|
Le temps ordinaire
La solennité de la Très Sainte Trinité
157. L’Église célèbre
la solennité de la Très Sainte Trinité le dimanche après la Pentecôte. À la fin
du Moyen Âge, la dévotion croissante des fidèles à l’égard du mystère de Dieu
Un et Trine, qui, depuis l’époque carolingienne, avait occupé une place
importante dans le domaine de la piété privée et avait donné naissance à
diverses expressions de la piété liturgique, incita Jean XXII à étendre, en
1334, la fête de la Trinité à toute l’Église latine. Cette décision eut
à son tour une influence déterminante dans l’apparition et le développement de
certains pieux exercices.
En ce qui concerne les diverses
formes qu’emprunte la piété populaire pour évoquer l’incomparable Trinité, qui
est "le mystère central de la foi et de la vie chrétienne", il est
sans doute moins important de présenter tel ou tel pieux exercice en
particulier, que de souligner à leur propos que toute forme authentique de
piété chrétienne doit avoir pour référence incontournable le seul vrai Dieu Un
et Trine, c’est-à-dire "le Père tout-puissant et son Fils unique et
l’Esprit Saint". Tel est le mystère de Dieu, qui a été révélé dans le Christ
et par le Christ. Telle est sa manifestation dans l’histoire du salut.
Celle-ci, en effet, n’est autre que "l’histoire de la voie et des moyens
par lesquels le Dieu vrai et unique, Père, Fils et Saint-Esprit, se révèle, se
réconcilie et s’unit les hommes qui se détournent du péché".
Il existe effectivement un grand
nombre de pieux exercices qui ont un aspect et une dimension trinitaire. La
plus grande partie d’entre eux débutent avec le signe de la croix, accompagné
des paroles: "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit"; or c’est
cette même forme qui est employée lors du baptême des disciples de Jésus (cf.
Mt 28, 19), au moment où commence pour chacun d’entre eux une vie de communion
intime avec Dieu, en tant que fils du Père, frères du Fils incarné et temples de
l’Esprit Saint. D’autres pieux exercices, qui adoptent des formes semblables à
celles de l’actuelle Liturgie des Heures, s’ouvrent en rendant "Gloire au
Père, au Fils et au Saint-Esprit". D’autres encore s’achèvent par la
bénédiction donnée au nom des trois Personnes divines. Et il existe aussi de
nombreux exercices qui, en s’inspirant du schéma typique de la prière
liturgique, sont adressés "au Père par le Christ et dans l’Esprit",
et présentent donc des formules doxologiques inspirées des textes liturgiques.
158. Le culte
représente le dialogue de Dieu avec l’homme par le Christ et dans l’Esprit
Saint; une telle affirmation est déjà présente dans la première partie de ce
Directoire. Il est donc nécessaire que l’orientation trinitaire soit aussi un
élément constant de la piété populaire. Ainsi, il convient d’aider les fidèles
à prendre conscience que les pieux exercices en l’honneur de la bienheureuse
Vierge Marie, des Anges et des Saints ont comme finalité ultime le Père, de qui
tout procède et vers qui tout conduit; de même que le Fils, le Verbe incarné,
mort et ressuscité, unique médiateur (cf. 1 Tm 2, 5), sans lequel il est
impossible d’accéder au Père (cf. Jn 14, 6), et enfin l’Esprit Saint, seule
source de grâce et de sanctification. Il est important d’écarter le risque
d’entretenir l’idée d’une "divinité" qui fasse abstraction des
Personnes Divines.
159. Parmi les pieux
exercices qui s’adressent directement à Dieu Un et Trine, il est important de
mentionner, en plus de la brève doxologie (Gloire au Père et au Fils et au
Saint-Esprit) et de la doxologie développée (Gloire à Dieu au plus haut
des cieux...), le Trisagion biblique (Saint, Saint, Saint),
et liturgique (Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous),
très répandu en Orient et dans certains pays, ordres et congrégations de
l’Occident.
Le Trisagion liturgique, qui s’inspire d’autres chants composés à
partir du Trisagion biblique - comme, par exemple, le Sanctus de
la célébration eucharistique, de l’hymne du Te Deum, et des Impropères
du rite de l’adoration de la Croix du Vendredi Saint, qui proviennent
eux-mêmes de Isaïe 6, 3 et de Apocalypse 4, 8 -, est un pieux exercice durant
lequel les participants prient, unis aux puissances angéliques, en glorifiant
de façon réitérée le Dieu Saint, Fort et Immortel, avec des expressions de
louange tirées de la divine Écriture et de la Liturgie.
La solennité du Corps et du Sang du Seigneur (la Fête-Dieu)
160. Le jeudi qui
suit la solennité de la Très Sainte Trinité, l’Église célèbre la solennité du
Très Saint Corps et Sang du Seigneur. La Fête-Dieu, étendue à toute l’Église
par le pape Urbain IV, en 1264, constitua, d’une part, une réponse de la foi et
du culte aux doctrines hérétiques concernant le mystère de la présence réelle
du Christ dans l’Eucharistie, et, d’autre part, elle représenta le couronnement
d’un mouvement de dévotion ardente envers l’incomparable Sacrement de l’autel.
La piété populaire participa donc activement au processus qui aboutit à
l’institution de la fête du Corpus Domini; et cette dernière, à son
tour, fut la cause et le motif de l’apparition de nouvelles formes de piété
eucharistique dans le peuple de Dieu.
Pendant des siècles, la célébration du Corpus Domini fut le
principal point de convergence de la piété populaire avec l’Eucharistie. Aux
XVI et XVII siècles, la foi, ravivée par la nécessité de réagir contre les
négations du mouvement protestant, et la culture - c’est-à-dire les arts, la
littérature et le folklore - ont toutes deux concouru à rendre les multiples
expressions de la piété populaire envers le mystère de l’Eucharistie à la fois
particulièrement vivantes et significatives.
161. La dévotion
eucharistique, qui est tellement enracinée dans le peuple de Dieu, doit
toutefois être éduquée, afin de mettre en évidence ces deux réalités
fondamentales:
- la Pâque du Seigneur est le point de référence suprême de la piété
eucharistique; la Pâque chrétienne, est, de fait, selon l’enseignement des
Pères, la fête de l’Eucharistie, tout comme, inversement, l’Eucharistie est avant
tout la célébration du mystère pascal, constitué par la Passion, la Mort et la
Résurrection de Jésus;
- toute forme de dévotion eucharistique a une relation intrinsèque avec le
Sacrifice eucharistique, soit parce qu’elle est une préparation à sa célébration,
soit parce qu’elle constitue un prolongement des aspects cultuels et
existentiels présents dans cette même célébration.
Le Rituel Romain déclare à ce propos: "Lorsque les fidèles
adorent le Christ présent dans le Sacrement, ils doivent se rappeler que cette
présence dérive du sacrifice et tend à la communion sacramentelle en même temps
que spirituelle".
162. La procession de
la solennité du Corps et du Sang du Christ est en quelque sorte la "forme
typique" des processions eucharistiques. Elle constitue, en effet, un
prolongement de la célébration de l’Eucharistie: aussitôt après la Messe,
l’Hostie, qui a été consacrée pendant la célébration, est portée en procession
en dehors de l’église afin que le peuple chrétien "rende un témoignage
public de foi et de piété envers le Saint-Sacrement".
Les fidèles comprennent et manifestent une grande estime pour les valeurs
exprimées dans la procession du Corpus Domini: ils prennent conscience
qu’ils font partie de ce "peuple de Dieu", qui chemine avec son Seigneur,
et qui proclame sa foi en celui qui est vraiment le "Dieu-avec-nous".
Toutefois, il est nécessaire que
les normes qui régissent le déroulement des processions eucharistiques soient
observées, en particulier celles qui garantissent la dignité et le respect dû
au Saint-Sacrement; de même, il est tout aussi nécessaire que les éléments
typiques de la piété populaire, comme l’ornementation des rues et des fenêtres,
l’hommage floral, les autels où sera déposé le Saint-Sacrement durant les
haltes de la procession, les chants et les prières, "visent à ce que tous
manifestent leur foi au Christ et ne s’occupent que du Seigneur", en
écartant toutes formes de compétition.
163. Les processions
eucharistiques se concluent ordinairement avec la bénédiction du Saint-Sacrement.
Dans le cas spécifique de la
procession du Corpus Domini, la bénédiction constitue la conclusion
solennelle de la procession tout entière: la bénédiction habituelle du prêtre
est remplacée par la bénédiction du Saint-Sacrement.
Il est important que les fidèles comprennent que la bénédiction du
Saint-Sacrement n’est pas une forme de piété eucharistique qui se suffirait à
elle-même, mais qu’elle constitue la conclusion d’une célébration cultuelle
suffisamment prolongée. La norme liturgique interdit donc
"l’exposition faite uniquement pour donner la bénédiction".
L’adoration du Saint-Sacrement
164. L’adoration du
Saint-Sacrement est une expression du culte chrétien envers l’Eucharistie, qui
est particulièrement répandue, et que l’Église recommande vivement aux Pasteurs
et aux fidèles.
Sa forme primitive peut être reliée à l’adoration qui suit la célébration
de la Messe in Cena Domini du Jeudi Saint, devant les saintes Espèces
déposées au reposoir. Cette adoration constitue une expression très élevée de
la relation qui existe entre la célébration du mémorial du sacrifice du
Seigneur et sa présence permanente dans les Espèces consacrées. La
conservation des saintes Espèces, qui est motivée avant tout par la nécessité
de pouvoir en disposer dans le but d’administrer le Viatique aux malades, a
fait naître chez les fidèles l’habitude tout à fait louable de se recueillir
devant le tabernacle pour adorer le Christ présent dans le Saint-Sacrement.
En effet, "la foi en la présence réelle conduit connaturellement à la
manifestation extérieure et publique de cette même foi. (...) Aussi, la piété
qui pousse les fidèles à se rendre près de la sainte Eucharistie les
entraîne-t-elle à participer plus profondément au mystère pascal et à répondre
avec reconnaissance au don de Celui qui, par son humanité, ne cesse de répandre
la vie divine dans les membres de son Corps. Demeurant près du Christ Seigneur,
ils jouissent de l’intimité de sa familiarité et, près de lui, ils lui ouvrent
leur cœur pour eux-mêmes et pour tous les leurs, prient pour la paix et le
salut du monde. Offrant leur vie entière au Père avec le Christ dans
l’Esprit Saint, ils puisent à cet admirable échange une augmentation de leur
foi, de leur espérance et de leur charité. Ils nourrissent donc ainsi les
vraies dispositions leur permettant, avec la dévotion convenable, de célébrer
le Mémorial du Seigneur et de recevoir fréquemment ce Pain qui nous est donné
par le Père".
165. L’adoration du
Saint-Sacrement, vers laquelle convergent des formes liturgiques et des
expressions de la piété populaire, dont il est difficile de déterminer les
limites, peut revêtir diverses modalités:
- la simple visite du
Saint-Sacrement présent dans le tabernacle est une rencontre de courte durée
avec le Christ, inspirée par la foi dans sa présence, et caractérisée par la
prière silencieuse.
- l’adoration du Saint-Sacrement
exposé, selon les normes liturgiques, dans l’ostensoir ou la pyxide, pour une
durée brève ou prolongée;
- l’adoration désignée sous le nom
d’Adoration perpétuelle, ainsi que celle dite des Quarante Heures, qui
mobilisent une communauté religieuse tout entière, ou une association
eucharistique, ou encore une communauté paroissiale, et qui sont des occasions
de mettre en valeur de nombreuses expressions de la piété eucharistique.
Pendant ces moments d’adoration, il
conviendra d’aider les fidèles à recourir à la Sainte Écriture, qui est un
livre de prières incomparable, à employer des chants et des prières adaptés, à
se familiariser avec quelques éléments simples de la Liturgie des Heures, à
suivre le rythme de l’Année liturgique, et à demeurer dans la prière
silencieuse. Ils comprendront ainsi progressivement qu’ils ne doivent pas
insérer des pratiques de dévotion en l’honneur de la Vierge Marie et des Saints
durant l’adoration du Saint-Sacrement. Toutefois, à cause du lien étroit qui
unit Marie au Christ, la méditation des mystères de l’Incarnation et de la
Rédemption du Rosaire peut contribuer à donner à la prière une orientation
profondément christologique.
Le Sacré-Cœur de Jésus-Christ
166. Le vendredi qui
suit le deuxième dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la solennité du
Sacré-Cœur de Jésus. De nombreuses expressions de piété, qui s’ajoutent à la
célébration liturgique, s’adressent au Cœur du Christ. Il ne fait aucun doute,
en effet, que, parmi les expressions de la piété ecclésiale, la dévotion au
Cœur du Sauveur a été et demeure l’une des plus répandues et des plus estimées.
L’expression "Cœur de Jésus", entendue dans le sens contenu dans
la divine Écriture, désigne le mystère même du Christ, c’est-à-dire la totalité
de son être, ou le centre intime et essentiel de sa personne: Fils de Dieu,
sagesse incréée; Amour infini, principe du salut et de sanctification pour
toute l’humanité. Le "Cœur du Christ" s’identifie au Christ lui-même,
Verbe incarné et rédempteur; dans l’Esprit Saint, le Cœur de Jésus est orienté,
par nature, avec un amour infini à la fois divin et humain, vers le Père et
vers les hommes, ses frères.
167. La dévotion au Cœur du
Christ a des fondements solides dans la Sainte Écriture, ainsi que les Pontifes
Romains l’ont souvent rappelé.
Jésus, qui ne fait qu’un avec le
Père (cf. Jn 10, 30), invite ses disciples à vivre en communion intime avec
lui, à accueillir sa personne et ses paroles comme des références normatives
qui doivent inspirer leurs propres comportements, et il se révèle comme un
maître "doux et humble de cœur" (Mt 11, 29). Il est possible
d’affirmer que, en un certain sens, la dévotion au Cœur du Christ est l’expression
cultuelle de ce regard que, selon la parole prophétique et évangélique, toutes
les générations chrétiennes portent vers Celui qui a été transpercé (cf. Jn 19,
37; Za 12, 10), c’est-à-dire vers le Cœur du Christ, transpercé par la lance,
d’où jaillirent le sang et l’eau (cf. Jn 19, 34), qui sont les signes de
"l’admirable Sacrement de toute l’Église".
De même, le texte johannique, qui
narre la scène où le Christ montre ses mains et son côté à ses disciples (cf.
Jn 20, 20), et celle qui présente la demande, que Thomas adresse au Christ, de
pouvoir étendre sa main pour la placer dans son côté (cf. Jn 20, 27), a exercé
une influence importante sur l’origine et le développement de la piété envers
le Sacré-Cœur de la pert des fidèles de l’Église.
168. Ces textes et d’autres
encore, qui présentent le Christ comme l’Agneau pascal, certes immolé, mais
aussi victorieux (cf. Ap 5, 6), ont fait l’objet d’une méditation assidue de la
part des Saints Pères, qui en dévoilèrent les richesses doctrinales, et qui,
dès lors, invitèrent les fidèles à approfondir le mystère du Christ en entrant
par la porte ouverte de son Cœur. Ainsi, saint Augustin déclare: "l’entrée
est accessible grâce au Christ qui en est la porte. Celle-ci s’est ouverte pour
toi aussi, quand son Cœur fut ouvert par la lance. Souviens-toi de ce qui en
jaillit, et choisis donc par où tu peux entrer. Du côté du Seigneur qui mourait
sur la croix, le sang et l’eau jaillirent, au moment où son Cœur fut ouvert par
la lance. L’eau te procure la
purification et le sang la rédemption".
169. Le Moyen Âge a
été une époque particulièrement féconde pour le développement de la dévotion
envers le Sacré-Cœur du Sauveur. Des hommes célèbres pour leur sainteté et leur
doctrine, comme saint Bernard († 1153) et saint Bonaventure († 1274), et des
mystiques comme sainte Lutgarde († 1246), sainte Mathilde de Magdebourg (†
1282), les saintes religieuses Mathilde († 1299) et Gertrude († 1302) du
monastère de Helfte, Ludolphe de Saxe († 1378), sainte Catherine de Sienne (†
1380) approfondirent le mystère du Cœur du Christ, en qui ils virent un
"refuge", auprès duquel il est possible de refaire ses forces, le
foyer de la miséricorde, le lieu de la rencontre avec Jésus, le Sauveur, la
source de l’amour infini du Seigneur, la fontaine d’où surgit l’eau vive du
Saint-Esprit, la vraie terre promise et le véritable paradis.
170. À l’époque
moderne, le culte rendu au Cœur du Sauveur connut de nouveaux développements.
En un temps marqué par le jansénisme, qui insistait sur les rigueurs de la
justice divine, la dévotion au Cœur du Christ constitua une antidote efficace,
qui contribua à susciter chez les fidèles l’amour du Seigneur et la confiance
dans son infinie miséricorde, dont le Cœur est à la fois le gage et le symbole.
Parmi les nombreux saints et saintes qui ont été des apôtres insignes de la
dévotion du Sacré-Cœur, il convient de citer: saint François de Sales († 1622),
qui adopta comme norme de vie et d’apostolat l’attitude fondamentale, qui est
celle du Cœur du Christ, caractérisée par l’humilité, la mansuétude (cf. Mt 11,
29), l’amour tendre et miséricordieux; sainte Marguerite-Marie Alacoque (†
1690), à qui le Seigneur dévoila à plusieurs reprises les richesses de son
Cœur; saint Jean Eudes († 1680), qui promut le culte liturgique du Sacré-Cœur;
saint Claude la Colombière († 1682) et saint Jean Bosco († 1888).
171. Les formes de dévotions
au Cœur du Sauveur sont très nombreuses; certaines ont été explicitement
approuvées et fréquemment recommandées par le Siège Apostolique. Parmi ces
dernières, on peut citer:
- la consécration personnelle, qui, selon Pie XI, "parmi toutes
les pratiques se référant au culte du Sacré-Cœur, est sans conteste la
principale d’entre elles";
- la consécration de la famille, qui permet au foyer familial, tout en
étant déjà associé au mystère d’unité et d’amour entre le Christ et l’Église en
vertu du sacrement de mariage, de s’offrir sans partage au Seigneur afin qu’il
puisse régner dans le cœur de chacun de ses membres;
- les Litanies du Cœur de Jésus, approuvées en 1891 pour toute
l’Église, dont l’inspiration est éminemment biblique, et qui ont été enrichies
par l’octroi d’indulgences.
- l’acte de réparation est une prière formulée par le fidèle, qui,
en se souvenant de la bonté infinie du Christ, désire implorer sa miséricorde
et réparer les nombreuses et diverses offenses qui blessent son Cœur rempli de
douceur.
- La pratique des neuf premiers vendredis du mois, qui a pour
origine la "grande promesse" faite par Jésus à sainte
Marguerite-Marie Alacoque. À une époque où la communion sacramentelle des
fidèles était très rare, la pratique des neuf premiers vendredis du mois
contribua d’une manière significative à la reprise de la pratique plus
fréquente des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie. À notre époque,
la dévotion des neuf premiers vendredis du mois, si elle est pratiquée d’une
manière adéquate sur le plan pastoral, peut encore apporter des fruits
spirituels indéniables. Il reste qu’il est nécessaire que les fidèles soient
convenablement instruits sur les points suivants: tout d’abord, il convient de
ne pas pratiquer cette dévotion avec une confiance qui ressemblerait plutôt à
de la vaine crédulité, car, dans l’ordre du salut, une telle attitude a pour
effet de supprimer les exigences incontournables, qui dérivent d’une foi
vivante, et de détourner l’attention du fidèle de l’obligation de mener une vie
conforme à l’Évangile; ensuite, il faut réaffirmer la place absolument
prédominante du dimanche, le "jour de fête primordial", qui doit être
marqué par la pleine participation des fidèles à la célébration eucharistique.
172. La dévotion à
l’égard du Sacré-Cœur constitue, dans l’histoire, une expression majeure de la
piété de l’Église envers le Christ Jésus, son Époux et son Seigneur; elle comporte
une attitude fondamentale constituée par la conversion et la réparation,
l’amour et la gratitude, l’engagement apostolique et la consécration au Christ
et à son œuvre de salut. C’est pourquoi le Siège Apostolique et les Évêques la
recommandent et en promeuvent le renouveau dans ses expressions linguistiques
et iconographiques, dans la prise de conscience de ses racines bibliques et de
sa relation avec les principales vérités de la foi, et dans l’affirmation du
primat de l’amour envers Dieu et le prochain, en tant que contenu essentiel de
la dévotion elle-même.
173. La piété
populaire tend à identifier une dévotion avec sa représentation iconographique.
Ce phénomène, qui est normal, a sans doute des aspects positifs, mais il peut
aussi donner lieu à quelques inconvénients: un modèle iconographique, qui ne
correspond plus au goût des fidèles, peut conduire à une dépréciation de
l’objet même de la dévotion, indépendamment de son fondement théologique et des
éléments qui constituent son contenu historico-salvifique.
Ce fait a pu être vérifié dans le domaine de la dévotion à l’égard du
Sacré-Cœur: certaines images picturales, parfois mièvres, s’avèrent inadaptées
pour exprimer la solidité du contenu théologique de cette dévotion, et elles
n’encouragent donc pas les fidèles à s’approcher du mystère du Cœur du Sauveur.
À notre époque, la tendance à représenter le Sacré-Cœur au moment de la
Crucifixion est bien accueillie, parce que cette image exprime au plus haut
degré l’amour du Christ. Le Sacré-Cœur s’identifie au Christ crucifié, dont le
côté, ouvert par la lance, laisse jaillir le sang et l’eau (cf. Jn 19, 34).
Le Cœur Immaculé de Marie
174. Le lendemain de
la solennité du Sacré-Cœur, l’Église célèbre la mémoire du Cœur Immaculé de
Marie. La proximité de ces deux célébrations est déjà en elle-même, au niveau
liturgique, un signe de leur connexion étroite: le mysterium du Cœur du
Sauveur s’imprime et se reflète dans le Cœur de sa Mère, qui est donc associée
à ce mystère tout en demeurant dans sa condition de disciple. De même que la
solennité du Sacré-Cœur célèbre l’ensemble des mystères du salut accomplis par
le Christ, en les synthétisant et en les ramenant à leur source - qui, de fait,
est le Cœur -, ainsi la mémoire du Cœur Immaculé de Marie est la célébration
complète de l’union du Cœur de la Mère à l’œuvre de salut de son Fils: depuis
l’incarnation jusqu’à la mort et à la résurrection, et au don de l’Esprit
Saint.
La dévotion au Cœur Immaculé de Marie s’est beaucoup répandue à la suite
des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, en 1917. À l’occasion de leur
25ème anniversaire, en 1942, Pie XII consacra l’Église et l’humanité au Cœur
Immaculé de Marie, et, en 1944, la fête du Cœur Immaculé de Marie fut étendue à
toute l’Église.
Les expressions de la piété populaire envers le Cœur Immaculé de Marie se
calquent sur celles qui s’adressent au Sacré-Cœur du Christ, tout en maintenant
la distance infranchissable entre le Fils, vrai Dieu, et la Mère, dans sa
condition de créature: il convient de citer, en particulier, la consécration
personnelle des fidèles, de même que celle des familles, des communautés
religieuses et des nations; la réparation, accomplie au moyen de la prière, la
mortification et les œuvres de miséricorde; la pratique des Cinq premiers
samedis du mois.
Il faut noter que les observations faites à propos des Neuf premiers
vendredis s’appliquent à la communion sacramentelle des Cinq premiers
samedis consécutifs: il s’agit, en particulier, de la nécessité d’évaluer à
sa juste mesure le signe de ces cinq premiers samedis, et de la manière
adéquate de s’approcher de la communion dans le contexte de la célébration de
l’Eucharistie; ainsi, cette dévotion doit être considérée comme une occasion
propice pour vivre intensément, avec une attitude inspirée de celle de la
Vierge Marie, le Mystère pascal qui se célèbre dans l’Eucharistie.
Le Très Précieux Sang de
Jésus-Christ
175. Dans le contexte de la
révélation biblique, c’est-à-dire aussi bien dans les figures de l’Ancien
Testament que dans la phase d’accomplissement et de perfectionnement apportés
par le Nouveau Testament, le sang est intimement lié à la vie et donc, par
antithèse, à la mort, avec les thèmes de l’exode et de la Pâque, du sacerdoce
et des sacrifices cultuels, de la rédemption et de l’alliance.
Les figures vétérotestamentaires
relatives au sang et à sa valeur dans l’ordre du salut trouvent leur parfait
accomplissement dans le Christ, surtout dans sa Pâque, c’est-à-dire dans sa
mort et sa résurrection. Le mystère
du sang du Christ se situe donc au cœur même de la foi et du salut.
Les principaux passages de la Bible, qui illustrent le mystère du salut
exprimé par le sang, sont les suivants:
- l’événement de l’incarnation du Verbe (cf. Jn 1, 14), et le rite de
l’insertion du nouveau-né Jésus dans le peuple de l’Ancienne Alliance, au moyen
de la circoncision (cf. Lc 2, 21);
- la figure biblique de l’Agneau, particulièrement riche tant du point de
vue du contenu que des diverses implications qu’elle comporte: ainsi, la figure
de cet "Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29. 36),
sur laquelle se fixe l’image du "Serviteur souffrant" d’Isaïe 53, qui
porte sur lui les souffrances et le péché de l’humanité (cf. Is 53, 4-5); c’est
aussi la figure de "l’Agneau pascal" (cf. Ex 12, 1; Jn 12, 36),
symbole de la rédemption d’Israël (cf. Ac 8, 31-35; 1 Co 5, 7; 1 P 1, 18-20);
- le "calice de la passion", dont parle Jésus, en faisant
allusion à l’imminence de sa mort rédemptrice, en particulier lorsqu’il pose la
question suivante aux fils de Zébédée: "pouvez-vous boire au calice que je
vais boire ?" (Mt 20, 22; cf. Mc 10, 38), et le calice de l’agonie, celui
du jardin des oliviers (cf. Lc 22, 42-43), qui est marqué par la sueur de sang
(cf. Lc 22, 44);
- le calice de l’Eucharistie qui, sous le signe du vin, contient le sang de
la nouvelle et éternelle Alliance, versé pour la rémission des péchés, et qui
est à la fois le mémorial de la Pâque du Seigneur (cf. 1 Co 11, 25), et la
boisson du salut selon les paroles du Maître: "celui qui mange ma chair et
boit mon sang a la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier
jour" (Jn 6, 54);
- l’événement de la mort du Christ, car par son sang versé sur la croix,
Jésus donne la paix au ciel et sur la terre (cf. 1 Col 1, 20);
- le coup de lance qui transperce l’Agneau immolé, dont le côté ouvert
laisse jaillir le sang et l’eau (cf. Jn 19, 34), signe tangible de
l’accomplissement de la Rédemption, et expression de la vie sacramentelle de
l’Église - l’eau et le sang s’appliquant respectivement au Baptême et à
l’Eucharistie -, symbole aussi de l’Église, née du Cœur transpercé du Christ
endormi sur la croix.
176. Le mystère du
sang versé par Jésus se relie aux titres christologiques suivants: tout d’abord
celui de Rédempteur: le Christ, en effet, nous a rachetés de l’esclavage
antique avec son sang innocent et précieux (cf. 1 P 1, 19) et "nous
purifie de tout péché" (1 Jn 1, 7); puis celui de souverain Prêtre
"des biens à venir", parce que le Christ "entra une fois pour
toutes dans le sanctuaire, non pas avec du sang de boucs et de jeunes taureaux,
mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle" (He
9, 11-12); celui de Témoin fidèle (cf. Ap. 1, 5), vengeur du sang des
martyrs (cf, Ap 6, 10) qui "furent immolés pour la Parole de Dieu et le témoignage
qu’ils avaient rendu" (Ap 6, 9); celui de Roi, qui, étant Dieu,
"règne par le bois de la croix", orné de la pourpre de son propre
sang; enfin, celui d’Époux et d’Agneau de Dieu, dans le sang
duquel les membres de la communauté ecclésiale - c’est-à-dire son Épouse - ont
lavé leurs vêtements (cf. Ap 7, 14; Ep 5, 25-27).
177. Du fait de
l’importance particulière du sang rédempteur, son évocation occupe une place
centrale et essentielle dans la célébration du culte: avant tout, au cœur même
de l’assemblée eucharistique, où l’Église adresse à Dieu le Père, en action de
grâces, le "calice de bénédiction" (1 Co 10, 16; cf. 115-116, 13) et
le présente aux fidèles comme le sacrement de la vraie "communion au sang
du Christ" (cf. 1 Co 10, 16), puis,tout au long de l’Année liturgique. En
effet, l’Église évoque le mystère du Sang du Christ, non seulement au cours de
la solennité du Corps et du Sang du Seigneur (le Jeudi qui suit la solennité de
la Très Sainte Trinité), mais aussi à l’occasion de nombreuses autres
célébrations, si bien que la célébration cultuelle du Sang versé pour notre
rachat (cf. 1 P 1, 18) est présente durant toute l’Année liturgique. Ainsi, par
exemple, durant le temps de Noël, durant l’office des Vêpres, l’Église, en se
tournant vers le Christ, chante: "Nos quoque, qui sancto tuo / redempti
sumus sanguine, / ob diem natalis tui/ hymnum novum concinimus". Toutefois,
surtout durant le Triduum pascal, la valeur et l’efficacité rédemptrices du
Sang du Christ sont des motifs de célébration et d’adoration constantes de la
part des fidèles. Le Vendredi Saint, durant l’adoration de la Croix, l’Église
chante: "Mite corpus perforatur, sanguis unde profluit; / terra,
pontus, astra, mundus quo lavantur flumine !"; et elle chante le jour même
de Pâques: "Cuius corpus sanctissimum/ in ara crucis torridum,/ sed et cruorem
roseum/ gustando, deo vivimus".
Dans certains lieux et Calendriers
particuliers, la fête du Très Précieux Sang du Christ est encore célébrée le 1
juillet: elle évoque les différents titres du Rédempteur.
178. La dévotion à l’égard
du Sang du Christ, présente dans le culte liturgique, est passée dans la piété
populaire, où elle a trouvé un large espace et de nombreuses expressions. Parmi
ces dernières, on peut citer:
- la Couronne du Précieux Sang
du Christ, constituée de lectures bibliques et de prières, permet aux
fidèles de méditer sur les "sept effusions du sang" du Christ, qui
sont explicitement ou implicitement évoquées dans les Évangiles: le sang versé
lors de la circoncision, dans le jardin des oliviers, lors de la flagellation,
du couronnement d’épines, de la montée au Calvaire, au moment de la
crucifixion, et du coup de lance qui transperça le côté du Christ;
- les Litanies du Sang du Christ:
le formulaire actuel a été approuvé par le pape Jean XXIII le 24 février 1960;
il contient des éléments historiques se rapportant au mystère du salut, et il
est émaillé de nombreuses références bibliques;
- l’Heure d’adoration du
précieux Sang du Christ, qui revêt des formes très variées, tout en
poursuivant un but unique: la louange et l’adoration du Sang du Christ présent
dans l’Eucharistie, l’action de grâces pour les bienfaits de la Rédemption, la
prière d’intercession pour obtenir la miséricorde et le pardon, et l’offrande
du précieux Sang pour le bien de l’Église;
- La Via Sanguinis: ce pieux
exercice, institué récemment, a pour lieu d’origine, pour des raisons d’ordre
anthropologique et culturel, l’Afrique, où il est aujourd’hui très répandu dans
les communautés chrétiennes. Durant la Via Sanguinis, les fidèles, en se
rendant d’un endroit à un autre comme dans la Via Crucis, revivent les
différents épisodes de la vie du Seigneur Jésus, durant lesquels ce dernier
versa son Sang pour notre rédemption.
179. La dévotion envers le
Sang du Seigneur, versé pour notre salut, et la prise de conscience de sa
valeur immense, ont favorisé la diffusion de représentations iconographiques,
qui ont été bien accueillies par l’Église. Celles-ci sont essentiellement de
deux sortes: d’une part, celles qui se réfèrent à la coupe eucharistique
contenant le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, et, d’autre part, celles
qui montrent le sang rédempteur jaillissant des mains, des pieds et du côté du
Christ crucifié. Parfois, le sang inonde abondamment la terre, comme un torrent
de grâces qui lave les péchés; parfois, cinq anges, se tenant près de la croix,
tendent un calice dans lequel ils recueillent le sang, qui jaillit de chacune
des cinq plaies; il arrive que ce même rôle soit rempli par un personnage
féminin, qui représente alors l’Église, l’Épouse de l’Agneau.
L’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie
180. Durant le Temps
ordinaire, la solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie (15 août)
se détache en raison de ses multiples significations d’ordre théologique. Cette
célébration de la Mère du Seigneur, qui remonte aux premiers siècles de
l’Église, rassemble et unit de nombreuses vérités de la foi. En effet,
l’Assomption de la Vierge Marie dans le ciel rappelle que:
- la Vierge Marie apparaît comme "le fruit le plus excellent de la
Rédemption", le témoignage suprême de l’amplitude et de l’efficacité de
l’œuvre de salut opérée par le Christ (signification sotériologique);
- l’Assomption constitue le gage de la participation future de tous les
membres du Corps mystique à la gloire pascale du Ressuscité (aspect
christologique);
- l’Assomption est pour tous les hommes "la confirmation consolante
que se réalisera l’espérance finale: cette glorification totale est en effet le
destin de tous ceux que le Christ a fait frères, ayant avec eux "en commun
le sang et la chair" (He 2, 14; cf. Ga 4, 4)" (aspect
anthropologique);
- la Vierge Marie est l’icône eschatologique de tout ce que l’Église
"désire et espère être tout entière" (aspect ecclésiologique);
- Elle est enfin la preuve vivante de la fidélité du Seigneur à sa
promesse: en effet, celui-ci a préparé à son humble Servante une récompense
magnifique en réponse à son adhésion fidèle au projet divin, c’est-à-dire une
destinée de plénitude et de bonheur éternel, de glorification de son âme
immaculée et de son corps virginal, et de parfaite configuration à son Fils
ressuscité (aspect mariologique).
181. La piété
populaire est très sensible à la fête mariale du 15 août. De fait, en de
nombreux endroits, elle est considérée comme la fête par antonomase de la
Vierge, car elle est connue sous le nom de "jour de sainte Marie", ou
comme l’Immaculée pour l’Espagne ou pour l’Amérique latine.
Dans les pays de culture
germanique, la coutume s’est répandue de bénir des herbes aromatiques, le 15
août. Cette bénédiction, qui fut accueillie à une certaine époque dans le Rituale
Romanum, constitue un exemple incontestable d’une évangélisation adéquate
des rites et des croyances pré-chrétiennes: pour obtenir ce que les païens
désiraient en recourant aux rites magiques, en particulier atténuer les
dommages dus aux plantes nuisibles et accroître l’efficacité des herbes
curatives, il est indispensable de se tourner vers Dieu, puisque, c’est par sa
Parole que "la terre produisit l’herbe, les plantes qui portent leurs
semences [...] et les arbres qui donnent, selon leur espèce, le fruit qui porte
sa semence" (Gn 1, 12).
De même, il est possible de
rattacher, pour une part, à cette même démarche d’inculturation, l’usage
antique d’attribuer à la Sainte Vierge, en s’inspirant de la Sainte Écriture,
des symboles et des titres empruntés au monde végétal, comme ceux de la vigne,
de l’épi, du cèdre et du lys, et de voir en elle une fleur odoriférante pour
ses vertus et plus encore le "rameau sorti de la souche de Jessé" (Is
11, 1), qui a généré le fruit béni, Jésus.
La Semaine de prières pour
l’unité des chrétiens
182. En se conformant
à la prière suivante de Jésus: "Que tous ils soient un, comme toi, Père tu
es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous eux aussi, pour que le monde
croie que tu m’as envoyé" (Jn 17, 21), l’Église invoque, à chaque
Eucharistie, le don de l’unité et de la paix. De plus, dans la partie
concernant les Messes célébrées à des intentions et pour des circonstances
diverses, le même Missel Romain contient trois formulaires de Messes "pour
l’unité des chrétiens". Cette intention particulière est aussi présente
dans les intercessions de la Liturgie des Heures.
Afin de respecter les diverses
sensibilités de "nos frères séparés", les expressions de la piété
populaire doivent elles aussi tenir compte des exigences de l’œcuménisme. En
effet, "la conversion des cœurs et la sainteté de vie, unies aux prières
publiques et privées pour l’unité des chrétiens, doivent être regardées comme
l’âme de tout l’œcuménisme et peuvent à bon droit être appelées œcuménisme
spirituel". Ainsi, un autre moment privilégié de rencontre entre les
catholiques et les chrétiens appartenant à d’autres Églises ou Communautés
ecclésiales, peut être constitué par la prière commune des chrétiens, afin
d’obtenir la grâce de l’unité, pour présenter à Dieu les nécessités et les
préoccupations communes, ou bien encore pour rendre grâces à Dieu et implorer
son aide. "La prière commune est particulièrement recommandée pendant la
"Semaine de prières pour l’unité des chrétiens", ou pendant la
période qui s’écoule entre l’Ascension et la Pentecôte". La prière pour
l’unité des chrétiens est aussi enrichie par des indulgences.
|