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| Quintus Septimius Florens Tertullianus Contre les spectacles IntraText CT - Lecture du Texte |
XIII. Il est suffisamment démontré, j’imagine, en combien de manières les spectacles sont coupables d’idolâtrie, par l’origine, les titres, l’appareil et le lieu. Quant aux sacrifices, nous sommes certains qu’ils ne conviennent nullement à des Chrétiens qui ont renoncé deux fois aux idoles. « Non pas, suivant le langage de l’Apôtre, qu’une idole soit quelque chose dans le monde, mais parce que les sacrifices offerts aux idoles s’adressent aux démons qui habitent dans ces idoles, soit qu’elles représentent des morts, ou ce qu’on appelle des dieux. Or, ces deux espèces d’idoles étant de semblable nature, puisque morts et dieux ne sont qu’une même chose, nous nous interdisons également l’une et l’autre idolâtrie. Nous tenons en égal mépris les temples des dieux et les sépulcres des morts. Nous n’approchons pas plus des autels de ceux-là, que nous n’adorons les images de ceux-ci. Nous ne faisons pas plus de sacrifices aux uns que d’offrandes aux autres ; nous ne mangeons pas plus la chair des victimes immolées aux premiers que les viandes présentées aux seconds, parce que « nous ne pouvons nous asseoir en même temps à la table du Seigneur et à la table des démons. » Si donc nous préservons notre bouche et notre estomac de ces souillures, quel motif plus impérieux encore d’éloigner nos yeux et nos oreilles, organes plus augustes, de tout plaisir impur consacré aux morts ou aux idoles, aliment qui ne va pas se perdre dans l’estomac, mais que digèrent l’âme et l’esprit. Or, la pureté de l’esprit et de l’âme est plus agréable aux regards de Dieu que celle du corps.