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| Quintus Septimius Florens Tertullianus Contre les spectacles IntraText CT - Lecture du Texte |
VI. À ce témoignage de l’antiquité se joignent les siècles postérieurs qui, en nous apportant avec eux les dénominations de ces époques, nous attestent, par ces titres, à quelle idole et à quelle superstition étaient consacrés ces jeux de l’une et de l’autre espèce4. En effet, ceux qu’on nomme mégalésiens, apollinaires, céréales, neptunaux, floréales, latiaires, se célèbrent publiquement chaque année. Les autres ont leur motif dans la naissance, le jour natal, les avènements des rois, les prospérités publiques et les fêtes superstitieuses des municipes. Dans cette catégorie entrent aussi les représentations par lesquelles des légataires honorent la mémoire de leurs parents, coutume qui remonte à une haute antiquité ; car dès les premiers temps on divisa les jeux en deux classes, les jeux sacrés et les jeux funèbres, ceux-là pour les dieux des nations, et ceux-ci pour les défunts. Mais à nous, que nous importe à quel titre et sous quel nom existe cette idolâtrie, pourvu que les mêmes esprits auxquels nous avons renoncé y exercent leur empire sous le nom de ces morts ? Qu’ils glorifient leurs dieux, c’est toujours à des morts qu’ils sacrifient ; de part et d’autre, même condition, même idolâtrie, et pour nous même protestation contre l’idolâtrie.