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Fra Agostino Gardin, OFM conv.
La miss. ad gentes dans la vie de nos inst. groupe ordres mend.-conv.

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LA MISSION AD GENTES
DANS LA VIE DE NOS INSTITUTS
GROUPE ORDRES MENDIANTS-CONVENTUELS

Prémisse : précisions sur la physionomie du groupe

Ce groupe rassemble les 15 Ordres adhérant à l’USG qui portent le nom de Ordres mendiants. Leur fondation - sauf erreur, et abstraction faite des réformes - si situent pratiquement entre la fin du XII siècle et du XVI siècle, surtout au XIII siècle.

En s’en tenant aux données de l ’Annuario Pontificio, ils regroupent un total de 55.837 religieux (dont 34.642 franciscains)

Au termemendiants ", qui pratiquement caractérise leur fondation, mais moins leur physionomie actuelle, on a ajouté le termeconventuels " car cela semble mieux caractériser leur identité actuelle. Le terme ne se réfère pas au " conventualisme " comme une manière diverse d’interpréter et de pratiquer les Règles vis à vis de l’observance " ou aux divers types de réformes (ce phénomène lié aux siècles passés est cristallisé désormais, avec peu d’influence sur l’identité actuelle), mais au fait que les religieux membres de ces Ordres, appelés plutôtfrati ", vivent dans les couvents et non dans les monastères (religieux de vie contemplative) ou dans les maisons religieuses (religieux nés exclusivement avec une finalité apostolique et/ou diaconale).

Le termeconventuels " semble accentuer aussi la dimension communautaire de leur vie (conventus de convenire), où la prière commune et les autres engagements communautaires sont considérés de grande importance. Ainsi dans ces Ordres, la vie fraternelle en communauté constitue un élément que l’on tient particulièrement présent au moment où ils s’adonnent aussi à des activités apostoliques.

Peut-être il peut se faire que la caractéristique de ces Ordres (ou d’une grande partie d’entre eux) est de chercher à mieux harmoniser autant que possible les trois dimensions fondamentales de la vie religieuse, présentées dans Vita Consecrata (Confessio Trinitatis, signum fratenitatis, servitium caritatis), sans " glisser " ni dans le monde, ni dans le style propre aux Ordres contemplatifs (aujourdhui, danger plus éloigné), ni dans celui des Instituts de vie active, pastorale ou diaconale (aujourdhui, danger plus proche).

Idées pour reflexion-evaluation sur le thème " La mission ad gentes dans la vie de nos Instituts.

A la lumière des précisions données ci-dessus, si on les partage, je signale maintenant quelques problématique tout en posant quelques questions.

    Approche de la missio ad gentes de la part du votre Ordre.
      On peut qualifier de grande, moyenne, modeste, insuffisante la disponibilité à travailler dans la mission ad gentes. Lequel de ces adjectifs s’applique à votre Ordre ? Dans l’existence, plutôt longue, de nos Ordres, y eut-il diverses approches de la mission ad gentes, ou des manières différents de la comprendre et de s’y référer ? Les quelles ? Quelle influence a aujourdhui dans l’Ordre l’engagement dans la mission ad gentes
    Mission ad gentes et charisme spécifique
      Quelle influence avaient les activités missionnaires ad gentes dans l’élaboration du charisme spécifique de l’ordre tout au long de son histoire ? Quel style missionnaire retire-t-on du charisme spécifique de l’Ordre ? L’applique-t-on à toutes les missions ad gentes ? Quelles sont le difficultés rencontrées ? Plus spécifiquement: quelles difficultés rencontre-t-on dans les relations avec les Eglises locales dans les territoires de missions ad gentes ? Respectent-elles et comprennent elles le charisme propre? Là ou l’Ordre a été appelé à réaliser la plantatio Ecclesiae, l’identité religieuse en a-t-elle été affectée (par exemple: y eut-il un nivellement des religieux, transformés en prêtres diocésains. Nos Ordres comprennent aussi beaucoup de frères non prêtres. Quel espace y a-t-il pour eux dans la missio ad gentes ? Trouvent - ils la manière d’expliquer leur identité ? Les Nouvelles Eglises ont-elles tendance à les regarder comme des religieux de catégorie inférieure ? Quelles activités pastorales ou diaconales sont plus conformes à votre charisme propre dans la mission ad gentes ? Y a-t-il une manière de l’assumer avec facilité ou bien est-on contraint d’y renoncer pour assumer des engagements pastorales classiques, surtout en paroisse , même moins adaptés au charisme ? Comment valoriser l’apport des diverses cultures au charisme même de l’Ordre ? Jusqu’à quel point peut-on accepter les diverses interprétations et actualisations du charisme, au nom des différentes cultures ?
    Mission ad gentes et Vie communautaire
      La dimension communautaire est particulièrement implorante dans nos ordres. La Missio ad gentes la permet-elle ? la favorise-t-elle ? ou l’endommage-t-elle ? La perception des valeurs du " vivre en fraternité " peut varier d’une culture à une autre. Quels problèmes se créent dans les diverses missions par rapport à l’actualisation de telles valeurs ? Y a-t-il un pluralisme dans la façon de comprendre la fraternité ? Est-ce positif ou négatif ? Vita Consecrata insiste à indiquer que la vie fraternelle elle-même est une forme d’évangélisation. Cela devra être vrai surtout pour nos Ordres. Cette forme d’évangélisation est-elle réalisable ou illusoire ou trop idéaliste ? Y a-t-il des expériences intéressantes à ce sujet ? Une activité particulière qui peut caractériser notre présence en terre de missio ad gentes, et qui est liée à notre style fraternel, est le dialogue interreligieux. Y a-t-il des possibilités dans ce domaine?
    Missio ad gentes et formation
      La préparation de ceux qui vont en missio ad gentes est importante. Quelles initiatives nos Ordres prennent-ils à ce sujet ? Quelles difficultés rencontrent-ils ? En réalisant la Plantatio Ordinis dans les territoires des missio ad gentes quelles sont les principales difficultés ? Quant le leadership d’un territoire donné passe des missionnaires aux autochtones; quels sont les problèmes qui surviennent ? Comment les affronte-t-on ? Le frère engagé dans la missio ad gentes a besoin de temps adéquat de " recharge " ou de formation permanente. Ce temps est-il donné ? Que lui offre-t-on ? Y a-t-il des expériences intéressantes de formation permanente pour les missionnaires ?




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