77. La prière de
l'Eglise au Maître de la moisson pour qu'il envoie des ouvriers à sa vigne (Matth,
IX, 38 ;Luc, X, 2) a été exaucée d'une manière conforme aux nécessités de
l'heure présente, et qui supplée et complète très heureusement les énergies,
souvent empêchées et insuffisantes, de l'apostolat sacerdotal. Une fervente
phalange d'hommes et de femmes, de jeunes gens et de jeunes filles, obéissant à
la voix du Pasteur suprême, aux directives de leurs évêques, se consacrent de
toute l'ardeur de leur âme aux œuvres de l'apostolat, afin de ramener au Christ
les masses populaires qui s'étaient détachées de Lui. Que vers eux aille en ce moment, si important pour l'Eglise et pour l'humanité, Notre salut
paternel, Notre remerciement ému, l'expression de Notre confiante espérance. Ils
ont vraiment, eux, placé leur vie et leur action sous l'étendard du Christ-Roi
et ils peuvent répéter avec le psalmiste: Dico ego opera mea Regi (Ps. XLVI, I). L'adveniat regnum tuum n'est pas
seulement le vœu ardent de leurs prières, mais aussi la ligne directrice de
leur activité. Dans toutes les classes, dans
toutes les catégories, dans tous les groupes, cette collaboration du laïcat
avec le sacerdoce manifeste de précieuses énergies auxquelles est confiée une
mission que des cœurs nobles et fidèles ne pourraient désirer plus haute et plus
consolante.
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