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Guy de Maupassant
La folle

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


                                          gras = Texte principal
    Partie                                gris = Texte de commentaire
1 II| devinai tout. Ils l'avaient abandonnée sur ce matelas, dans la 2 II| oiseaux à long bec, quand j'en abattis un qui disparut dans un 3 | afin 4 I | coups du malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq ans, elle 5 | ai 6 | ainsi 7 I | de mépris suprême. Et il ajouta : ~- Si vous n'êtes pas 8 II| herbe drue poussait dans les allées. ~La vieille bonne était 9 II| renseignement. ~Rien ne venait alléger mes doutes ; mais, peu à 10 II| rire et donna des ordres en allemand. ~Et bientôt on vit sortir 11 | alors 12 I | se passait-il dans cette âme désespérée ? On ne le sut 13 I | précis ? Ou bien sa pensée anéantie restait-elle immobile comme 14 I | rappellent une bien sinistre anecdote de la guerre. ~Vous connaissez 15 II| bois peut-être en cette année sinistre ; mais je ne sais 16 I | courant ? ~Pendant quinze années, elle demeura ainsi fermée 17 II| mais, peu à peu, le temps apaisa le souci de mon coeur. Or, 18 II| Le printemps revint. L'armée d'occupation s'éloigna. 19 II| le souvenir de la folle m'arriva dans la poitrine comme un 20 I | habitais au moment de l'arrivée des Prussiens. ~J'avais 21 | au 22 II| sans pouvoir obtenir d'elle aucun renseignement. ~Rien ne 23 II| souci de mon coeur. Or, à l'automne suivant, les bécasses passèrent 24 II| plusieurs démarches auprès de l'autorité prussienne, afin d'obtenir 25 | autres 26 II| enfuie à travers les bois ! L'avait-on recueillie quelque part, 27 II| s'occupait plus de cette aventure ; moi seul y songeais sans 28 I | goutte, quand j'entendis le battement lourd et rythmé de leurs 29 II| quatre ou cinq oiseaux à long bec, quand j'en abattis un qui 30 II| descendre pour y ramasser ma bête. Je la trouvai tombée auprès 31 II| toute seule et faire une bétite bromenate. ~Puis on vit 32 II| matelas comme on porte un blessé. Dans ce lit qu'on n'avait 33 I | près d'elle, la faisant boire de temps en temps ou mâcher 34 I | I~à Robert de Bonnières ~Tenez, dit M. Mathieu d' 35 I | vrai soudard, violent, bourru. ~Pendant les premiers jours, 36 II| disparut dans un fossé plein de branches. Je fus obligé d'y descendre 37 | bras 38 II| seule et faire une bétite bromenate. ~Puis on vit s'éloigner 39 I | pien un moyen de fous faire bromener toute seule. ~Elle ne fit 40 I | chambre. ~Il demanda d'un ton brusque. ~- Je vous prierai? Matame, 41 II| auprès d'une tête de mort. Et brusquement le souvenir de la folle 42 | car 43 | cela 44 | ces 45 II| moi seul y songeais sans cesse. ~Qu'avaient-ils fait de 46 | chambre 47 | Chaque 48 I | est particulier. Puis les chefs distribuèrent leurs hommes 49 | cinq 50 II| temps apaisa le souci de mon coeur. Or, à l'automne suivant, 51 II| embarrassé, n'osant, malgré sa colère, la faire tirer du lit par 52 I | en avait douze, dont un commandant, vrai soudard, violent, 53 II| maniaque. ~Et soudain je compris, je devinai tout. Ils l' 54 I | immédiatement, comme si elle connaissait la porte. ~La pauvre jeune 55 I | anecdote de la guerre. ~Vous connaissez ma propriété dans le faubourg 56 II| Puis on vit s'éloigner le cortège dans la direction de la 57 | côté 58 | coup 59 I | esprit s'était égaré sous les coups du malheur. Jadis, à l'âge 60 I | immobile comme de l'eau sans courant ? ~Pendant quinze années, 61 II| se jetant à ses genoux, cria : ~- Elle ne veut pas, Monsieur, 62 I | voulait la faire lever, elle criait comme si on l'eût tuée. 63 I | calme succédant à cette crise violente, elle resta sans 64 I | violent chagrin. Il n'en crut rien sans doute, et s'imagina 65 I | officier d'à côté que la dame était malade ; et il ne 66 II| folle se mit à hurler en se débattant. L'officier monta bien vite ; 67 I | dans les premiers jours de décembre, les Prussiens pénétrèrent 68 II| avec la laine de son lit déchiré. ~J'ai gardé ce triste ossement. 69 II| lit qu'on n'avait point défait, la folle, toujours silencieuse, 70 I | je les vis passer. ~Ils défilaient interminablement, tous pareils, 71 | déjà 72 I | le chagrin, prit le lit, délira pendant six semaines. Puis, 73 I | entrer dans sa chambre. ~Il demanda d'un ton brusque. ~- Je 74 II| hantait ; et je fis plusieurs démarches auprès de l'autorité prussienne, 75 I | Pendant quinze années, elle demeura ainsi fermée et inerte. ~ 76 | depuis 77 II| laissait couchée. Un homme par derrière portait un paquet de vêtements 78 II| branches. Je fus obligé d'y descendre pour y ramasser ma bête. 79 II| dans la forêt froide et déserte ; et, fidèle à son idée 80 I | passait-il dans cette âme désespérée ? On ne le sut jamais ; 81 II| bientôt on vit sortir un détachement qui soutenait un matelas 82 | Deux 83 II| Et soudain je compris, je devinai tout. Ils l'avaient abandonnée 84 II| Puis les loups l'avaient dévorée. ~Et les oiseaux avaient 85 II| éloigner le cortège dans la direction de la forêt d'Imauville. ~ 86 II| pourquoi, j'étais sûr, sûr vous dis-je, que je rencontrais la tête 87 II| quand j'en abattis un qui disparut dans un fossé plein de branches. 88 I | particulier. Puis les chefs distribuèrent leurs hommes aux habitants. 89 I | aux habitants. J'en eus dix-sept. La voisine, la folle, en 90 | donc 91 II| soudain il se mit à rire et donna des ordres en allemand. ~ 92 | doute 93 II| Rien ne venait alléger mes doutes ; mais, peu à peu, le temps 94 I | voisine, la folle, en avait douze, dont un commandant, vrai 95 I | couchée, ne la tirant de ses draps que pour les soins de sa 96 II| restait fermée ; l'herbe drue poussait dans les allées. ~ 97 II| mourir sous l'épais et léger duvet des neiges et sans remuer 98 I | restait-elle immobile comme de l'eau sans courant ? ~Pendant 99 I | folle, dont l'esprit s'était égaré sous les coups du malheur. 100 II| L'armée d'occupation s'éloigna. La maison de ma voisine 101 II| bromenate. ~Puis on vit s'éloigner le cortège dans la direction 102 II| malheureuse. ~Le soldat restait embarrassé, n'osant, malgré sa colère, 103 I | Tenez, dit M. Mathieu d'Endolin, les bécasses me rappellent 104 I | son père, son mari et son enfant nouveau-né. ~Quand la mort 105 II| cette femme ? s'était-elle enfuie à travers les bois ! L'avait-on 106 II| maintenant jour et nuit, ensevelissant la plaine et les bois sous 107 I | immobilisé par la goutte, quand j'entendis le battement lourd et rythmé 108 I | nouveau-né. ~Quand la mort est entré une fois dans une maison, 109 I | elle le reçut ; on le fit entrer dans sa chambre. ~Il demanda 110 II| était laissée mourir sous l'épais et léger duvet des neiges 111 II| lendemain, la vieille bonne, éperdue, la voulut habiller ; mais 112 I | avais alors pour voisine une espèce de folle, dont l'esprit 113 I | espèce de folle, dont l'esprit s'était égaré sous les coups 114 II| fait de cette femme ? s'était-elle enfuie à travers les bois ! 115 I | les pierres ; et j'étais étendu moi-même dans un fauteuil, 116 I | il ajouta : ~- Si vous n'êtes pas tescentue temain... ~ 117 | être 118 I | hommes aux habitants. J'en eus dix-sept. La voisine, la 119 II| tranquille, indifférente aux événements, tant qu'on la laissait 120 I | ne les point frôler. ~Il exigea qu'elle le reçut ; on le 121 II| poing. Bien d'autres avaient expiré dans ces bois peut-être 122 II| obtenir des renseignements. Je faillis être fusillé. ~Le printemps 123 II| ce triste ossement. Et je fais des voeux pour que nos fils 124 I | restait près d'elle, la faisant boire de temps en temps 125 I | connaissez ma propriété dans le faubourg de Cormeil. ~Je l'habitais 126 I | étendu moi-même dans un fauteuil, immobilisé par la goutte, 127 II| portait un paquet de vêtements féminins. ~Et l'officier prononça 128 I | comme d'hier. Il gelait à fendre les pierres ; et j'étais 129 I | rythmé de leurs pas. De ma fenêtre, je les vis passer. ~Ils 130 II| frottant les mains : ~- nous ferrons pien si vous poufez bas 131 II| froide et déserte ; et, fidèle à son idée fixe, elle s' 132 I | quittait pas son lit par fierté, pour ne pas voir les Prussiens, 133 | fils 134 II| perdue me hantait ; et je fis plusieurs démarches auprès 135 II| et, fidèle à son idée fixe, elle s'était laissée mourir 136 I | tescentre pour qu'on fous foie. ~Elle tourna vers lui ses 137 II| un qui disparut dans un fossé plein de branches. Je fus 138 I | La pauvre jeune femme, foudroyée par le chagrin, prit le 139 I | parler, et ne les point frôler. ~Il exigea qu'elle le reçut ; 140 II| officier prononça en se frottant les mains : ~- nous ferrons 141 II| fossé plein de branches. Je fus obligé d'y descendre pour 142 II| renseignements. Je faillis être fusillé. ~Le printemps revint. L' 143 II| de son lit déchiré. ~J'ai gardé ce triste ossement. Et je 144 II| recueillie quelque part, et gardée dans un hôpital sans pouvoir 145 I | rappelle cela comme d'hier. Il gelait à fendre les pierres ; et 146 II| servante, se jetant à ses genoux, cria : ~- Elle ne veut 147 I | seule. ~Elle ne fit pas un geste, toujours immobile comme 148 II| sous un linceul de mousse glacée. Les loups venaient hurler 149 I | et il ne s'en inquiéta guère. Mais bientôt cette femme 150 II| bonne, éperdue, la voulut habiller ; mais la folle se mit à 151 I | faubourg de Cormeil. ~Je l'habitais au moment de l'arrivée des 152 I | distribuèrent leurs hommes aux habitants. J'en eus dix-sept. La voisine, 153 II| de cette femme perdue me hantait ; et je fis plusieurs démarches 154 II| si vous poufez bas vous hapiller toute seule et faire une 155 II| voisine restait fermée ; l'herbe drue poussait dans les allées. ~ 156 II| forêt d'Imauville. ~Deux heures plus tard les soldats revinrent 157 I | me rappelle cela comme d'hier. Il gelait à fendre les 158 II| bonne était morte pendant l'hiver. Personne ne s'occupait 159 II| la laissait couchée. Un homme par derrière portait un 160 II| part, et gardée dans un hôpital sans pouvoir obtenir d'elle 161 I | maladie ; on répondit que son hôtesse était couchée depuis quinze 162 | I 163 II| déserte ; et, fidèle à son idée fixe, elle s'était laissée 164 II| II~Le lendemain, la vieille 165 I | crut rien sans doute, et s'imagina que la pauvre insensée ne 166 II| direction de la forêt d'Imauville. ~Deux heures plus tard 167 I | revient presque toujours immédiatement, comme si elle connaissait 168 I | moi-même dans un fauteuil, immobilisé par la goutte, quand j'entendis 169 II| silencieuse, restait tranquille, indifférente aux événements, tant qu' 170 I | demeura ainsi fermée et inerte. ~La guerre vint ; et, dans 171 I | voyait jamais l'irrita, il s'informa de la maladie ; on répondit 172 I | était malade ; et il ne s'en inquiéta guère. Mais bientôt cette 173 I | s'imagina que la pauvre insensée ne quittait pas son lit 174 I | Che ne tolérerai bas d'insolence. Si fous ne fous levez pas 175 I | passer. ~Ils défilaient interminablement, tous pareils, avec ce mouvement 176 I | qu'on ne voyait jamais l'irrita, il s'informa de la maladie ; 177 I | sous les coups du malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq ans, 178 II| sans remuer le bras ou la jambe. ~Puis les loups l'avaient 179 II| vite ; et la servante, se jetant à ses genoux, cria : ~- 180 I | connaissait la porte. ~La pauvre jeune femme, foudroyée par le 181 II| neige tombait maintenant jour et nuit, ensevelissant la 182 II| avaient fait leur nid avec la laine de son lit déchiré. ~J'ai 183 I | si on l'eût tuée. On la laissa donc toujours couchée, ne 184 II| idée fixe, elle s'était laissée mourir sous l'épais et léger 185 I | semaines. Puis, une sorte de lassitude calme succédant à cette 186 II| laissée mourir sous l'épais et léger duvet des neiges et sans 187 II| II~Le lendemain, la vieille bonne, éperdue, 188 I | insolence. Si fous ne fous levez pas de ponne volonté, che 189 II| plaine et les bois sous un linceul de mousse glacée. Les loups 190 | long 191 I | j'entendis le battement lourd et rythmé de leurs pas. 192 | lui 193 I | boire de temps en temps ou mâcher un peu de viande froide. 194 II| prononça en se frottant les mains : ~- nous ferrons pien si 195 | maintenant 196 I | à côté que la dame était malade ; et il ne s'en inquiéta 197 I | irrita, il s'informa de la maladie ; on répondit que son hôtesse 198 II| restait embarrassé, n'osant, malgré sa colère, la faire tirer 199 I | égaré sous les coups du malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq 200 II| Pardonnez-lui ; elle est si malheureuse. ~Le soldat restait embarrassé, 201 I | elle resta sans mouvement, mangeant à peine, remuant seulement 202 II| tête de cette misérable maniaque. ~Et soudain je compris, 203 I | seul mois, son père, son mari et son enfant nouveau-né. ~ 204 I | ce silence calme pour une marque de mépris suprême. Et il 205 II| les bécasses passèrent en masse ; et, comme ma goutte me 206 I | brusque. ~- Je vous prierai? Matame, de fous lever et de tescentre 207 I | Bonnières ~Tenez, dit M. Mathieu d'Endolin, les bécasses 208 I | calme pour une marque de mépris suprême. Et il ajouta : ~- 209 | mes 210 II| rencontrais la tête de cette misérable maniaque. ~Et soudain je 211 | moi 212 I | pierres ; et j'étais étendu moi-même dans un fauteuil, immobilisé 213 | mois 214 | moment 215 | mon 216 II| cria : ~- Elle ne veut pas, Monsieur, elle ne veut pas. Pardonnez-lui ; 217 II| se débattant. L'officier monta bien vite ; et la servante, 218 II| La vieille bonne était morte pendant l'hiver. Personne 219 I | plus. Songeait-elle aux morts ? Rêvassait-elle tristement, 220 II| fixe, elle s'était laissée mourir sous l'épais et léger duvet 221 II| bois sous un linceul de mousse glacée. Les loups venaient 222 I | volonté, che trouverai pien un moyen de fous faire bromener toute 223 II| On ne le sut jamais. La neige tombait maintenant jour 224 II| épais et léger duvet des neiges et sans remuer le bras ou 225 II| oiseaux avaient fait leur nid avec la laine de son lit 226 I | premiers jours, tout se passa normalement. On avait dit à l'officier 227 | nous 228 I | son mari et son enfant nouveau-né. ~Quand la mort est entré 229 II| tombait maintenant jour et nuit, ensevelissant la plaine 230 II| plein de branches. Je fus obligé d'y descendre pour y ramasser 231 II| pendant l'hiver. Personne ne s'occupait plus de cette aventure ; 232 II| printemps revint. L'armée d'occupation s'éloigna. La maison de 233 II| apaisa le souci de mon coeur. Or, à l'automne suivant, les 234 II| mit à rire et donna des ordres en allemand. ~Et bientôt 235 II| soldat restait embarrassé, n'osant, malgré sa colère, la faire 236 II| déchiré. ~J'ai gardé ce triste ossement. Et je fais des voeux pour 237 | 238 I | pareils, avec ce mouvement de pantins qui leur est particulier. 239 II| par derrière portait un paquet de vêtements féminins. ~ 240 II| Monsieur, elle ne veut pas. Pardonnez-lui ; elle est si malheureuse. ~ 241 I | défilaient interminablement, tous pareils, avec ce mouvement de pantins 242 I | sut jamais ; car elle ne parla plus. Songeait-elle aux 243 I | Prussiens, et ne leur point parler, et ne les point frôler. ~ 244 II| avait-on recueillie quelque part, et gardée dans un hôpital 245 I | de pantins qui leur est particulier. Puis les chefs distribuèrent 246 I | premiers jours, tout se passa normalement. On avait dit 247 I | de viande froide. Que se passait-il dans cette âme désespérée ? 248 I | De ma fenêtre, je les vis passer. ~Ils défilaient interminablement, 249 II| automne suivant, les bécasses passèrent en masse ; et, comme ma 250 I | sans mouvement, mangeant à peine, remuant seulement les yeux. 251 I | décembre, les Prussiens pénétrèrent à Cormeil. ~Je me rappelle 252 I | vingt-cinq ans, elle avait perdu, en un seul mois, son père, 253 II| La pensée de cette femme perdue me hantait ; et je fis plusieurs 254 I | perdu, en un seul mois, son père, son mari et son enfant 255 II| était morte pendant l'hiver. Personne ne s'occupait plus de cette 256 II| avaient expiré dans ces bois peut-être en cette année sinistre ; 257 I | Il gelait à fendre les pierres ; et j'étais étendu moi-même 258 II| et nuit, ensevelissant la plaine et les bois sous un linceul 259 II| qui disparut dans un fossé plein de branches. Je fus obligé 260 II| perdue me hantait ; et je fis plusieurs démarches auprès de l'autorité 261 II| poitrine comme un coup de poing. Bien d'autres avaient expiré 262 II| la folle m'arriva dans la poitrine comme un coup de poing. 263 I | fous ne fous levez pas de ponne volonté, che trouverai pien 264 II| couchée. Un homme par derrière portait un paquet de vêtements féminins. ~ 265 II| fait ? Où l'avaient-ils portée ! On ne le sut jamais. La 266 II| venaient hurler jusqu'à nos portes. ~La pensée de cette femme 267 II| nous ferrons pien si vous poufez bas vous hapiller toute 268 | pourquoi 269 II| restait fermée ; l'herbe drue poussait dans les allées. ~La vieille 270 | pouvoir 271 I | tristement, sans souvenir précis ? Ou bien sa pensée anéantie 272 I | eût pas vu. ~Il rageait, prenant ce silence calme pour une 273 | près 274 | presque 275 I | ton brusque. ~- Je vous prierai? Matame, de fous lever et 276 II| faillis être fusillé. ~Le printemps revint. L'armée d'occupation 277 I | foudroyée par le chagrin, prit le lit, délira pendant six 278 II| féminins. ~Et l'officier prononça en se frottant les mains : ~- 279 I | guerre. ~Vous connaissez ma propriété dans le faubourg de Cormeil. ~ 280 II| démarches auprès de l'autorité prussienne, afin d'obtenir des renseignements. 281 II| forêt. J'avais déjà tué quatre ou cinq oiseaux à long bec, 282 | quelque 283 I | que la pauvre insensée ne quittait pas son lit par fierté, 284 I | elle ne l'eût pas vu. ~Il rageait, prenant ce silence calme 285 II| obligé d'y descendre pour y ramasser ma bête. Je la trouvai tombée 286 I | pénétrèrent à Cormeil. ~Je me rappelle cela comme d'hier. Il gelait 287 I | Endolin, les bécasses me rappellent une bien sinistre anecdote 288 II| travers les bois ! L'avait-on recueillie quelque part, et gardée 289 I | frôler. ~Il exigea qu'elle le reçut ; on le fit entrer dans 290 I | mouvement, mangeant à peine, remuant seulement les yeux. Chaque 291 II| duvet des neiges et sans remuer le bras ou la jambe. ~Puis 292 II| sûr vous dis-je, que je rencontrais la tête de cette misérable 293 II| pouvoir obtenir d'elle aucun renseignement. ~Rien ne venait alléger 294 II| prussienne, afin d'obtenir des renseignements. Je faillis être fusillé. ~ 295 II| goutte me laissait un peu de répit, je me traînai jusqu'à la 296 I | et ne répondit pas. ~Il reprit : ~- Che ne tolérerai bas 297 I | cette crise violente, elle resta sans mouvement, mangeant 298 I | bien sa pensée anéantie restait-elle immobile comme de l'eau 299 I | soins de sa toilette et pour retourner ses matelas. ~Une vieille 300 I | Songeait-elle aux morts ? Rêvassait-elle tristement, sans souvenir 301 I | dans une maison, elle y revient presque toujours immédiatement, 302 II| heures plus tard les soldats revinrent tout seuls. ~On ne revit 303 II| être fusillé. ~Le printemps revint. L'armée d'occupation s' 304 II| revinrent tout seuls. ~On ne revit plus la folle. Qu'en avaient-ils 305 II| Mais soudain il se mit à rire et donna des ordres en allemand. ~ 306 I | I~à Robert de Bonnières ~Tenez, dit 307 I | entendis le battement lourd et rythmé de leurs pas. De ma fenêtre, 308 | sais 309 I | lit, délira pendant six semaines. Puis, une sorte de lassitude 310 II| monta bien vite ; et la servante, se jetant à ses genoux, 311 | seulement 312 II| les soldats revinrent tout seuls. ~On ne revit plus la folle. 313 I | Il rageait, prenant ce silence calme pour une marque de 314 II| défait, la folle, toujours silencieuse, restait tranquille, indifférente 315 I | prit le lit, délira pendant six semaines. Puis, une sorte 316 I | de ses draps que pour les soins de sa toilette et pour retourner 317 II| est si malheureuse. ~Le soldat restait embarrassé, n'osant, 318 II| Deux heures plus tard les soldats revinrent tout seuls. ~On 319 II| cette aventure ; moi seul y songeais sans cesse. ~Qu'avaient-ils 320 I | car elle ne parla plus. Songeait-elle aux morts ? Rêvassait-elle 321 I | six semaines. Puis, une sorte de lassitude calme succédant 322 II| allemand. ~Et bientôt on vit sortir un détachement qui soutenait 323 I | tescentue temain... ~Puis, il sortit. ~ 324 II| peu, le temps apaisa le souci de mon coeur. Or, à l'automne 325 I | dont un commandant, vrai soudard, violent, bourru. ~Pendant 326 II| sortir un détachement qui soutenait un matelas comme on porte 327 I | sorte de lassitude calme succédant à cette crise violente, 328 I | couchée depuis quinze ans par suite d'un violent chagrin. Il 329 II| mon coeur. Or, à l'automne suivant, les bécasses passèrent 330 I | pour une marque de mépris suprême. Et il ajouta : ~- Si vous 331 | sur 332 | tant 333 II| Imauville. ~Deux heures plus tard les soldats revinrent tout 334 I | vous n'êtes pas tescentue temain... ~Puis, il sortit. ~ 335 I | I~à Robert de Bonnières ~Tenez, dit M. Mathieu d'Endolin, 336 I | Matame, de fous lever et de tescentre pour qu'on fous foie. ~Elle 337 I | Si vous n'êtes pas tescentue temain... ~Puis, il sortit. ~ 338 I | toujours couchée, ne la tirant de ses draps que pour les 339 II| malgré sa colère, la faire tirer du lit par ses hommes. Mais 340 I | que pour les soins de sa toilette et pour retourner ses matelas. ~ 341 I | Il reprit : ~- Che ne tolérerai bas d'insolence. Si fous 342 II| le sut jamais. La neige tombait maintenant jour et nuit, 343 II| ramasser ma bête. Je la trouvai tombée auprès d'une tête de mort. 344 | ton 345 I | pour qu'on fous foie. ~Elle tourna vers lui ses yeux vagues, 346 | tous 347 II| laissait un peu de répit, je me traînai jusqu'à la forêt. J'avais 348 II| toujours silencieuse, restait tranquille, indifférente aux événements, 349 II| s'était-elle enfuie à travers les bois ! L'avait-on recueillie 350 II| déchiré. ~J'ai gardé ce triste ossement. Et je fais des 351 I | aux morts ? Rêvassait-elle tristement, sans souvenir précis ? 352 II| ramasser ma bête. Je la trouvai tombée auprès d'une tête 353 I | pas de ponne volonté, che trouverai pien un moyen de fous faire 354 II| à la forêt. J'avais déjà tué quatre ou cinq oiseaux à 355 I | criait comme si on l'eût tuée. On la laissa donc toujours 356 I | tourna vers lui ses yeux vagues, ses yeux vides, et ne répondit 357 II| mousse glacée. Les loups venaient hurler jusqu'à nos portes. ~ 358 II| renseignement. ~Rien ne venait alléger mes doutes ; mais, 359 | vers 360 II| derrière portait un paquet de vêtements féminins. ~Et l'officier 361 I | temps ou mâcher un peu de viande froide. Que se passait-il 362 I | ses yeux vagues, ses yeux vides, et ne répondit pas. ~Il 363 I | malheur. Jadis, à l'âge de vingt-cinq ans, elle avait perdu, en 364 I | fermée et inerte. ~La guerre vint ; et, dans les premiers 365 I | succédant à cette crise violente, elle resta sans mouvement, 366 I | pas. De ma fenêtre, je les vis passer. ~Ils défilaient 367 II| débattant. L'officier monta bien vite ; et la servante, se jetant 368 II| ossement. Et je fais des voeux pour que nos fils ne voient 369 II| voeux pour que nos fils ne voient plus jamais de guerre. ~ 370 I | par fierté, pour ne pas voir les Prussiens, et ne leur 371 I | fous levez pas de ponne volonté, che trouverai pien un moyen 372 I | yeux. Chaque fois qu'on voulait la faire lever, elle criait 373 II| vieille bonne, éperdue, la voulut habiller ; mais la folle 374 I | bientôt cette femme qu'on ne voyait jamais l'irrita, il s'informa 375 I | douze, dont un commandant, vrai soudard, violent, bourru. ~ 376 | vu


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