80. Entre les lois
qui régissent la vie des fidèles chrétiens et les postulats essentiels de
l'humanité, il n'y a pas conflit, mais, au contraire, communauté et mutuel
appui. Dans l'intérêt de l'humanité
souffrante et
profondément ébranlée matériellement et spirituellement, Nous n'avons pas de
plus ardent désir que
celui-ci: que les angoisses présentes puissent ouvrir les yeux de beaucoup afin
qu'ils considèrent dans leur vraie lumière le Seigneur Jésus et
la mission de son Eglise sur cette terre, et que tous ceux qui exercent
le pouvoir se résolvent à laisser à l'Eglise la liberté de travailler à la
formation des générations, selon les principes de la justice et de la paix. Ce
travail d'apaisement suppose qu'on ne mette pas de
traverses à l'exercice de la mission confiée par Dieu à son Eglise, qu'on ne
restreigne pas le champ de son activité, qu'on ne soustraie pas les masses, et
spécialement la jeunesse à son influence bienfaisante. Aussi, comme
représentant sur la terre de Celui qui fut appelé par
le Prophète: " Prince de la paix " (Is., IX, 6), faisons-Nous appel
aux chefs des peuples et à ceux qui ont une action, quelle qu'elle soit, sur la
chose publique, pour que l'Eglise jouisse toujours d'une pleine liberté
d'accomplir son œuvre éducatrice en annonçant aux esprits la vérité, en
inculquant les règles de la justice, en réchauffant les cœurs par la divine
charité du Christ.
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