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| Pius PP. XI Ad catholici sacerdotii IntraText CT - Lecture du Texte |
42. En outre, pour l’honneur de la fonction qu’il exerce et pour s’attirer comme il convient la confiance et l’estime du peuple qui sont si utiles pour l’efficacité de son oeuvre pastorale, le prêtre doit posséder ce patrimoine de connaissances (même si elles ne se rapportent pas strictement aux sciences sacrées) qui sont communes aux hommes cultivés de son temps, c’est-à-dire qu’il devra être sainement moderne à l’exemple de l’Eglise catholique, qui embrasse tous les temps et tous les milieux, s’y adapte, bénit et favorise toutes les saines initiatives et n’a pas peur des progrès, même les plus hardis de la science, pourvu qu’il s’agisse d’une science authentique. Dans tous les temps, le clergé catholique s’est distingué dans tous les domaines du savoir humain ; parmi les siècles d’autrefois, il en fut où il était tellement à l’avant-garde du savoir que clerc devint synonyme de savant. Et après avoir gardé et sauvé les trésors de la culture antique qui, sans elle et ses monastères, se seraient presque entièrement perdus, l’Eglise a montré dans ses plus illustres docteurs comment toutes les connaissances humaines peuvent servir à confirmer et à défendre la foi catholique ; de cette vérité, Nous avons Nous-même récemment donné au monde une lumineuse illustration, en couronnant du nimbe des saints et de l’auréole des docteurs ce grand Maître de l’éminent saint Thomas d’Aquin, cet Albert le Teutonique, que ses contemporains honoraient déjà du nom de Grand et de Docteur universel.