Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText
Ioannes Paulus PP. II
Apostolos suos

IntraText CT - Lecture du Texte

  • II L'UNION COLLÉGIALE DES ÉVÊQUES
    • 12
Précédent - Suivant

Cliquer ici pour désactiver les liens aux concordances

12. Lorsque les Évêques d'un territoire exercent conjointement certaines fonctions pastorales pour le bien de leurs fidèles, cet exercice conjoint du ministère épiscopal applique concrètement l'esprit collégial (affectus collegialis),(51) qui « est l'âme de la collaboration entre les Évêques sur le plan régional, national ou international ».(52) Toutefois il ne revêt jamais la nature collégiale propre aux actes de l'ordre des Évêques en tant que sujet de l'autorité suprême sur toute l'Église. En effet, la relation des Évêques avec le Collège épiscopal est nettement différente de leur relation avec les organismes formés pour l'exercice commun mentionné ci-dessus de certaines fonctions pastorales.

La collégialité des actes du corps épiscopal est liée au fait que l'« on ne peut concevoir [l'Église universelle] comme la somme des Églises particulières ou comme une fédération d'Églises particulières ».(53) « Elle n'est pas le résultat de leur communion, mais elle est, dans son mystère essentiel, une réalité ontologiquement et chronologiquement préalable à toute Église particulière singulière ».(54) De même, le Collège épiscopal ne doit pas être compris comme la somme des Évêques à qui sont confiées les Églises particulières, ni le résultat de leur communion, mais, en tant qu'élément essentiel de l'Église universelle, il est une réalité antérieure à la charge d'être tête de l'Église particulière.(55) En effet, le pouvoir du Collège épiscopal sur toute l'Église n'est pas constitué par la somme des pouvoirs exercés individuellement par les Évêques dans leurs Églises particulières; il s'agit d'une réalité antérieure à laquelle participent les Évêques, qui ne peuvent agir pour toute l'Église sinon collégialement. Seul le Pontife romain, chef du Collège, peut exercer personnellement le pouvoir suprême sur l'Église. En d'autres termes, « la collégialité épiscopale, au sens propre ou strict, n'appartient qu'au Collège épiscopal tout entier, lequel, comme sujet théologique, est indivisible ».(56) Et c'est là la volonté expresse du Seigneur.(57) Il ne faut toutefois pas entendre le pouvoir comme une domination, au contraire la dimension de service lui est essentielle, car elle vient du Christ, le bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis.(58)




51) Cf. ibid., n. 23.



52) Assemblée générale extraordinaire du Synode des Évêques (1985), Rapport final (7 décembre 1985), II, C, 4: La Documentation catholique 83 (1986), p. 40.



53) Jean-Paul II, Discours aux Évêques des États-Unis d'Amérique (16 septembre 1987), n. 3: La Documentation catholique 84 (1987), p. 964.



54) Congr. pour la Doctrine de la Foi, Lettre Communionis notio (28 mai 1992), n. 9.



55) Entre autres, comme il est évident pour tous, il y a de nombreux Évêques qui, tout en exerçant des tâches proprement épiscopales, ne sont pas à la tête d'une Église particulière.



56) Jean-Paul II, Discours à la Curie romaine (20 décembre 1990), n. 6: AAS 83 (1991), p. 744.



57) Cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 22.



58) Cf. Jn 10,11.






Précédent - Suivant

Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText

Best viewed with any browser at 800x600 or 768x1024 on Tablet PC
IntraText® (V89) - Some rights reserved by EuloTech SRL - 1996-2007. Content in this page is licensed under a Creative Commons License