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| Pius PP. XI Ad catholici sacerdotii IntraText CT - Lecture du Texte |
15. Au milieu de toutes les aberrations de la pensée humaine ivre d’une fausse liberté qui l’exempte de toute loi et de tout frein, au milieu de la corruption effroyable de la malice humaine, se dresse, phare lumineux, l’Eglise qui condamne toute déviation à droite ou à gauche de la vérité, qui indique à tous et à chacun la voie droite à suivre, et malheur si même ce phare, Nous ne disons pas venait à s’éteindre, ce qui est impossible grâce aux promesses infaillibles sur lesquelles il est fondé, mais venait à être gêné dans la large diffusion de ses rayons bienfaisants ! Nous voyons déjà combien néfaste a été pour le monde le fait d’avoir rejeté orgueilleusement la révélation divine et d’avoir suivi, fût-ce même sous le titre spécieux de science, de fausses théories philosophiques et morales ! Que si, sur la pente de l’erreur et du vice, on n’est pas encore tombé plus bas, on le doit aux rayons de la vérité chrétienne sans cesse répandus dans le monde. Or, l’Eglise exerce son " ministère du verbe " par le moyen des prêtres, sagement répartis à travers les degrés variés de la hiérarchie sacrée. Elle envoie sur tous les rivages des hérauts infatigables de la bonne nouvelle qui seule peut conserver, ou porter, ou faire revivre la vraie civilisation. La parole du prêtre, même au milieu du tourbillon des passions, s’élève sereine, annonce sans crainte la vérité et le bien : cette vérité qui éclaire et résout les plus graves problèmes de la vie humaine ; ce bien qu’aucun malheur, pas même la mort, ne peut enlever, que la mort plutôt assure et rend immortel.