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Congregation pour le Clerge
Directoire catéchétique général

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  • NOTE ADDITIONNELLE   Au sujet du premier accès aux sacrements de pénitence et d’eucharistie
    • ESTIMER LA PRATIQUE COMMUNE EN VIGUEUR
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ESTIMER LA PRATIQUE COMMUNE EN VIGUEUR

 

5. Le Souverain Pontife Pie X a déclaré : " La coutume de ne pas admettre les enfants à la confession, ou de ne jamais leur donner l’absolution, alors qu’ils ont atteint l’âge de raison, est à désapprouver absolument " (Décret Quam singulari, VII, AAS, 1910, page 583). On ne peut guère satisfaire au droit qu’ont les enfants baptisés de confesser leurs péchés si, au moment où ils atteignent l’âge de discrétion, ils ne sont pas préparés et conduits avec douceur au sacrement de pénitence.

Il faut aussi avoir devant les yeux l’utilité de la confession ; même lorsqu’elle ne porte que sur des péchés véniels, elle conserve sa valeur ; elle apporte un accroissement de grâce et de charité, elle développe les bonnes dispositions de l’enfant à l’égard de la réception de l’Eucharistie, et elle aide à parfaire la vie chrétienne. Il semble donc que l’utilité de la confession ne peut être exclue au nom de ces formes pénitentielles ou du ministère de la parole, par lesquelles on a raison de développer chez les enfants la vertu de pénitence. Tout cela peut être fructueusement réalisé en même temps que le sacrement de pénitence, lui-même préparé par une catéchèse convenable. L’expérience pastorale de l’Église, illustrée aujourd’hui encore par de nombreux témoignages, lui enseigne combien est favorable l’âge dit de discrétion, pour que la grâce baptismale des enfants, par le moyen d’une réception bien préparée des sacrements de pénitence et d’Eucharistie, porte ses premiers fruits, qui devront ensuite se développer avec l’aide d’une catéchèse prolongée.

Tout bien pesé, considérant qu’on ne peut en principe déroger à une pratique commune et générale qu’avec l’assentiment du Saint-Siège, ayant pris l’avis des Conférences Épiscopales, ce même Saint-Siège estime qu’il convient de conserver la coutume en vigueur dans l’Église, de faire précéder de la première confession la première communion ; ce qui n’empêche absolument pas de parfaire cette coutume de diverses manières : ainsi, par le moyen d’une célébration pénitentielle commune qui précède ou suive l’accès au sacrement de pénitence.

Quant aux raisons et circonstances particulières aux diverses régions, le Saint-Siège ne les néglige pas, mais il exhorte les Évêques, en cette affaire importante, à ne pas s’écarter de l’usage en vigueur, sans d’abord en avoir conféré avec lui dans un esprit de communion hiérarchique. Eux-mêmes ne laisseront, en aucune façon, les curés, les éducateurs ou les instituts religieux, commencer ou poursuivre l’abandon de la pratique en vigueur.

Dans les régions où se sont déjà introduites de nouvelles pratiques qui s’écartent notablement de l’usage, que les Conférences Épiscopales veuillent bien soumettre ces expériences à un nouvel examen ; si elles désirent ensuite les prolonger, qu’elles ne le fassent pas sans d’abord en avoir conféré avec le Saint-Siège, et que ce soit en plein accord avec lui qui les entendra volontiers.

Le Souverain Pontife PAUL VI, Pape, a approuvé, confirmé de son autorité et ordonné de rendre de droit public ce Directoire Général avec sa Note additionnelle, par lettre de sa Secrétairerie d’État n. 177335 du 18 mars 1971.

Rome, le 11 avril 1971, en la Résurrection du Seigneur.

 

 

Jean I. Cardinal WRIGHT, Préfet

+ Pierre Palazzini, secrétaire

 

 




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