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LES SACREMENTS, ACTES DU CHRIST DANS L’ÉGLISE, QUI EST LE SACREMENT
PRIMORDIAL
55. Le mystère du Christ se continue dans l’Église, qui jouit
sans cesse de l’intimité de sa présence et qui est à son
service, spécialement par ces signes, institués par le Christ,
qui signifient et produisent le don de la grâce, et auxquels on donne
proprement le nom de sacrements (cf. Conc. de Trente, Décret sur les
sacrements, Dz. - Sch. 1601).
Mais l’Église, puisqu’elle n’est pas seulement le peuple de Dieu,
mais qu’elle est aussi, dans le Christ, comme " le signe et l’instrument
de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain "
(LG, 1), doit être regardée elle-même, d’une certaine
manière, comme le sacrement primordial.
Les sacrements sont les actions principales et fondamentales par lesquelles
Jésus-Christ prodigue son Esprit aux fidèles, pour en faire le
peuple saint qui, en lui et avec lui, s’offre en une oblation agréable
au Père. Sans doute, les sacrements doivent-ils être
considérés comme des biens inestimables de l’Église
à qui appartient le pouvoir de les administrer ; ils doivent cependant
être toujours rapportés au Christ dont ils reçoivent leur
efficacité. C’est
réellement le Christ qui baptise. Ce n’est pas tant un homme qui
célèbre l’Eucharistie que le Christ lui-même ; car c’est
lui qui, par le ministère des prêtres, s’offre dans le sacrifice
de la Messe (cf. Conc. de Trente, Doctrine du sacrifice de la Messe, Dz. Sch.
1743). L’action sacramentelle est, avant tout, une action du Christ, et
les ministres de l’Église en sont comme les instruments.
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