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SITUATION ACTUELLE DU SENS
RELIGIEUX
5. Il n’est pas rare que cette forme
de civilisation, dite scientifique, technique et urbaine, détourne des
choses divines l’attention des hommes et rende plus malaisées de
véritables préoccupations d’ordre religieux. Pour beaucoup, Dieu
semble moins présent, moins nécessaire, moins efficace pour
expliquer les choses de la vie, tant personnelle que sociale : d’où
naît aisément une crise religieuse (cf. GS, 5, 7).
La foi chrétienne fait l’expérience, tout comme les autres
religions, d’une crise de ce genre parmi ses adeptes. Elle a donc le devoir
pressant de témoigner de sa vraie nature qui transcende tout
progrès culturel, et de marquer sa nouveauté dans les cultures
sécularisées et désacralisées.
La fonction du ministère de la parole réclame que l’on sache
découvrir, purifier et promouvoir les valeurs réelles qui
existent dans le patrimoine spirituel des cultures humaines où le sens
religieux demeure encore vivant et vigoureux, imprégnant en profondeur
et en totalité l’existence humaine.
Autrefois, les opinions contestables ou les erreurs sur la foi et sur le
sens chrétien de la vie ne touchaient le plus souvent qu’un nombre
restreint d’hommes ; elles se limitaient plus nettement qu’aujourd’hui aux
milieux intellectuels. Maintenant, les progrès de l’humanité et
les moyens de communication sociale font, en réalité, que ces
opinions se répandent à une vitesse accrue et influencent chaque
jour davantage les chrétiens, surtout les jeunes qui traversent des
crises graves et sont souvent enclins à admettre des manières de
penser et d’agir opposées à la religion. Ces circonstances
requièrent -véritablement des remèdes pastoraux
adaptés.
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