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Le dimanche
95. Le "jour du
Seigneur", en tant que "jour de fête primordial" et "fondement
et noyau de toute l’Année liturgique", ne doit pas être subordonné aux
manifestations de la piété populaire. Il est évident que les pieux
exercices sont célébrés en prenant le dimanche comme point de référence
chronologique.
Pour le bien pastoral des fidèles,
il est licite de reporter au dimanche "per annum" les célébrations du
Seigneur, ou en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie ou des Saints dont la
date coïncide avec un jour de semaine, dans la mesure où les fidèles font
preuve d’une piété particulière à leur égard et à condition qu’elles aient la
primauté sur le dimanche lui-même.
Puisque les traditions populaires
et culturelles risquent de prendre le pas sur la célébration du dimanche, ce
qui aurait pour effet de nuire à l’esprit chrétien qui caractérise cette
dernière, "dans ces cas, il faut parler clairement, dans la catéchèse et
des interventions pastorales opportunes, en écartant ce qui est inconciliable
avec l’Évangile du Christ. Mais il ne faut pas oublier que de telles traditions
- et cela vaut analogiquement pour de nouvelles propositions culturelles de la
société civile - ne sont souvent pas dépourvues de valeurs qui s’harmonisent
sans difficulté avec les exigences de la foi. Il appartient aux Pasteurs
d’opérer un discernement qui sauvegarde les valeurs présentes dans la culture
d’un contexte social déterminé, et surtout dans la religiosité populaire,
faisant en sorte que la célébration liturgique, notamment celle des dimanches
et des fêtes, n’en souffre pas mais en tire plutôt avantage".
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