13.
Les regroupements d'Églises
particulières ont avec les Églises qui les composent une relation correspondant
au fait qu'ils sont fondés sur les liens de traditions communes de vie
chrétienne et d'enracinement de l'Église dans des communautés humaines unies
par la langue, la culture et l'histoire. Cette relation est très différente du
rapport d'intériorité mutuelle de l'Église universelle avec les Églises
particulières.
De manière similaire, les organismes formés
par les Évêques d'un territoire (pays, région, etc.) et les Évêques qui les
composent sont dans une relation qui, tout en ayant une certaine ressemblance,
est en réalité bien différente de celle du Collège épiscopal et des Évêques
individuellement. La validité et le caractère d'obligation des actes du
ministère épiscopal exercé conjointement au sein des Conférences épiscopales et
en communion avec le Siège apostolique découle du fait que ce dernier a
constitué ces organismes et leur a confié, en se fondant sur le pouvoir sacré
des Évêques personnellement, des compétences précises.
L'exercice conjoint de certains actes du
ministère épiscopal sert à mettre en œuvre la sollicitude de chaque Évêque pour
toute l'Église qui s'exprime de manière significative dans l'aide fraternelle
apportée aux autres Églises particulières, spécialement les plus proches et les
plus pauvres,(59) et qui se traduit par ailleurs dans la mise en commun
avec les autres Évêques de la même zone géographique d'efforts et d'objectifs
pour faire progresser le bien commun et celui de chaque Église.(60)
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