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L’EUCHARISTIE, CENTRE DE TOUTE LA
VIE SACRAMENTELLE
58. Le primat de l’Eucharistie sur tous les sacrements ne fait aucun doute,
non plus que son efficacité suréminente dans l’édification
de l’Église (cf. LG, 11, 17 ; Instr. Eucharisticum mysterium, nn. 5-15).
Dans l’Eucharistie, en effet,
quand sont prononcées les paroles de la consécration, la
réalité profonde (et non la réalité
phénoménale) du pain et du vin est changée au corps et au
sang du Christ ; ce changement admirable a reçu, dans l’Église,
le nom de " transsubstantiation ". Ainsi, sous les apparences (ou la
réalité phénoménale) du pain et du vin,
l’humanité même du Christ, non seulement par sa puissance, mais
par, elle-même (c’est-à-dire substantiellement), unie à la
personne divine du Christ, se trouve mystérieusement cachée (Cf.
Paul VI, Encyc. Mysterium fidei, AAS, 1965, page 766).
Ce sacrifice n’est pas seulement
un rite commémoratif du sacrifice du passé. En lui, en effet, le
Christ perpétue au long des siècles le sacrifice de la Croix par
le ministère des prêtres, d’une manière non sanglante (cf.
SC, 47), et il nourrit les fidèles de lui-même, qui est le pain de
vie, afin que, pénétrés de l’amour de Dieu et de l’amour
du prochain, ils deviennent de plus en plus un peuple agréable à
Dieu.
Que les fidèles, nourris
de la Victime du sacrifice de la Croix, écartent par un amour vrai et
actif les préjugés qui font parfois dénoncer la
stérilité d’un culte accusé de détourner les
chrétiens de la collaboration fraternelle avec les hommes. La raison
d’être du banquet eucharistique est de faire que les fidèles
unissent, chaque jour davantage, leur cœur à Dieu dans une
prière fervente et, par là, qu’ils puissent reconnaître
dans les autres des frères du Christ et des fils de Dieu, et les aimer
comme tels.
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