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Les hommes publics de l'Occident ont peu fait pour libérer
les victimes de l'esclavage soviétique
Enfin, les mêmes
Mécontents se tourneront vers les hommes publics des pays riches de l'Occident
et leur demanderont pourquoi ils ont fait si peu pour libérer de la nuit
épaisse et interminable de l'esclavage soviétique cette foule innombrable de
victimes.
Nous savons bien
qu'à cette heure-là ces hommes publics, toujours souriants, bien reposés, bien
lavés et bien nourris, leur répondront jovialement : « Mais comment donc 1 A
nous, justement à nous qui avons envoyé à vos gouvernements tant d'argent, qui
leur avons accordé tant de crédits, qui avons accepté comme bonnes tant de
marchandises avariées fournies par votre déplorable industrie, et tout cela
pour atténuer un peu votre faim, c'est à nous... que vous adressez cette censure
insensée 1 » Ils ajouteront : « Allez à l'ONU ; allez à l'UNESCO, et à tant
d'autres institutions si attachées aux droits de l'homme et voyez combien de
proclamations sonores et finement soignées, du point de vue littéraire, nous
avons distribuées dans tout l'Occident, protestant contre la situation où vous
vous trouviez... Rien de tout cela ne vous a-t-il suffi ? »
Si ces aimables
potentats de l'Occident s'imaginent écarter ainsi les objections auxquelles ils
seront irrémédiablement soumis, ils se trompent.
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