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LE PLURALISME ACTUEL
3. " De ce fait, il se produit des changements, de jour en jour plus
importants, dans les communautés locales traditionnelles (familles
patriarcales, clans, tribus, villages), dans les différents groupes et
dans les rapports sociaux " (GS, 6)
Dans la chrétienté
de jadis, la religion était considérée comme le principe
essentiel de l’unité des peuples. Les choses se présentent
différemment de nos jours ; le rapprochement des peuples, qui tire son
origine du phénomène démocratique, tend à développer
la concorde entre diverses familles spirituelles ; le " pluralisme ",
comme on dit, n’est plus considéré comme un mal à
écarter, mais comme un fait dont il faut tenir compte ; chacun peut se
comporter comme il l’entend, sans s’exclure de la société ni
faire figure d’étranger.
Ceux donc qui s’adonnent au
ministère de la parole ne doivent jamais oublier que la foi est une
réponse libre à la grâce de Dieu qui révèle.
Ils ont, plus encore qu’autrefois, à proposer la bonne nouvelle du
Christ dans son admirable caractère à la fois de clé
mystérieuse expliquant la condition humaine tout entière, et de
don gratuit de Dieu que l’homme, dans l’aveu de sa propre insuffisance, ne peut
recevoir que de la grâce céleste (cf. GS, 10).
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