Jean-Paul II en
perpétuelle mémoire
1. Parmi les tâches confiées
aux Académies qui ont été fondées par les Pontifes
romains au cours des siècles, la première place revient à
la recherche en philosophie et en théologie.
Dans ma récente Lettre encyclique Fides
et ratio (DC 1998, n. 2191, p. 901-942. NDLR), j'ai attribué
une grande importance au dialogue entre la théologie et la philosophie,
et j'ai dit clairement combien j'apprécie la pensée de saint
Thomas d'Aquin, reconnaissant sa perpétuelle nouveauté (cf. n.
43-44).
A juste titre, saint Thomas peut être
appelé « Apôtre de la vérité » (n. 44). En effet,
l'intuition du Docteur angélique consiste en la certitude qu'il existe
une harmonie fondamentale entre la foi et la raison (cf. n. 43): « Il est donc
nécessaire que la raison du croyant ait une connaissance naturelle,
vraie et cohérente, des choses créées du monde et de
l'homme, qui sont aussi l'objet de la révélation divine; plus
encore, la raison doit être en mesure d'articuler cette connaissance de
manière conceptuelle et sous forme d'argumentation » (n. 66).
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