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FOI ET DIVERSITÉ DES
CULTURES
8. Il ne manque pas de fidèles, ayant reçu une excellente
éducation chrétienne, qui éprouvent de la
difficulté concernant une manière d’exprimer la foi qu’ils
estiment trop attachée à des formules vieillies et
surannées, ou trop liée à la culture occidentale. Aussi
cherchent-ils à exprimer les vérités religieuses d’une
manière nouvelle qui parle à l’esprit des contemporains, dans
l’espoir que la foi éclaire les réalités qui touchent
aujourd’hui les hommes, et que l’Évangile puisse passer dans les
cultures diverses. C’est assurément le devoir de l’Église
d’examiner, avec la plus grande attention, cette aspiration des hommes.
Ce que le Décret Ad Gentes divinitus recommande pour les
églises de fondation récente vaut aussi pour tous ceux à
qui incombe le ministère de la parole : " ... (les églises)
empruntent aux coutumes et aux traditions de leurs peuples, à leur
sagesse, à leur science, à leurs arts, à leurs
disciplines, tout ce qui peut contribuer à confesser la gloire du
Créateur, mettre en lumière la grâce du Sauveur, et
ordonner comme il le faut la vie chrétienne " (n. 22 ; cf. n. 21 ;
Paul VI, Alloc. du 6 août 1969).
Pour cette raison, " en
proposant d’une manière renouvelée le message
évangélique, le ministère de la parole doit montrer
l’unité du dessein salvifique de Dieu. Confusions et connaissances trop
sommaires ayant été écartées, il doit toujours
montrer la correspondance intime qui existe entre le projet salvifique de Dieu,
accompli dans le Christ Seigneur, et les aspirations des hommes, entre
l’histoire du salut et l’histoire humaine, entre l’Église peuple de Dieu
et les communautés humaines, entre l’action révélatrice de
Dieu et l’expérience de l’homme, entre les dons ou charismes surnaturels
et les valeurs humaines " (Comm. 5, s/comm. 2. Conférence
Générale de l’Épiscopat Latino-Américain, 1968).
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