2. La Déclaration
reprend et développe les fondements de cette doctrine, exposés
par Paul VI, et conclut que l'Église «ne se considère pas
autorisée à admettre les femmes à l'ordination
sacerdotale»(3). À ces raisons fondamentales, le même
document ajoute d'autres raisons théologiques qui mettent en
lumière la convenance de cette disposition divine et il montre
clairement que la pratique suivie par le Christ n'obéissait pas à
des motivations sociologiques ou culturelles propres à son temps. Comme
le précisa plus tard le Pape Paul VI, «la véritable raison est
que le Christ en a disposé ainsi lorsqu'il a donné à
l'Église sa constitution fondamentale et l'anthropologie
théologique qui a toujours été observée ensuite par
la Tradition de cette même Église»(4).
Dans la Lettre
apostolique Mulieris dignitatem, j'ai moi-même écrit
à ce sujet: «En n'appelant que des hommes à être ses
Apôtres, le Christ a agi d'une manière totalement libre et
souveraine. Il l'a fait dans la liberté même avec laquelle il a
mis en valeur la dignité et la vocation de la femme par tout son
comportement, sans se conformer aux usages qui prévalaient ni aux
traditions que sanctionnait la législation de son époque»(5).
En effet, les
Évangiles et les Actes des Apôtres montrent bien que cet appel
s'est fait selon le dessein éternel de Dieu: le Christ a choisi ceux
qu'il voulait (cf. Mc 3,13-14; Jn 6,70) et il l'a fait en union
avec le Père, «par l'Esprit Saint» (Ac 1,2), après avoir
passé la nuit en prière (cf. Lc 6,12). C'est pourquoi,
pour l'admission au sacerdoce ministériel(6), l'Église a
toujours reconnu comme norme constante la manière d'agir de son Seigneur
dans le choix des douze hommes dont il a fait le fondement de son Église
(cf. Ap 21,14). Et ceux-ci n'ont pas seulement reçu une fonction
qui aurait pu ensuite être exercée par n'importe quel membre de
l'Église, mais ils ont été spécialement et
intimement associés à la mission du Verbe incarné
lui-même (cf. Mt 10,1.7-8; 28,16-20; Mc 3,13-16; 16,14-15).
Les Apôtres ont fait de même
lorsqu'ils ont choisi leurs collaborateurs(7), qui devaient leur
succéder dans le ministère(8). Dans ce choix se
trouvaient inclus ceux qui, dans le temps de l'Église, continueraient la
mission confiée aux Apôtres de représenter le Christ
Seigneur et Rédempteur(9).
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