diverses religions peuvent être
une voie valable pour le salut, pourquoi l'urgence du mandat missionnaire ?
Pourquoi ne pas simplement se contenter de la formation ou de la préparation au
dialogue inter religieux et aux diverses activités apostoliques intégrant la
promotion humaine? La réponse à ces questions a été donnée par Paul VI dans EN
21, 51, 53 et par notre Pape actuel dans RM 31-40; 65-66; 79-80.
3. Difficultés provenant du changement géographique du
foyer vocationnel et la fusion de personnel âgé venant d'une nation et d'une
culture avancée avec les nouvelles recrues venant des jeunes Eglises récemment
établies.
Un autre problème qui a surgi spécialement dans les Instituts missionnaires
(mais aussi dans d'autres qui ont récemment assumé la finalité de la mission ad
gentes) qui avaient accepté de recruter des membres venant des pays de
mission, est la constitution de communautés locales composées de personnes
provenant de continents, de races, de cultures, de formation et d'âge
différents, et entreprenant ensemble une activité missionnaire. Provenant de
milieu différent au point de vue de langue, coutumes, relations familiales,
manières d'agir, etc. ils ont constamment besoin de la vertu d'adaptation,
d'une équitable tolérance réciproque et de capacité de sacrifice personnel. Et
puisque de telles situations peuvent être une source de tensions, une
préparation appropriées à de telles conditions de vie communautaire et de vie
apostolique est absolument essentielle. Plusieurs Instituts missionnaires qui
sont passés par ces situations peuvent toujours donner de bons conseils à ceux
qui ne l'ont pas encore fait, dire comment faire pour que de pareilles
communautés soient efficaces dans l'activité pastorale qu'elles offrent aux
l'Eglises locales; qu'elles soient des témoins visibles (martyrs) de l'appel
divin de tous les êtres humains pour faire part de l'unique Corps du Christ.
4. Difficultés provenant des changements de relation
entre les membres des Instituts missionnaires et les Evêques du diocèse.
J'ai mentionné précédemment qu'avec l'établissement de la hiérarchie locale
dans les pays de missions, la relation entre l'Ordinaire du lieu et les membres
des Instituts missionnaires a changé. L'Evêque du diocèse a le souci des
différentes activités de son diocèse, tandis que les membres des Instituts ont
le souci de la fidélité à leur charisme: première évangélisation et enracinement
du mystère de l'Eglise dans les groupes ou milieux où l'Evangile et l'Eglise
sont ou absents ou insuffisants. Souvent, ces deux préoccupations font naître
des tensions.
Pour aider à dépasser ces mésententes, diverses suggestions ont été données
dans différents documents de l'Eglise. "Redemptor Missio" parle de la
nécessité pour les Instituts missionnaires "ad vitam" de retrouver le
sens de leur "vocation divine spéciale", manifesté dans un engagement
total à l'évangélisation qui engage toute la personne entière et qui demande un
don de soi sans limite d'énergie ni de temps (RM 65). Ces Instituts
entreprennent la tâche de l'Evangélisation qui est la responsabilité de toute
l'Eglise, comme leur tâche spéciale (AG, 23). Ils sont pour l'Eglise et ils doivent
l'enrichir de leurs caractères distinctifs, leur esprit particulier et leur
mission spécifique. Les gardiens de cette fidélité à l'esprit fondateur sont
les évêques eux-mêmes (RM, 66) Mutuae Ralationes, 14b,29.
Ces Instituts sont "absolument nécessaires" pour la vie de
l'Eglise (AG, 27). Ils ont une "validité permanente", puisque le
mandat missionnaire de l'Eglise est encore à ses débuts (RM, 1); Ils restent le
modèles de l'engagement missionnaire de l'Eglise qui a toujours besoin d'un don
de soi total et radical, d'efforts nouveaux et courageux. Au lieu de restés
intimidés par le doute, les incompréhensions, les rejets ou les persécutions,
ils devraient revivre la grâce et l'enthousiasme de leur charisme (RM, 66).
C'est la première urgence pour ces Instituts aujourd'hui.
Une seconde aide dont tout Institut missionnaire a besoin aujourd'hui pour
affronter ces tensions entre eux-mêmes et l'Evêque du lieu est donnée par le
Code , il dit que dans le cas où un Evêque confie un travail à un religieux, un
contrat doit être établi entre l'Evêque et le Supérieur compétent de
l'Institut. Ce contrat doit définir soigneusement et expressément, entre autres
choses, le travail à faire, les membres à y affecter et les arrangements
financiers (CIC 681, §2)
Ce Canon est le fruit d'une longue expérience. En 1969, le Dicastère
missionnaire tenait une Assemblée plénière de ses membres, précisément
consacrée à cette question du changement des relations entre les évêques du
diocèse et les Instituts religieux missionnaires. Suite à cette réunion de la
Plénière, la Congrégation publiait aussi une sorte de "Format
Suggestion" pour le contrat entre l'Ordinaire du lieu et l'Institut
missionnaire. Il y avait alors deux types de contrat. 1) le contrat simple
entre l'Institut et l'Ordinaire du lieu, tel qu'il est stipulé dans le CIC, can
681 §2 et 2)
le " contrat mandat": charge qui est donnée à un Institut par
l'autorité suprême de l'Eglise, (dans ce cas, le CEP) sur la demande de
l'évêque et l'acceptation de cette forme par l'Institut concerné, pour
collaborer avec et sous l'autorité du dit évêque dans un diocèse missionnaire
en accord avec les termes du contrat (Cf. "Nouvelles Instructions"
données par la Sacrée Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, Rome,
1969, pp. 4-5, Extrait de "Bibliografia Missionaria, XXXII (1968),
Enchiridion Vaticanum, vol 3 pp. 474-487
Le forme du contrat "mandat" a disparu aujourd'hui pour des
raisons pratiques, car l'expérience a montré que ce n'était pas un système
viable, étant donné la crise vocationnelle des Instituts missionnaires. Par
suite, le contrat simple entre l'autorité compétente d'un Institut dans le
diocèse et l'Evêque du lieu est le système que l'on a trouvé fonctionnel et
actuellement il fait partie de la Législation de l'Eglise, (Canon 681 §2)
Le "Format suggestion" du contrat simple de 1969, est maintenant
plus ou moins dépassé, et si vous souhaitez en trouver un qui soit à jour, je
suggérerais la forme qui a été publiée par la CISM (Cf. Notiziario CISM
luglio-Agosto 1986, n. 25)
5. Difficultés expérimentées par les Instituts de Droit
Diocésain
Une autre difficulté qui a suivi les changements concrets décrits dans la
première section de cette conférence est la situation concernant la
prolifération des Instituts de Droits diocésains
Elles ont surgi dans les territoires de mission ces dernières années à
cause de la brusque diminution des Circonscriptions Ecclésiastiques établies
sur le principe de "ius Commissionis" et du développement rapide des
hiérarchies établies dans les territoires qui dépendent de CEP. Quelques
Instituts missionnaires, au lieu d'accepter des recrues dans leur rangs, ont
préféré aider à la fondation d'Instituts "locaux" faits de personnes
qui s'assemblaient en de "Pieuses Unions" qui étaient érigées au bout
de quelques année, en Instituts de Droit Diocésain, dont les Constitutions
étaient approuvées par l'Ordinaire du lieu, après avoir été soumise, pour la
plupart à la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, pour examen,
observations et suggestions. Bien que tout Institut religieux doive se référer
maintenant au CIVCSVA pour tout ce qui concerne sa vie interne (Pastor Bonus,
90 §1; 105, 106 §1), la dite
Congrégation a demandé, par un accord, à la CEP de faire le "gros du
travail" ou le travail préliminaire qui entoure la naissance de ces
Instituts, comme un service à ce Dicastère, étant donné les longues années
d'expérience de la Propaganda dans la création de ces Instituts dans les terres
de mission.
Par le fait que les Ordinaires des diocèses n'avaient plus cette espèce de
contrôle qu'ils souhaitaient avoir sur les Instituts de Droit Pontifical,
spécialement sur ceux qui étaient chargés d'implanter l'Eglise dans leurs
territoires, ils ont commencé par établir et "fonder" des Instituts
de Droit Diocésain. En majorité, ce sont des Instituts de femmes, bien que
parfois il existe des Instituts d'hommes, généralement de Frères. Il y a aussi
des Instituts Séculiers et des Sociétés de Vie Apostolique, beaucoup de ces
derniers ont une finalité missionnaire (au Nigéria, "Missionary Society of
St Paul", The Korean Missionary Society, The Philippine Missionary
Society, The Pilar Society in India, etc.). Quelques uns se sont déjà étendus
dans d'autres diocèses, et éventuellement ils peuvent devenir des Instituts de
Droit Pontifical, à la suite des 15 Sociétés Missionnaires de Droit Pontifical
qui continuent de dépendre du CEP.
En tout cas, ces Instituts diocésains étaient souvent fondés sans la
préparation appropriée et sans la formation graduelle et pratique dont toute
nouvelle créature a besoin pour un développement sain et solide. Les
difficultés de ces Instituts qui ont été particulièrement signalées à la CEP
sont les suivantes:
Le manque
de finalité ou de but spécifique. Souvent, dans la pratique, ils ont comme
finalité "tout ce que les évêques souhaitent faire d'eux."
Le manque
de charisme et de spiritualité spécifique, qui sont comme une source
d'énergie et de dynamisme pour les activités apostoliques qu'ils
entreprennent
Le manque
d'une formation solide, juste et appropriées aux structures et à la
discipline que l'Eglise attend des Instituts de Vie Consacrée et des
Sociétés de Vie Apostolique
Une
ingérence indue de la part des Evêques qui ont établi ces Associations.
C'est l'Evêque qui nomme les Supérieurs, qui fait les affectations de
membres, spécialement ceux qui seront envoyés aux études. C'est l'Evêque
qui contrôle les finances de ces Instituts, et le montant de la somme que
les membres recevront des paroisses où ils travaillent ou du fonds du
diocèse qu'il tient en main. Cette situation à son tour engendre d'autres
difficultés vécues par ces Instituts ou Associations.
Un manque
de stabilité financière et conséquemment le manque d'une juste et
nécessaire autonomie interne que ces Instituts et Associations devraient
avoir selon la Loi de l'Eglise. Souvent, les propres maisons de ces
Instituts appartiennent au diocèse et les Instituts n'ont pas de
personnalité juridique distincte de celle du diocèse.
Un manque
d'une certaine discipline commune qui aiderait l'Institut à devenir une
communauté authentique avec ses observances et ses traditions et qui
rendrait les changements d'une maison à une autre plus aisés et moins
traumatisants pour les communautés locales qui les reçoivent.
Enfin,
dans différents domaines de l'activité apostolique, souvent il y a un
manque d'une adéquate formation professionnelle des membres, une formation
qui leur donnerait à la fois un certain standing, une acceptabilité, une
assurance dans la Société et dans l'Eglise et les permette de devenir de
plus en plus financièrement indépendants du contrôle direct de l'Evêque du
lieu.
A la suite de ces difficultés, il n'est pas du tout surprenant qu'un bon
nombre de ces Associations ou Instituts n'aient jamais prospéré; et que par
conséquent leur service pour le besoin de l'Eglise, pour le projet pastoral du
diocèse et pour le témoignage que la Vie Consacrée est supposé offrir à
l'Eglise comme tâche première d'évangélisation laisse beaucoup à désirer. (VC
76)
Que peuvent faire les Supérieurs majeurs pour réduire ces
difficultés des dits Instituts diocésains.
Peut-être
la première assistance que vous pouvez donner pour aider à guider le
développement de ces jeunes et nouveaux Instituts est de rester en bon
termes, et même en étroite relation avec l'Evêque du lieu. C'est un pas
préliminaire mais combien important comme le fondement de toute autre
assistance que vous pourrez donner.
Lorsque
vous voyez ces Instituts se constituer, n'hésitez pas à offrir l'aide de
quelques membres de votre Institut aux évêques des diocèses dans leur
formation: pour les confessions, les cours sur différents aspects de la
vie religieuse ou la quasi-formation religieuse.
Aux étapes
initiales de l'Institut, offrir quelques uns de vos meilleurs membres comme
formateurs ou supérieurs.
Aide pour
la préparation professionnelle, incluant celle de la formation, de la part
de quelques membres de vos propres maisons de formation en terre de
mission ou en Europe ou en Amérique ( au moins pour le logement, s'ils fréquentent
les classes ailleurs) Ceci devrait être fait avec un arrangement propre (
e.g. qu'ils collaborent dans la maison comme les membres ordinaires de
l'Institut, et peut-être des normes claires regardant la santé, les soins
dentaires, les vacances, etc. Bref, vivre en totale harmonie avec les
religieux de l'Institut qui reçoivent ces personnes. De telle pratique les
aiderait à acquérir le sens de la dignité, de l'estime de soi, des
indispensables compétences dont ils ont besoin; cela entretiendrait en eux
le sens de la communauté et de la responsabilité que l'on doit à la
communauté.
Assurances
que vous n'accepterez pas ces membres dans votre propre Institut sans
raisons spéciales qui seront aussi acceptables par l'Ordinaire du lieu
concerné.
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