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Isabelle Eberhardt
Yasmina

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


a-t-e-immen | impat-vu

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501 III| pressait son cheval, pris d'une impatience qui l'étonnait lui-même... 502 VI | Il lut et relut l'ordre implacable, sans autre sens pour lui 503 II | y poursuivait ses rêves imprécis de vierge primitive, que 504 V | abandonnait à une rêverie imprécise, très douce. ~Depuis quelque 505 III| sincèrement à ses propres impressions. ~Sur l'Algérie, il ne savait 506 II | que c'était si subit et si imprévu, ce mariage. ~Puis, elle 507 II | désirait rien. Elle était inconsciente, donc heureuse. ~Il y avait 508 VII| Guerre... ~Mais Yasmina, incrédule, demeurait hostile et fermée. ~ 509 VI | essayait de le consoler, de lui inculquer son tranquille fatalisme. ~- 510 V | pouvait que durer ainsi, indéfiniment, car il concevait l'impossibilité 511 I | poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, intraduisibles en aucune 512 VII| dédain, en un mouvement d'indignation sauvage. ~- Chiens et fils 513 VII| les lier l'un à l'autre, indissolublement et à jamais. ~Mais enfin, 514 V | instant d'anéantissement ineffable, après lequel ils se réveillèrent, 515 I | inutile révolte contre l'inéluctable Mort... ~Un amphithéâtre 516 VII| quelque chose de définitif, d'inexorable et de fatal. ~- Oui, tu 517 III| en bleu, symbole inconnu, inexplicable chez ces peuplades autochtones 518 VI | compréhensible pour lui, le troubla infiniment... Mon Dieu ! allait-elle 519 VII| Oh ! Yasmina, comme tu es injuste envers moi ! Je te jure 520 IV | laisser en paix cette créature innocente dont tout le séparait et 521 II | se leva pour s'en aller, inquiète, presque farouche. ~- Pourquoi 522 VI | Pendant ses nuits d'insomnie et de fièvre, il en était 523 V | turban, mener une existence insoucieuse et lente, dans quelque ksar 524 V | sorte d'assouplissement intellectuel d'une douceur indicible. 525 III| trente années. ~Cependant, intelligent, peu expansif, il était 526 III| enchantement, de la griserie intense de l'arrivée, et il s'y 527 IV | follement, avec toute l'intensité débordante d'un premier 528 III| acheter des bonbons, dans l'intention de lier connaissance avec 529 I | vagues, indéfinissables, intraduisibles en aucune langue humaine. ~ 530 I | comme en une rageuse et inutile révolte contre l'inéluctable 531 III| étrange le captivait si invinciblement et à laquelle, toute la 532 VII| se brise, que je ne m'en irais jamais, si seulement je 533 IV | camarades qui disaient, non sans ironie : «Il doit y avoir une bicotte 534 V | sachant bien enfantine, bien irréalisable, il s'y abandonnait, y trouvant 535 I | loin, le Djebel Aurès s'irrisait de lueurs diaphanes, Yasmina 536 V | demandait jamais quelle serait l'issue de ses amours avec Jacques. 537 IV | IV~Et Jacques chercha presque 538 IV | Ce fut pour Jacques une ivresse sans nom, infinie... ~ 539 I | résorbée par les entrailles jalouses de cette terre d'Afrique 540 V | plumes rouges, vertes et jaunes, et qui chantent... ~«Je 541 III| un troupeau de chèvres jetait une tache noire à côté de 542 IV | Lentement, par simple jeu, pour lui faire plaisir, 543 I | avait plus au gourbi que les jeunes enfants et Yasmina, l'aînée, 544 VII| Jacques le glas funèbre de sa jeunesse. ~Abadane ! Abadane ! Il 545 I | ne se mêlant point aux jeux des autres enfants. ~Elle 546 VII| eurent encore un instant de joie si profonde, si absolue 547 II | odorants croissaient, Yasmina jouait distraitement avec des brindilles 548 V | abandonnait, y trouvant une jouissance étrange... Tout quitter, 549 IV | il venait de faire. ~Ce jour-là, au moment de la séparation, 550 I | Elle passait toutes ses journées, dans le silence menaçant 551 IV | prenne un chrétien ou un juif ; et pourtant, tu es beau, 552 I | par-là, un maigre buisson de jujubier ou un lentisque roussi par 553 VII| injuste envers moi ! Je te jure que j'ai supplié tous mes 554 II | emporteras dans ton pays...~Tu as juré de revenir, par le Nom très 555 | Jusqu 556 III| charmante. Sur le front, juste au milieu, la croix berbère 557 V | insoucieuse et lente, dans quelque ksar du Sud... Quand Jacques 558 IV | doit y avoir une bicotte là-dessous». ~Déjà, Jacques aimait 559 II | et douce comme ces petits lacs purs que les pluies laissent 560 II | Mohammed était borgne et très laid et parce que c'était si 561 III| tête aux lourds cheveux laineux, très noirs, Yasmina portait 562 V | retrouvait auprès d'elle, il se laissait aller à une sorte d'assouplissement 563 II | lacs purs que les pluies laissent au printemps pour un instant 564 IV | ses dents d'une blancheur laiteuse, donnait à Jacques une sensation 565 III| aube par la belle route de Lambèse, il pressait son cheval, 566 III| captivait si invinciblement et à laquelle, toute la semaine durant, 567 II | côtoient. ~L'officier était las et la poésie sauvage du 568 I | les autres brisées, une légion de colonnes dressées vers 569 V | existence insoucieuse et lente, dans quelque ksar du Sud... 570 VI | cerveau embrasé, aux heures lentes des nuits mauvaises. ~Yasmina 571 I | buisson de jujubier ou un lentisque roussi par le soleil. ~Un 572 V | anéantissement ineffable, après lequel ils se réveillèrent, l'âme 573 IV | avec un demi-sourire et levant pour la première fois ses 574 IV | musulman... C'est bien facile ! Lève ta main droite, comme ça, 575 I | la grandeur morne de ces lieux, elle avait pris comme une 576 II | Quand il eut trouvé la ligne d'ombre pour abriter son 577 III| coeur à peine sorti des limbes enchantés de l'adolescence, 578 VI | comme si elle eût voulu lire dans ses pensées les plus 579 III| épaisses. Passés dans le lobe des oreilles gracieuses, 580 V | autre milieu, sur un sol lointain et étranger. ~Elle lui avait 581 | long 582 VI | secrètes... et ce regard lourd, sans expression compréhensible 583 V | il retrouvait toute sa lucidité et il souriait de ces enfantillages 584 VI | conserver la plus faible lueur d'espérance, il avait caché 585 I | Djebel Aurès s'irrisait de lueurs diaphanes, Yasmina sortait 586 VI | poste du Sud oranais. ~Il lut et relut l'ordre implacable, 587 | m 588 VII| esclave. Je soignerai ta maison et ton cheval... Si tu es 589 VI | comprendre qu'il n'était pas le maître de sa destinée ? Pour elle, 590 VII| n'aimes plus Yasmina, ta maîtresse, ta femme, ta servante, 591 II | troupeaux. De là, l'aspect maladif des gens de la tribu continuellement 592 IV | écoutait Jacques lui chanter, maladroitement encore, toute sa passion 593 II | cousait, de ses petites mains maladroites, son humble trousseau de 594 IV | échappait la plupart du temps, malgré tous les efforts de la jeune 595 VI | avait caché à Yasmina le malheur qui allait les frapper... ~ 596 II | continuellement atteints de fièvres malignes. ~Un jour, Elaour vint annoncer 597 III| peuple arabe, par toutes les manifestations extérieures de son caractère, 598 I | soeur aînée, Fathma, était mariée et habitait le douar principal 599 II | taquinaient parfois, lui criant : «Marte-el-Aour ! - La femme du borgne 600 II | de l'oued où piétinaient, matin et soir, les troupeaux. 601 II | elle n'aurait, comme les Mauresques, que son ménage à soigner 602 VI | heures lentes des nuits mauvaises. ~Yasmina avait bien remarqué 603 I | chardons épineux d'aspect méchant, seule végétation herbacée 604 II | que son sort serait un peu meilleur que celui des autres femmes 605 IV | cependant, une ombre de mélancolie dans le regard, Yasmina 606 V | souriait de ces enfantillages mélancoliques... Mais dès qu'il se retrouvait 607 I | tenait à l'écart, ne se mêlant point aux jeux des autres 608 VII| débordement de leurs larmes mêlées... Ce contact réveilla en 609 I | soleil, et chantait des mélopées arabes. ~Le père de Yasmina, 610 I | se confondaient dans sa mémoire. ~ 611 I | journées, dans le silence menaçant de la plaine sans soucis, 612 II | les Mauresques, que son ménage à soigner et ses enfants 613 I | grisâtres. ~D'ordinaire, elle le menait dans la gorge tourmentée 614 III| sceptique de parti pris, qui mène rapidement à toutes les 615 II | vie de caserne qu'il avait menée pendant deux ans, au sortir 616 V | le burnous et le turban, mener une existence insoucieuse 617 II | raison d'être contente outre mesure, ni non plus de se désoler. ~ 618 VII| reprit : ~- Alors, viens, mets des vêtements arabes. Sauvons-nous 619 II | accablé par la chaleur de midi, il poussa son cheval dans 620 I | flottait l'âme mystérieuse des millénaires abolis. ~Son enfance s'était 621 VII| je dépends du général, du ministre de la Guerre... ~Mais Yasmina, 622 VII| leur dernier baiser, ils mirent toute leur âme... ~ 623 IV | Enfin, comme il s'était mis à lui citer tous les noms 624 III| très fermée à cet «esprit moderne», frondeur et sceptique 625 II | mariage n'avait en rien modifiés. ~Elle n'espérait ni même 626 | mois 627 I | trente-cinq ans, qu'une vieille momie sans âge, adonnée aux dures 628 | monde 629 III| Saint-Cyrien, une âme de montagnard, encore relativement très 630 IV | Sans répondre, elle lui montra du doigt la guerba. ~Il 631 III| toutes les décrépitudes morales. ~Il savait donc encore 632 I | ignorait tout. ~De la grandeur morne de ces lieux, elle avait 633 III| Yasmina portait un simple mouchoir rouge, roulé en forme de 634 VI | mère aux cheveux blancs qui mourraient certainement de chagrin 635 VI | main de Dieu et tous nous mourrons, pour retourner à Lui... 636 VII| là-bas, en France, et ils mourront de chagrin... Oh ! Dieu 637 VII| terre, avec dédain, en un mouvement d'indignation sauvage. ~- 638 VI | désespérément, il chercha un moyen quelconque de ne pas partir, 639 IV | tous !~- Merci ! Merci ! Msiou ! merci !~- Comment t'appelles-tu ? ~ 640 VI | arabe était devenue une musique suave, parce que c'était 641 VI | Touggour sont des oiseaux musulmans... Ils ne sauront pas chanter 642 I | environnante, flottait l'âme mystérieuse des millénaires abolis. ~ 643 III| race berbère scintillaient mystérieusement, avec leur expression sombre 644 III| empreint d'un charme presque mystique dont le lieutenant Jacques 645 II | petite âme solitaire et naïve de Yasmina... Calme et douce 646 IV | t'aime... ~Un jour, très naïvement, elle lui prit le bras et 647 III| vie solitaire loin du pays natal, la presque virginité de 648 III| ne savait s'expliquer la nature. ~Il resta longtemps là, 649 III| eut-il la sensation très nette qu'il n'y allait que pour 650 III| ayant cours en Algérie et si nettement hostiles, a priori, à tout 651 II | automne, faire les frais de la noce et payer la dot de la jeune 652 I | maigre troupeau de chèvres noires et de moutons grisâtres. ~ 653 IV | de Yasmina. ~- Comment se nomme-t-elle ? Quelle âge a-t-elle ? 654 IV | mis à lui citer tous les noms de femmes arabes qu'il connaissait, 655 | nouveau 656 | nouvelle 657 II | détaché au Bureau arabe, nouvellement débarqué de France. Il avait 658 II | azur infini du ciel sans nuages... ~Quand Yasmina rentra, 659 II | aller, à la tombée de la nuit, chercher de l'eau à l'oued, 660 VII| jamais, jamais ! ~Et ce mot, obstinément répété sur un ton presque 661 II | rougeâtre où des genévriers odorants croissaient, Yasmina jouait 662 VI | désigné pour un poste du Sud oranais. ~Il lut et relut l'ordre 663 I | de moutons grisâtres. ~D'ordinaire, elle le menait dans la 664 III| Passés dans le lobe des oreilles gracieuses, deux lourds 665 I | gourbi et du petit champ d'orge. ~Yasmina avait deux frères 666 VI | croissante de son Mabrouk et, n'osant encore lui avouer la vérité, 667 IV | roses. Timidement, sans oser encore avancer la main, 668 VII| tout à fait musulman, et tu oublieras la France... ~- Je ne puis 669 IV | yeux sur ceux du roumi : ~- Ouch-noua ? Qu'est-ce ?~- C'est bon, 670 I | habitait le douar principal des Ouled-Mériem. Il n'y avait plus au gourbi 671 II | aucune raison d'être contente outre mesure, ni non plus de se 672 I | triomphe, debout encore, s'ouvrait en une courbe hardie sur 673 IV | dédain des employés et des ouvriers des ruines, elle haïssait 674 III| visage bronzé, d'un pur ovale, où les grands yeux noirs 675 IV | devoir était de laisser en paix cette créature innocente 676 I | enfin, à petites fleurs rose pâle. Par-ci par-là, un maigre 677 II | tu reviendras au pays des palmes,~quand tu reviendras à El 678 I | petites fleurs rose pâle. Par-ci par-là, un maigre buisson 679 I | fleurs rose pâle. Par-ci par-là, un maigre buisson de jujubier 680 VII| impossible. J'ai de vieux parents là-bas, en France, et ils 681 III| conscience. Il s'avouait parfaitement qu'il n'avait pu résister 682 III| pensée que les débauches de Paris n'avaient point souillée, 683 VI | même, éternelle... ~Il lui parla simplement d'une mission 684 VI | VI~Yasmina lui parlait ainsi parfois, avec son 685 VI | ce mektoub dont elle me parle, nous sépare-t-il donc prématurément, 686 IV | faire plaisir, il répéta les paroles chantantes et solennelles 687 IV | sabir ?... ~Enfin, dans la partie la plus déserte de l'oued, 688 IV | Alors, voyant qu'il ne parvenait pas à la comprendre, elle 689 VI | faisait toutes ces choses qui passaient par son cerveau embrasé, 690 I | des autres enfants. ~Elle passait toutes ses journées, dans 691 I | décombres et la poussière d'un passé dont elle ignorait tout. ~ 692 VII| mourrai. Et alors, tu devras passer sur le cadavre de ta Yasmina. 693 II | était écrit. Les jours se passèrent ; Yasmina n'allait plus 694 III| sanguines, un peu épaisses. Passés dans le lobe des oreilles 695 I | réunissaient les petits pâtres de la tribu. Cependant, 696 II | les frais de la noce et payer la dot de la jeune fille. ~ 697 III| que le vide de son coeur à peine sorti des limbes enchantés 698 III| durant, il n'avait fait que penser. ~... Et maintenant, parti 699 II | employé des Beaux-Arts, ne permettait point aux gens de la tribu 700 VI | quelconque de ne pas partir, une permutation avec un camarade... mais 701 II | trousseau de fiancée nomade. ~Personne, parmi les femmes du douar, 702 III| inconnu, inexplicable chez ces peuplades autochtones qui ne furent 703 | peut 704 I | plaine pulvérulente, semée de pierres sans âge, anonymes, débris 705 II | eau saumâtre de l'ouedpiétinaient, matin et soir, les troupeaux. 706 IV | guerba suspendue entre trois piquets formant faisceau. ~Jacques 707 VII| ai priés de partir à ma place, et ils ne dépendent pas 708 II | Et doucement, la chanson plaintive s'envolait dans l'espace 709 IV | simple jeu, pour lui faire plaisir, il répéta les paroles chantantes 710 VI | pour Timgad... Il allait, plein de crainte et d'angoisse, 711 VII| aimée contre sa poitrine, pleurant elle aussi, enfin. ~- Mabrouk ! 712 III| extérieures de son caractère, le plongeait en un constant étonnement. 713 V | prenait dans ses bras, et, plongeant son regard dans l'ombre 714 II | petits lacs purs que les pluies laissent au printemps pour 715 V | des oiseaux qui ont des plumes rouges, vertes et jaunes, 716 IV | le sens lui échappait la plupart du temps, malgré tous les 717 II | poésie sauvage du lieu lui plut. ~Quand il eut trouvé la 718 II | officier était las et la poésie sauvage du lieu lui plut. ~ 719 V | toutes les choses douces ou poignantes dont était remplie son âme, 720 IV | Puis il lui tendit une poignée de bonbons roses. Timidement, 721 VII| chère tête aimée contre sa poitrine, pleurant elle aussi, enfin. ~- 722 III| laineux, très noirs, Yasmina portait un simple mouchoir rouge, 723 III| expansif, il était déjà porté à analyser ses sensations, 724 IV | rendait point compte de la portée de ce qu'il venait de faire. ~ 725 VI | appelleras Mabrouk, cela nous portera bonheur. ~... Pour Jacques, 726 IV | autre jour ? ~Jacques se posait toutes ces questions avec 727 VI | il était désigné pour un poste du Sud oranais. ~Il lut 728 II | travers la plaine. ~Elle y poursuivait ses rêves imprécis de vierge 729 I | sans soucis, sans pensées, poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, 730 IV | chrétien ou un juif ; et pourtant, tu es beau, tu es bon. 731 II | par la chaleur de midi, il poussa son cheval dans le ravin 732 III| que ce vide profond qui le poussait vers l'inconnu troublant 733 I | doucement, par la plaine, poussant devant elle son maigre troupeau 734 I | parmi les décombres et la poussière d'un passé dont elle ignorait 735 VII| jamais, si seulement je pouvais rester ! ~Elle fronça ses 736 | pouvoir 737 II | instant dans les éphémères prairies africaines, et où rien ne 738 VI | parle, nous sépare-t-il donc prématurément, tant que nous sommes en 739 IV | demi-sourire et levant pour la première fois ses yeux sur ceux du 740 V | douceur indicible. Il la prenait dans ses bras, et, plongeant 741 V | donner au borgne, tu me prendras et tu me cacheras quelque 742 IV | Merci !~- Non, non, prends-les tous !~- Merci ! Merci ! 743 IV | chez nous, qu'une musulmane prenne un chrétien ou un juif ; 744 IV | sensation de désir et une prescience de voluptés grisantes... ~ 745 III| belle route de Lambèse, il pressait son cheval, pris d'une impatience 746 VII| un savait et que l'autre pressentait éternels... ~Dans leur dernier 747 II | illimité... Et doucement, le prestigieux soleil s'éteignait dans 748 V | rapides... Parfois, il la priait de chanter. Alors, couché 749 VII| camarades, c'est moi qui les ai priés de partir à ma place, et 750 II | rêves imprécis de vierge primitive, que l'approche du mariage 751 IV | ignorant des idées frustes et primitives que se fait de l'islam le 752 I | mariée et habitait le douar principal des Ouled-Mériem. Il n'y 753 III| si nettement hostiles, a priori, à tout ce qui est arabe 754 IV | continuer la conversation. Mais, prise d'une frayeur subite, elle 755 IV | très naïvement, elle lui prit le bras et dit, avec un 756 VI | que leur séparation serait probablement, certainement même, éternelle... ~ 757 IV | énonciation seule de la profession de foi musulmane par son 758 III| ce n'était que ce vide profond qui le poussait vers l'inconnu 759 V | remplie son âme, tant ses progrès en arabe avaient été rapides... 760 IV | chantantes et solennelles qui, prononcées sincèrement, suffisent à 761 V | Dieu et la mission de son Prophète... Et un jour, simplement, 762 III| abandonner sincèrement à ses propres impressions. ~Sur l'Algérie, 763 III| un collège religieux de province, avait gardé, à travers 764 VII| aussi, enfin. ~- Mabrouk ! Prunelle de mes yeux ! Ma lumière ! 765 II | aux gens de la tribu de puiser l'eau pure et fraîche dans 766 II | autres femmes de sa tribu, puisqu'elle habiterait la ville 767 IV | comment allait-il lui parler, puisque, bien certainement, elle 768 II | resplendissait, elle aussi, en une pulvérulence rose d'une infinie délicatesse 769 I | milieu d'une immense plaine pulvérulente, semée de pierres sans âge, 770 IV | Bédouine, c'était un être purement imaginaire, issu de son 771 II | douce comme ces petits lacs purs que les pluies laissent 772 VII| VII~Il ne put supporter plus longtemps 773 I | végétation herbacée qui pût résister à la chaleur torride 774 I | aînée, qui avait environ quatorze ans. ~Ainsi, d'aurore radieuse 775 VI | mission devant durer trois ou quatre mois. ~Jacques s'attendait 776 VI | désespérément, il chercha un moyen quelconque de ne pas partir, une permutation 777 IV | Jacques se posait toutes ces questions avec une inquiétude croissante. 778 III| pierre que Yasmina avait quittée. Il songeait à la Bédouine 779 V | singulière venait le hanter et quoique la sachant bien enfantine, 780 II | suivant au hasard les routes raboteuses de la plaine et parfois 781 IV | illaha illa Allah, Mohammed raçoul Allah» : «Il n'est point 782 I | quatorze ans. ~Ainsi, d'aurore radieuse en crépuscule mélancolique, 783 I | vers le ciel, comme en une rageuse et inutile révolte contre 784 II | et il n'y avait là aucune raison d'être contente outre mesure, 785 I | étoilés d'or... et tous rampants enfin, à petites fleurs 786 III| de parti pris, qui mène rapidement à toutes les décrépitudes 787 V | progrès en arabe avaient été rapides... Parfois, il la priait 788 II | poussa son cheval dans le ravin sauvageYasmina gardait 789 II | Timgad illuminée des derniers rayons du soleil à son déclin. 790 I | amphithéâtre aux gradins récemment déblayés, un forum silencieux, 791 V | ton nom pour qu'ils me le redisent quand tu seras absent». ~ 792 VII| désespoir qu'il avait tant redoutée en route n'eût pas eu lieu. ~ 793 II | fontaine. Ils étaient donc réduits à se servir de l'eau saumâtre 794 II | africaines, et où rien ne se reflète, sauf l'azur infini du ciel 795 V | heureuse simplement, sans réflexion et sans autre désir que 796 VII| hostile et fermée. ~Et Jacques regrettait que l'explosion du désespoir 797 III| âme de montagnard, encore relativement très fermée à cet «esprit 798 III| l'austérité d'un collège religieux de province, avait gardé, 799 VI | Sud oranais. ~Il lut et relut l'ordre implacable, sans 800 VI | mauvaises. ~Yasmina avait bien remarqué la tristesse et l'inquiétude 801 II | rentrait avec ses bêtes, remontant vers Timgad illuminée des 802 II | frère Ahmed qui l'avait remplacée au pâturage, étant tombé 803 V | ou poignantes dont était remplie son âme, tant ses progrès 804 II | dit-il, amusé déjà par cette rencontre. ~Mais elle fuyait l'ennemi 805 IV | le peuple illettré, ne se rendait point compte de la portée 806 V | Tout quitter, à jamais, renoncer à sa famille, à la France, 807 II | nuages... ~Quand Yasmina rentra, sa mère lui annonça qu' 808 II | commencement de l'été, Yasmina rentrait avec ses bêtes, remontant 809 IV | ce rire de gorge qui lui renversait la tête en arrière, découvrait 810 IV | pour lui faire plaisir, il répéta les paroles chantantes et 811 V | l'ombre du sien, il lui répétait à l'infini ce mot de tendresse 812 VII| Et ce mot, obstinément répété sur un ton presque solennel, 813 III| avait point encore appris à répéter les clichés ayant cours 814 III| suivant, quand il se vit reprendre le chemin de Timgad, eut-il 815 VI | était arrivé à prendre des résolutions extrêmes : tantôt il se 816 I | vaincue par le temps et résorbée par les entrailles jalouses 817 II | à son déclin. La plaine resplendissait, elle aussi, en une pulvérulence 818 III| expliquer la nature. ~Il resta longtemps là, assis sur 819 VII| n'eût pas eu lieu. ~Ils restèrent longtemps ainsi, silencieux, 820 VI | décidait à risquer le scandale retentissant d'un enlèvement et d'un 821 VI | tous nous mourrons, pour retourner à Lui... Ne pleure pas ; 822 V | ville, pour qu'ils ne me retrouvent plus jamais. Moi, j'aimerais 823 II | reviendras à El Oued,~tu ne me retrouveras plus~dans la DEMEURE DES 824 VII| encore, Jacques revint et ils retrouvèrent cette indicible extase qui 825 I | assez loin du douar. ~Là se réunissaient les petits pâtres de la 826 VI | réalité ce Mabrouk qu'elle rêvait de faire de lui... Mais 827 I | surcharge de fatalisme et de rêve. Étrange, mélancolique, 828 VII| larmes mêlées... Ce contact réveilla en lui d'autres pensées, 829 V | ineffable, après lequel ils se réveillèrent, l'âme illuminée d'une lumière 830 II | teinte... Et Yasmina s'en revenait en chantant une complainte 831 II | ton pays...~Tu as juré de revenir, par le Nom très haut...~ 832 V | il s'abandonnait à une rêverie imprécise, très douce. ~ 833 I | pensées, poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, 834 II | Elle y poursuivait ses rêves imprécis de vierge primitive, 835 IV | chair se spiritualisait, revêtait la forme d'une tendresse 836 IV | fois très sensuel et très rêveur en qui l'amour de la chair 837 II | avait l'âme aventureuse et rêveuse. ~A Batna, il était vite 838 VII| Deux fois encore, Jacques revint et ils retrouvèrent cette 839 I | en une rageuse et inutile révolte contre l'inéluctable Mort... ~ 840 IV | est-ce ?~- C'est bon, dit-il, riant de son ignorance, mais heureux 841 VI | tantôt il se décidait à risquer le scandale retentissant 842 II | une pierre, à l'ombre d'un rocher rougeâtre où des genévriers 843 I | élevaient auprès des ruines romaines de Timgad, au milieu d'une 844 IV | heureux que la glace fût enfin rompue. ~Elle croqua un bonbon, 845 IV | tendit une poignée de bonbons roses. Timidement, sans oser encore 846 III| portait un simple mouchoir rouge, roulé en forme de turban 847 II | pierre, à l'ombre d'un rocher rougeâtre où des genévriers odorants 848 V | oiseaux qui ont des plumes rouges, vertes et jaunes, et qui 849 III| un simple mouchoir rouge, roulé en forme de turban évasé 850 VII| Tu vas te marier avec une roumia, là-bas, en France... ~Et 851 VII| fils de chiens, tous les roumis ! ~- Oh ! Yasmina, comme 852 I | jujubier ou un lentisque roussi par le soleil. ~Un arc de 853 II | aube, suivant au hasard les routes raboteuses de la plaine 854 VII| alluma dans les grands yeux roux de la nomade. Elle s'était 855 IV | soudain, avec un accent un peu rude, elle dit : ~- Merci !~- 856 IV | lui ne savait pas même le sabir ?... ~Enfin, dans la partie 857 II | chantant une complainte saharienne, apprise de son frère Slimène 858 II | pendant deux ans, au sortir de Saint-Cyr, l'avait profondément dégoûté. 859 III| à travers ses années de Saint-Cyrien, une âme de montagnard, 860 | sais 861 VII| semblait le condamner. ~Il la saisit dans ses bras : ~- O Aziza ! 862 VII| chagrin... Oh ! Dieu seul sait combien je voudrais pouvoir 863 I | père de Yasmina, El Hadj Salem, était déjà vieux et cassé. 864 VII| malade, je te donnerai le sang de mes veines pour te guérir... 865 VII| Yasmina. ~Quand elle le vit sangloter si désespérément, elle comprit 866 III| fois et enfantin des lèvres sanguines, un peu épaisses. Passés 867 II | et où rien ne se reflète, sauf l'azur infini du ciel sans 868 II | réduits à se servir de l'eau saumâtre de l'oued où piétinaient, 869 III| islam vint prendre toutes sauvages et fétichistes, pour sa 870 VII| mets des vêtements arabes. Sauvons-nous ensemble dans la montagne, 871 VI | se décidait à risquer le scandale retentissant d'un enlèvement 872 III| esprit moderne», frondeur et sceptique de parti pris, qui mène 873 III| noirs de la race berbère scintillaient mystérieusement, avec leur 874 VI | dans ses pensées les plus secrètes... et ce regard lourd, sans 875 VII| coeur ! Ne pleure pas, mon seigneur ! Ne t'en va pas, Ya Sidi. 876 I | dans un site funèbre où, au sein de la désolation environnante, 877 III| et à laquelle, toute la semaine durant, il n'avait fait 878 IV | elle s'enfuit. ~Toutes les semaines, quand approchait le dimanche, 879 VII| un ton presque solennel, sembla à Jacques le glas funèbre 880 I | immense plaine pulvérulente, semée de pierres sans âge, anonymes, 881 III| déjà porté à analyser ses sensations, à classifier en quelque 882 VII| auprès de moi, toujours. ~Il sentait les lèvres chaudes de Yasmina 883 II | la plaine et parfois les sentiers ardus de la montagne. ~Un 884 IV | créature innocente dont tout le séparait et qu'il ne pourrait jamais 885 VI | dont elle me parle, nous sépare-t-il donc prématurément, tant 886 VII| emmène-moi avec toi. Je serai ton esclave. Je soignerai 887 V | me le redisent quand tu seras absent». ~ 888 VI | avec son étrange regard sérieux et ardent... ~- Mais, disait-elle, 889 VII| il était sincère... Elle serra la chère tête aimée contre 890 VII| maîtresse, ta femme, ta servante, celle à qui tu as pris 891 II | étaient donc réduits à se servir de l'eau saumâtre de l'oued 892 | seulement 893 II | et ses enfants à élever. ~Seuls les enfants la taquinaient 894 V | son regard dans l'ombre du sien, il lui répétait à l'infini 895 IV | lui demanda à boire, par signes. Sans répondre, elle lui 896 VII| elle comprit qu'il était sincère... Elle serra la chère tête 897 V | quelque temps, une idée singulière venait le hanter et quoique 898 II | le début, l'avait charmé singulièrement. ~Tous les dimanches, seul, 899 I | avait été élevée dans un site funèbre où, au sein de la 900 II | saharienne, apprise de son frère Slimène qui était venu en congé 901 IV | connaissait, elle sourit et dit : «Smina» (Yasmina). ~Alors, il voulut 902 I | loin, dans le désert. Sa soeur aînée, Fathma, était mariée 903 II | Mauresques, que son ménage à soigner et ses enfants à élever. ~ 904 VII| Je serai ton esclave. Je soignerai ta maison et ton cheval... 905 V | amants, qu'elles se cachaient soigneusement de leurs familles, mais 906 V | un autre milieu, sur un sol lointain et étranger. ~Elle 907 VII| répété sur un ton presque solennel, sembla à Jacques le glas 908 VII| jamais. ~Mais enfin, l'heure solennelle des adieux sonna... de ces 909 IV | les paroles chantantes et solennelles qui, prononcées sincèrement, 910 III| lui-même... Ce n'était en somme que le vide de son coeur 911 II | les femmes du douar, ne songea à lui demander si elle était 912 VI | Mabrouk, c'est écrit. ~«Oui, songeait-il amèrement, nous devons tous, 913 V | qu'il ne pouvait même pas songer à transporter dans un autre 914 VII| heure solennelle des adieux sonna... de ces adieux que l'un 915 I | lueurs diaphanes, Yasmina sortait de son humble gourbi et 916 III| vide de son coeur à peine sorti des limbes enchantés de 917 I | menaçant de la plaine sans soucis, sans pensées, poursuivant 918 IV | croqua un bonbon, puis, soudain, avec un accent un peu rude, 919 IV | pourrait jamais que faire souffrir... Mais il n'était plus 920 III| de Paris n'avaient point souillée, ce n'était que ce vide 921 VII| Elle fronça ses fins sourcils noirs. ~- Tu mens ! dit-elle. 922 IV | semblable à la réalité... ~Souriante, avec, cependant, une ombre 923 IV | ses agneaux, et la tête soutenue par ses deux mains. ~Dès 924 I | à grosses fleurs bleues, soyeuses parmi les épines longues 925 I | aînés, engagés tous deux aux Spahis. On les avait envoyés tous 926 IV | qui l'amour de la chair se spiritualisait, revêtait la forme d'une 927 IV | moment de la séparation, spontanément, avec un sourire heureux, 928 I | voies désertes, tout un squelette de grande cité défunte, 929 VI | était devenue une musique suave, parce que c'était sa langue 930 II | et parce que c'était si subit et si imprévu, ce mariage. ~ 931 IV | Mais, prise d'une frayeur subite, elle s'enfuit. ~Toutes 932 IV | prononcées sincèrement, suffisent à lier irrévocablement à 933 | suis 934 II | Longtemps, l'officier la suivit des yeux. ~ 935 VII| moi ! Je te jure que j'ai supplié tous mes camarades l'un 936 VII| VII~Il ne put supporter plus longtemps ce regard 937 I | elle avait pris comme une surcharge de fatalisme et de rêve. 938 I | qui dévore lentement, mais sûrement, toutes les civilisations 939 IV | d'elle une petite guerba suspendue entre trois piquets formant 940 III| Yasmina lui était apparue, svelte et fine sous ses haillons 941 III| berbère était tracée en bleu, symbole inconnu, inexplicable chez 942 I | en avait là de toutes les tailles, de toutes les couleurs, 943 VII| dépendent pas de moi... tandis que moi je dépends du général, 944 II | élever. ~Seuls les enfants la taquinaient parfois, lui criant : «Marte-el-Aour ! - 945 II | une infinie délicatesse de teinte... Et Yasmina s'en revenait 946 I | les filles de sa race : telle était Yasmina la Bédouine. ~ 947 IV | point que l'on peut dire de telles choses sans y croire, et 948 I | tribu. Cependant, Yasmina se tenait à l'écart, ne se mêlant 949 IV | guerba. ~Il but. Puis il lui tendit une poignée de bonbons roses. 950 IV | dit, avec un long regard tendre : «Fais-toi musulman... 951 V | ils venaient de sortir des ténèbres. ~... Maintenant, Jacques 952 IV | très beau sous sa simple tenue de toile blanche. ~Elle 953 VII| virginité. C'est bien toi qui tiens à t'en aller !... Et tu 954 IV | poignée de bonbons roses. Timidement, sans oser encore avancer 955 VII| voulu. ~- Ah ! tu vois bien toi-même que, quand un officier ne 956 IV | sous sa simple tenue de toile blanche. ~Elle avait auprès 957 II | remplacée au pâturage, étant tombé malade, elle reprit ses 958 II | évitait-elle d'aller, à la tombée de la nuit, chercher de 959 I | pût résister à la chaleur torride des étés embrasés. Il y 960 VII| pays des Chaâmba et des Touareg... Tu deviendras tout à 961 VI | disait-elle, les oiseaux de Djebel Touggour sont des oiseaux musulmans... 962 I | le menait dans la gorge tourmentée et sauvage d'un oued assez 963 VI | français était un être presque tout-puissant, absolument libre de faire 964 III| la croix berbère était tracée en bleu, symbole inconnu, 965 V | pouvait même pas songer à transporter dans un autre milieu, sur 966 I | sans âge, adonnée aux dures travaux du gourbi et du petit champ 967 III| part et d'autre pendant trente années. ~Cependant, intelligent, 968 I | Habiba, n'était plus, à trente-cinq ans, qu'une vieille momie 969 I | défunte, toute la gloire triomphante des Césars vaincue par le 970 I | par le soleil. ~Un arc de triomphe, debout encore, s'ouvrait 971 III| leur expression sombre et triste, contredisant étrangement 972 VI | compréhensible pour lui, le troubla infiniment... Mon Dieu ! 973 III| poussait vers l'inconnu troublant qu'il commençait à entrevoir 974 II | piétinaient, matin et soir, les troupeaux. De là, l'aspect maladif 975 V | irréalisable, il s'y abandonnait, y trouvant une jouissance étrange... 976 II | lui plut. ~Quand il eut trouvé la ligne d'ombre pour abriter 977 III| il n'essayait point de truquer avec sa conscience. Il s' 978 VII| européennes qui dominaient tyranniquement sa vie à lui et qu'elle, 979 I | Des colonnes géantes, les unes couronnées de leurs chapiteaux, 980 V | kéfer... Il avait attesté l'unité absolue de Dieu et la mission 981 | V 982 | va 983 I | poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, intraduisibles 984 VI | avec un camarade... mais en vain. ~Jusqu'au dernier moment, 985 I | d'aspect méchant, seule végétation herbacée qui pût résister 986 VII| donnerai le sang de mes veines pour te guérir... ou je 987 V | lumière nouvelle, comme s'ils venaient de sortir des ténèbres. ~... 988 II | France. Il avait demandé à venir en Algérie, car la vie de 989 IV | Yasmina, couchée à plat ventre parmi ses agneaux, et la 990 VII| Alors, viens, mets des vêtements arabes. Sauvons-nous ensemble 991 VII| que, quand un officier ne veut pas partir, il ne part pas ! ~- 992 | veux 993 VI | VI~Yasmina lui parlait ainsi 994 V | que les plus anciens des vieillards, et où il y a de l'eau fraîche 995 V | cacheras dans la montagne et tu viendras me voir tous les jours... 996 VII| elle reprit : ~- Alors, viens, mets des vêtements arabes. 997 II | poursuivait ses rêves imprécis de vierge primitive, que l'approche 998 VII| VII~Il ne put supporter plus 999 I | Bédouine. ~Les gourbis de son village s'élevaient auprès des ruines 1000 III| haillons bleus, avec son visage bronzé, d'un pur ovale, 1001 II | rêveuse. ~A Batna, il était vite devenu chasseur, par besoin 1002 II | qui n'es point faite pour vivre~dans la dune aveuglante...~ 1003 I | un forum silencieux, des voies désertes, tout un squelette 1004 VII| ont pas voulu. ~- Ah ! tu vois bien toi-même que, quand 1005 VII| te fâches contre moi ! Ne vois-tu donc pas que mon coeur se 1006 IV | disait-elle avec, dans la voix, une tristesse déjà douloureuse. 1007 IV | désir et une prescience de voluptés grisantes... ~En ville, 1008 III| arrivée, et il s'y abandonnait voluptueusement. ~Jacques, issu d'une famille 1009 IV | Quelle âge a-t-elle ? Voudra-t-elle me parler, cette fois, ou 1010 V | l'heure... ~- Quand ils voudront me donner au borgne, tu 1011 IV | n'avait pas l'air de lui vouloir du mal. D'ailleurs, elle 1012 IV | Smina» (Yasmina). ~Alors, il voulut la faire asseoir près de 1013 IV | de la jeune fille. Alors, voyant qu'il ne parvenait pas à 1014 IV | la forme d'une tendresse vraie... ~Cependant, ce que Jacques 1015 | vu


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